[Candidature acceptée] Thelomnius
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
[Candidature acceptée] Thelomnius
Accroupi près du feu de camp, Thelomnius fixait ce dernier depuis un bon moment déjà. Les nuits sont rudes en Norfendre, il le savait bien pourtant, aussi bien physiquement que moralement... Un vent glaciale venant des ténèbres de cette terre maudite pénétra le paladin jusqu'au plus profond de son être. Il rapprocha ses mains du feux, tout en continuant à contempler le ballet incessant des flammes virevoltantes. La lumière chaleureuse émanant du brasier commença a avoir un effet hypnotique sur lui. Son esprit se laissa aller et ses pensées s'envolèrent vers son foyer, et la cité d'Hurlevent.
Cela faisait seulement quelques semaines que le paladin avait été appelé au front de la couronne de glace, qu'il se surprenait déjà à être nostalgique ...
Nostalgique d'une cité qui n'est même pas la sienne.
Depuis qu'il avait retrouvé sa femme et s'était installé à Hurlevent, le Paladin s'était surpris à maintes reprises, a considérer cette cité comme la sienne. Cependant, il savait pertinemment qu'au fond de lui, son vœu le plus cher était de retrouver sa chère patrie, les terres de sa famille, la cité qu'il considérait comme sienne depuis toujours...
De douloureux souvenirs, enfouis au plus profond de l'homme pourtant aguerri, revinrent subitement à la surface. Une terre ravagée par la haine et la soif de conquête, la perte de personnes si chères à son cœur. Ne pas avoir été capable de la protéger...
Il prit une grande inspiration et la bloqua.
Les regrets avaient rongé son âme et laissaient paraitre sur son triste visage, les marques certaines d'un homme brisé. Il s'efforçait tant bien que mal de ne rien laisser paraitre, mais la solitude et le repliement sur soi-même, qui avait marqué les dernières années de sa vie, n'avaient aidé en rien le Paladin à surmonter cette épreuve.
Il expulsa l'air d'une traite dans un long soupir. Tout à coup, il fut extirper de ses pensées par une voix rauque et forte.
" Est ce que tout va bien Thelomnius ? "
Galard, situé à sa droite venait de lever les yeux vers le Paladin, et attendait sa réponse d'un œil interrogatif.
Se confier ? Bien sur qu'il le pourrait. Soulager ses démons ne serait-ce qu'un instant, une écoute amicale d'un compagnon d'arme, une compassion presque sincère. Galard n'était pas ce qu'on pourrait appeler un ami pour Thelomnius, mais ils avaient combattu ensemble à de nombreuses reprises et ce, depuis plusieurs années. Ils se connaissaient bien et avaient partagé beaucoup de choses.
Galard ne peut pas comprendre, pensa le Paladin, personne ne le peut.
Extirpé de ses pensées, Thelomnius reprit ses esprits. Il se redressa, passa la main dans ses longs cheveux et s'éclaircit la voix.
- Bien sur que tout va bien, dit il d'un ton qu'il trouva presque normal.
Galard sembla satisfait de la réponse, et Thelomnius fut alors rassuré d'avoir éviter l'embarras d'une discussion à cœur ouvert avec son camarade qui, semble-t-il, n'en attendait pas moins.
- Tu devrais aller te reposer, continua Galard, la journée a été rude et demain nous nous levons aux aurores.
- Oui, tu as probablement raison.
Sa voix semblait vide, et s'éloignait au fur et à mesure que le Paladin paraissait se replonger dans sa stupeur causé par l'effet hypnotique du feu de camp.
- J'ai tellement hâte que tout cela finisse, reprit Galard, que ce maudit Roi-Liche tombe et que nous rentrions tous chez nous.
Thelomnius esquissa un petit sourire en coin.
- Est tu si confiant de notre victoire ? dit il sur un ton presque cynique.
Galard sembla choqué par ces paroles, puis reprit sur un ton encore plus cynique.
- Ton manque de foi et d'optimisme me chagrine mon cher Thelomnius. Tu n'as pas toujours été comme ça.
Un grand désespoir envahit le Paladin sur ces paroles.
- Nous avons tout deux suffisamment guerroyé pour savoir que rien n'est acquis, répondit Thelomnius, et que les plus grandes victoires ne cacheront en rien les défaites que nous avons pu avoir par le passé.
Galard renifla bruyamment, déçu par cette réponse. Thelomnius savait que rien ne devait venir altérer sa foi et ses convictions, même dans les plus grands moments de désespoir, et il regretta presque immédiatement ses paroles.
- Mais ne t'inquiètes pas l'ami, reprit il, ce n'est pas une bataille que nous perdrons, sois en sûr !
Galard sourit péniblement a Thelomnius et sembla presque satisfait par ce faux optimisme.
- J'ai hâte de rentrer chez moi, reprit Galard, d'avoir un peu de temps à consacrer à ma femme et mes enfants. Ils me manquent terriblement tu sais.
- Je ne veux pas briser ta joie, mais je suis certain qu'une fois le Roi-Liche vaincu, nous auront encore beaucoup de choses à faire. Je ne pense même pas que nous auront le temps de rentrer chez nous. L'alliance nous renverra surement tout de suite au front pour préparer l'attaque et la reprise de Lordaeron.
Thelomnius avait regagné une sorte de confiance en soi en disant ces paroles. Rien qu'à l'idée de repartir en campagne pour une cause qui lui semblait indispensable, il se sentait à nouveau plein d'espoir.
Galard ricana bruyamment, avec une grossièreté qui ne le caractérisait que trop.
- Mon pauvre Thelomnius, si une chose n'a pas changé en toi, c'est bien ta naïveté !
Le paladin fronça les sourcils et ne pu s'empêcher de se sentir vexé par cette remarque.
- Tu crois vraiment que l'alliance prévoit une offensive pour récupérer Lordaeron ? continua Galard. Ne sois pas idiot ! Une fois le Roi-Liche tombé, on remballe tout et on rentre tous chez nous, crois moi, je le sais de source sûre. Tu sais ce que c'est, un commandant le dit à un officier, l'officier le répète à un soldat ... Je ne te parle pas d'une rumeur, mais d'un fait et il faut t'y faire.
Galard ne mentait jamais. Il a toujours été d'une franchise déconcertante et Thelomnius comprit qu'il disait vrai. Le désespoir envahit à nouveau le Paladin et Galard, ayant compris sa maladresse, tenta de le rassurer à sa manière.
- Mais voyons, réfléchis ! Quand cette bataille sera finie, la croisade d'argent n'existera plus, l'Alliance n'a que faire de Lordaeron et encore moins l'armée d'Hurlevent. Tout le monde s'est accommodé de cette situation et personne ne fera quoi que ce soit !
Son ton était devenu presque agressif. Il s'arrêta un instant puis repris plus calmement.
- Tu devrais toi aussi t'accommoder de cette situation et cesser de ruminer ces choses ! Tu ne va quand même pas aller combattre les réprouvés tout seul !
Thelomnius se sentait accablé par ces paroles et ne savait plus quoi dire. Un silence s'installa un court instant entre les deux compagnons. Après un moment d'hésitation, le Paladin finit par briser le silence.
- Non je n'irait pas seul, il marqua une pause. Et je sais qui peut m'aider.
*************************************************************
La forêt d'Elwynn était magnifique en cette saison. Les feuillages verdoyants de l'été avaient laissé place aux teintes brunies de l'automne, et même un homme de guerre tel que Thelomnius ne pouvait rester insensible à tant de nostalgie dans ces couleurs.
Le Paladin chevauchait au pas, se délectant du paysage simple et serein, loin des tumultes des terres froides et ravagées par la haine de la Couronne de Glace.
Il avait été appelé à retourner à Hurlevent pour une missive importante et entendait bien profiter pleinement de son retour. Mais sa promenade à cheval à travers la belle forêt d'Elwynn n'avait pas pour seul but de le divertir. En effet, le Paladin avait une idée derrière la tête et se rendait quelque part. Les derniers jours qu'il avait passé en Norfendre avait été particulièrement douloureux pour lui et des interrogations incessantes torturaient son esprit. Mais le désespoir avait été chassé pour un temps, car il avait finalement pris une décision qui lui avait redonné une once de cette joie, oubliée depuis de si longues années.
La matinée était déjà bien avancée quand le Paladin arriva en vue de la garnison du ruisseau de l'ouest. Il s'arrêta un instant. Il observa un petit moment de loin, guettant toute trace d'activité à l'intérieur du bastion puis se remit finalement en route.
A quelques mètres du bastion, il sentit une douce brise caresser son visage et pendant un instant, la grande confiance qu'il avait dans son projet sembla s'évaporer soudainement et les interrogations et les doutes refirent surface.
Mais qu'est ce que je suis en train de faire ? pensa-t-il. Est ce vraiment une bonne idée ? Comment vont-ils me recevoir ? J'ai déjà eu une bien piètre expérience dans ce bastion, comment puis-je être sûr qu'ils vont ...
Il s'arrêta net dans ses pensées, leva les yeux et vit l'adjoint Rainer qui le fixait d'un air suspicieux.
Il va encore croire que je suis venu l'enquiquiner pour voir ma femme, pensa Thelomnius, je vais encore me faire refouler une fois de plus...
Le paladin ne se démonta pas. Il repris sa confiance et continua de s'approcher. A quelques pas de l'adjoint Rainer, il s'arrêta, descendit lentement mais assurément de son cheval et se décida enfin à parler.
- Salutations l'ami ! Je sais ce que vous allez me dire !
L'adjoint Rainer sembla ouvrir la bouche pour tenter de dire quelque chose, mais le Paladin le coupa aussi net.
- Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, je ne suis pas venu pour ma femme ! Je suis venu demander audience avec une personne habilitée à me faire passer un entretient pour un recrutement.
Cela faisait seulement quelques semaines que le paladin avait été appelé au front de la couronne de glace, qu'il se surprenait déjà à être nostalgique ...
Nostalgique d'une cité qui n'est même pas la sienne.
Depuis qu'il avait retrouvé sa femme et s'était installé à Hurlevent, le Paladin s'était surpris à maintes reprises, a considérer cette cité comme la sienne. Cependant, il savait pertinemment qu'au fond de lui, son vœu le plus cher était de retrouver sa chère patrie, les terres de sa famille, la cité qu'il considérait comme sienne depuis toujours...
De douloureux souvenirs, enfouis au plus profond de l'homme pourtant aguerri, revinrent subitement à la surface. Une terre ravagée par la haine et la soif de conquête, la perte de personnes si chères à son cœur. Ne pas avoir été capable de la protéger...
Il prit une grande inspiration et la bloqua.
Les regrets avaient rongé son âme et laissaient paraitre sur son triste visage, les marques certaines d'un homme brisé. Il s'efforçait tant bien que mal de ne rien laisser paraitre, mais la solitude et le repliement sur soi-même, qui avait marqué les dernières années de sa vie, n'avaient aidé en rien le Paladin à surmonter cette épreuve.
Il expulsa l'air d'une traite dans un long soupir. Tout à coup, il fut extirper de ses pensées par une voix rauque et forte.
" Est ce que tout va bien Thelomnius ? "
Galard, situé à sa droite venait de lever les yeux vers le Paladin, et attendait sa réponse d'un œil interrogatif.
Se confier ? Bien sur qu'il le pourrait. Soulager ses démons ne serait-ce qu'un instant, une écoute amicale d'un compagnon d'arme, une compassion presque sincère. Galard n'était pas ce qu'on pourrait appeler un ami pour Thelomnius, mais ils avaient combattu ensemble à de nombreuses reprises et ce, depuis plusieurs années. Ils se connaissaient bien et avaient partagé beaucoup de choses.
Galard ne peut pas comprendre, pensa le Paladin, personne ne le peut.
Extirpé de ses pensées, Thelomnius reprit ses esprits. Il se redressa, passa la main dans ses longs cheveux et s'éclaircit la voix.
- Bien sur que tout va bien, dit il d'un ton qu'il trouva presque normal.
Galard sembla satisfait de la réponse, et Thelomnius fut alors rassuré d'avoir éviter l'embarras d'une discussion à cœur ouvert avec son camarade qui, semble-t-il, n'en attendait pas moins.
- Tu devrais aller te reposer, continua Galard, la journée a été rude et demain nous nous levons aux aurores.
- Oui, tu as probablement raison.
Sa voix semblait vide, et s'éloignait au fur et à mesure que le Paladin paraissait se replonger dans sa stupeur causé par l'effet hypnotique du feu de camp.
- J'ai tellement hâte que tout cela finisse, reprit Galard, que ce maudit Roi-Liche tombe et que nous rentrions tous chez nous.
Thelomnius esquissa un petit sourire en coin.
- Est tu si confiant de notre victoire ? dit il sur un ton presque cynique.
Galard sembla choqué par ces paroles, puis reprit sur un ton encore plus cynique.
- Ton manque de foi et d'optimisme me chagrine mon cher Thelomnius. Tu n'as pas toujours été comme ça.
Un grand désespoir envahit le Paladin sur ces paroles.
- Nous avons tout deux suffisamment guerroyé pour savoir que rien n'est acquis, répondit Thelomnius, et que les plus grandes victoires ne cacheront en rien les défaites que nous avons pu avoir par le passé.
Galard renifla bruyamment, déçu par cette réponse. Thelomnius savait que rien ne devait venir altérer sa foi et ses convictions, même dans les plus grands moments de désespoir, et il regretta presque immédiatement ses paroles.
- Mais ne t'inquiètes pas l'ami, reprit il, ce n'est pas une bataille que nous perdrons, sois en sûr !
Galard sourit péniblement a Thelomnius et sembla presque satisfait par ce faux optimisme.
- J'ai hâte de rentrer chez moi, reprit Galard, d'avoir un peu de temps à consacrer à ma femme et mes enfants. Ils me manquent terriblement tu sais.
- Je ne veux pas briser ta joie, mais je suis certain qu'une fois le Roi-Liche vaincu, nous auront encore beaucoup de choses à faire. Je ne pense même pas que nous auront le temps de rentrer chez nous. L'alliance nous renverra surement tout de suite au front pour préparer l'attaque et la reprise de Lordaeron.
Thelomnius avait regagné une sorte de confiance en soi en disant ces paroles. Rien qu'à l'idée de repartir en campagne pour une cause qui lui semblait indispensable, il se sentait à nouveau plein d'espoir.
Galard ricana bruyamment, avec une grossièreté qui ne le caractérisait que trop.
- Mon pauvre Thelomnius, si une chose n'a pas changé en toi, c'est bien ta naïveté !
Le paladin fronça les sourcils et ne pu s'empêcher de se sentir vexé par cette remarque.
- Tu crois vraiment que l'alliance prévoit une offensive pour récupérer Lordaeron ? continua Galard. Ne sois pas idiot ! Une fois le Roi-Liche tombé, on remballe tout et on rentre tous chez nous, crois moi, je le sais de source sûre. Tu sais ce que c'est, un commandant le dit à un officier, l'officier le répète à un soldat ... Je ne te parle pas d'une rumeur, mais d'un fait et il faut t'y faire.
Galard ne mentait jamais. Il a toujours été d'une franchise déconcertante et Thelomnius comprit qu'il disait vrai. Le désespoir envahit à nouveau le Paladin et Galard, ayant compris sa maladresse, tenta de le rassurer à sa manière.
- Mais voyons, réfléchis ! Quand cette bataille sera finie, la croisade d'argent n'existera plus, l'Alliance n'a que faire de Lordaeron et encore moins l'armée d'Hurlevent. Tout le monde s'est accommodé de cette situation et personne ne fera quoi que ce soit !
Son ton était devenu presque agressif. Il s'arrêta un instant puis repris plus calmement.
- Tu devrais toi aussi t'accommoder de cette situation et cesser de ruminer ces choses ! Tu ne va quand même pas aller combattre les réprouvés tout seul !
Thelomnius se sentait accablé par ces paroles et ne savait plus quoi dire. Un silence s'installa un court instant entre les deux compagnons. Après un moment d'hésitation, le Paladin finit par briser le silence.
- Non je n'irait pas seul, il marqua une pause. Et je sais qui peut m'aider.
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La forêt d'Elwynn était magnifique en cette saison. Les feuillages verdoyants de l'été avaient laissé place aux teintes brunies de l'automne, et même un homme de guerre tel que Thelomnius ne pouvait rester insensible à tant de nostalgie dans ces couleurs.
Le Paladin chevauchait au pas, se délectant du paysage simple et serein, loin des tumultes des terres froides et ravagées par la haine de la Couronne de Glace.
Il avait été appelé à retourner à Hurlevent pour une missive importante et entendait bien profiter pleinement de son retour. Mais sa promenade à cheval à travers la belle forêt d'Elwynn n'avait pas pour seul but de le divertir. En effet, le Paladin avait une idée derrière la tête et se rendait quelque part. Les derniers jours qu'il avait passé en Norfendre avait été particulièrement douloureux pour lui et des interrogations incessantes torturaient son esprit. Mais le désespoir avait été chassé pour un temps, car il avait finalement pris une décision qui lui avait redonné une once de cette joie, oubliée depuis de si longues années.
La matinée était déjà bien avancée quand le Paladin arriva en vue de la garnison du ruisseau de l'ouest. Il s'arrêta un instant. Il observa un petit moment de loin, guettant toute trace d'activité à l'intérieur du bastion puis se remit finalement en route.
A quelques mètres du bastion, il sentit une douce brise caresser son visage et pendant un instant, la grande confiance qu'il avait dans son projet sembla s'évaporer soudainement et les interrogations et les doutes refirent surface.
Mais qu'est ce que je suis en train de faire ? pensa-t-il. Est ce vraiment une bonne idée ? Comment vont-ils me recevoir ? J'ai déjà eu une bien piètre expérience dans ce bastion, comment puis-je être sûr qu'ils vont ...
Il s'arrêta net dans ses pensées, leva les yeux et vit l'adjoint Rainer qui le fixait d'un air suspicieux.
Il va encore croire que je suis venu l'enquiquiner pour voir ma femme, pensa Thelomnius, je vais encore me faire refouler une fois de plus...
Le paladin ne se démonta pas. Il repris sa confiance et continua de s'approcher. A quelques pas de l'adjoint Rainer, il s'arrêta, descendit lentement mais assurément de son cheval et se décida enfin à parler.
- Salutations l'ami ! Je sais ce que vous allez me dire !
L'adjoint Rainer sembla ouvrir la bouche pour tenter de dire quelque chose, mais le Paladin le coupa aussi net.
- Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, je ne suis pas venu pour ma femme ! Je suis venu demander audience avec une personne habilitée à me faire passer un entretient pour un recrutement.
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Adjoint Rainer
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- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
L'adjoint Rainer était un homme d'habitude : La petite pipe du soir à la fraiche, le brossage de favori après le café du matin, le coup de gnôle échangé en douce avec la Chambellan autour d'une partie de Dames les dimanches de permission, le respect naturel irradiant de son uniforme...
Hors le blanc-bec qui lui faisait face venait de l'agresser tête baissée en essayant de lui voler la réplique. Bon sang de bois, Il n'avait pas vécu une telle carrière jonché d'honneur et de respect pour qu'on le traita comme un vulgaire troufion.
- Écoutez-moi bien mon petit Monsieur ! Je vois mal comment vous pourriez demander audience alors que vous n'êtes même pas en mesure de respecter la politesse élémentaire !Déclinez donc votre identité.
Là !
Fallait pas pousser sa moustache chez le barbier non plus !
Hors le blanc-bec qui lui faisait face venait de l'agresser tête baissée en essayant de lui voler la réplique. Bon sang de bois, Il n'avait pas vécu une telle carrière jonché d'honneur et de respect pour qu'on le traita comme un vulgaire troufion.
- Écoutez-moi bien mon petit Monsieur ! Je vois mal comment vous pourriez demander audience alors que vous n'êtes même pas en mesure de respecter la politesse élémentaire !Déclinez donc votre identité.
Là !
Fallait pas pousser sa moustache chez le barbier non plus !
- Thelomnius
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- Messages : 20
- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
- Écoutez-moi bien mon petit Monsieur ! Je vois mal comment vous pourriez demander audience alors que vous n'êtes même pas en mesure de respecter la politesse élémentaire ! Déclinez donc votre identité.
Mon petit Monsieur ?? pensa Thelomnius. Voila qui commence bien !
Le Paladin s'efforça de comprendre comment il avait pu engendré une telle animosité de la part de l'adjoint Rainer, puis se rendit compte que dans son empressement, il n'avait même pas, ne serait-ce qu'évoqué son nom.
Il ne se rappelle pas de moi ? Tant mieux ! pensa-t-il. Jouons la finaude !
Thelomnius se racla la gorge et pris sa plus belle voix de cérémonie.
- Veuillez accepter mes excuses les plus plates, mon bon Monsieur. La hâte ne me sied guère, et j'en perds parfois mes moyens. J'espère que vous saurez pardonner ma maladresse.
Il s'arrêta un court instant puis repris.
- Je me nomme Thelomnius de Quelliade. Puis-je solliciter un entretien avec l'un de vos officiers ?
Mon petit Monsieur ?? pensa Thelomnius. Voila qui commence bien !
Le Paladin s'efforça de comprendre comment il avait pu engendré une telle animosité de la part de l'adjoint Rainer, puis se rendit compte que dans son empressement, il n'avait même pas, ne serait-ce qu'évoqué son nom.
Il ne se rappelle pas de moi ? Tant mieux ! pensa-t-il. Jouons la finaude !
Thelomnius se racla la gorge et pris sa plus belle voix de cérémonie.
- Veuillez accepter mes excuses les plus plates, mon bon Monsieur. La hâte ne me sied guère, et j'en perds parfois mes moyens. J'espère que vous saurez pardonner ma maladresse.
Il s'arrêta un court instant puis repris.
- Je me nomme Thelomnius de Quelliade. Puis-je solliciter un entretien avec l'un de vos officiers ?
- Kothran
- Lieutenant
- Messages : 1987
- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
Kothran sortait d'une période très difficile de sa vie, peut être même la plus rude. Mais à peine avait-il retrouvé ses fonctions, le jeune homme avait repris ses rondes comme si rien ne s'était passé. Il avait beau être impulsif et entêté, il restait néanmoins loyal au devoir qu'il devait accomplir.
Ainsi, Kothran s'apprêtait à sortir de sa chambre pour relever un des soldats qui avait veillé toute la nuit et jeta un coup d'œil par la fenêtre afin de vérifier qu'il n'était pas en retard. Depuis la tour de garde, il aperçut une silhouette familière mais pas forcement amicale...
Le guerrier revêtit son armure de patrouille en toute hâte : il voulait rencontrer cet homme et le plus vite possible, si bien qu'il manqua de se fracasser les os en tombant dans les escaliers.
Arrivé face à Rainer, il se mit au garde-à-vous et salua son ainé. En faisant mine de rien, il entama la conversation.
- Excusez moi Adjoint, il me semble que je suis un peu en retard pour mon tour de ronde. J'espère que le gaillard que je suis venu remplacer ne dors pas déjà, lança-t-il avec un grand sourire. Il se tourna alors vers Thelomnius. Oh ! Vous êtes encore là vous? Je croyais que vous étiez interdit d'approcher cette garnison. Puis-je vous aider d'une quelconque manière?
Kothran garda un sourire sournois: il tenait à piéger ce fichu paladin.
Ainsi, Kothran s'apprêtait à sortir de sa chambre pour relever un des soldats qui avait veillé toute la nuit et jeta un coup d'œil par la fenêtre afin de vérifier qu'il n'était pas en retard. Depuis la tour de garde, il aperçut une silhouette familière mais pas forcement amicale...
Le guerrier revêtit son armure de patrouille en toute hâte : il voulait rencontrer cet homme et le plus vite possible, si bien qu'il manqua de se fracasser les os en tombant dans les escaliers.
Arrivé face à Rainer, il se mit au garde-à-vous et salua son ainé. En faisant mine de rien, il entama la conversation.
- Excusez moi Adjoint, il me semble que je suis un peu en retard pour mon tour de ronde. J'espère que le gaillard que je suis venu remplacer ne dors pas déjà, lança-t-il avec un grand sourire. Il se tourna alors vers Thelomnius. Oh ! Vous êtes encore là vous? Je croyais que vous étiez interdit d'approcher cette garnison. Puis-je vous aider d'une quelconque manière?
Kothran garda un sourire sournois: il tenait à piéger ce fichu paladin.
"Hum... va pour 6...
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
- Oh ! Vous êtes encore là vous? Je croyais que vous étiez interdit d'approcher cette garnison.
Thelomnius regarda de la tête au pieds le jeune homme qui s'adressait à lui et ne pu s'empêcher d'afficher un petit sourire.
Il se rappela tout d'un coup les retrouvailles avec sa femme. Le bonheur d'être enfin à ses cotés, la délivrance de sa longue vie d'errance et de solitude. Mais la joie fut de courte durée quand sa bien-aimée entreprit de lui conter ses "aventures" pendant son absence.
Oui, c'était bien lui. Il l'avait reconnu. Un nom évoqué, une vague description, un rapide portrait lui avait été fait par sa femme, pendant qu'il serrait les dents péniblement et tentait de ne pas s'emporter.
- Bien le bonjour Monsieur, dit-il avec un grand calme. Interdit d'approcher cette garnison, moi ? Ma foi, voilà une mesure qui me semble bien stricte pour un homme qui vient se présenter sans arme, sans armure et sans mauvaises intentions pour demander une audience en bonne et due forme.
Il marqua une courte pause. Le jeune homme continuait de fixer Thelomnius.
- Cependant, vous avez raison, reprit il. De toute évidence, cette garnison ne devrait pas laisser entrer n'importe qui. Pour ma part, il me semble également nécessaire que l'Ost Pourpre consente à prendre des mesures pour éloigner certaines personnes dangereuses et instables de ses rangs.
Thelomnius était d'un naturel plutôt timide et réservé. Très calme de prime abord, il jouissait d'une certaine sagesse et d'une diplomatie, dues à son rang et à sa fonction, qu'il avait su développer tout au long de sa vie. Le don de soi et l'altruisme dont il avait su faire preuve avaient bien entendu accentué ces traits de caractère.
Mais puisque personne n'est parfait en ce monde, notre Paladin avait, comme tout le monde, ses défauts. En effet, il avait trop souvent tendance à montrer un côté fier, impulsif et fougueux. Traits de caractère probablement hérité de son père, un homme colérique.
Thelomnius avait appris avec le temps, à canaliser ce tempérament vif qui avait su lui jouer des tours par le passé. Fort de son expérience, il savait que rien de bon ne résultait à réagir de la sorte, et primait ainsi toujours la diplomatie.
De la diplomatie Thelomnius ! pensa-t-il. Tu n'es pas là pour ça aujourd'hui.
- Puis-je vous aider d'une quelconque manière?
Tu pourrais commencer par m'effacer ce petit sourire narquois avant que je ne t'en colle une par exemple, pensa Thelomnius si fort qu'il eut presque l'impression qu'il l'avait entendu.
- A la réflexion, je pense que vous pouvez peut être m'aider en effet. Je suis venu demander une audience avec un officier. Loin de moi l'idée de vous déranger dans votre "lourde tâche" de garde, il toussa un peu, mais peut être pourriez vous m'annoncer et trouver quelqu'un disposé à me recevoir, heu... Monsieur... mais nous n'avons même pas été présenté !
Thelomnius regarda de la tête au pieds le jeune homme qui s'adressait à lui et ne pu s'empêcher d'afficher un petit sourire.
Il se rappela tout d'un coup les retrouvailles avec sa femme. Le bonheur d'être enfin à ses cotés, la délivrance de sa longue vie d'errance et de solitude. Mais la joie fut de courte durée quand sa bien-aimée entreprit de lui conter ses "aventures" pendant son absence.
Oui, c'était bien lui. Il l'avait reconnu. Un nom évoqué, une vague description, un rapide portrait lui avait été fait par sa femme, pendant qu'il serrait les dents péniblement et tentait de ne pas s'emporter.
- Bien le bonjour Monsieur, dit-il avec un grand calme. Interdit d'approcher cette garnison, moi ? Ma foi, voilà une mesure qui me semble bien stricte pour un homme qui vient se présenter sans arme, sans armure et sans mauvaises intentions pour demander une audience en bonne et due forme.
Il marqua une courte pause. Le jeune homme continuait de fixer Thelomnius.
- Cependant, vous avez raison, reprit il. De toute évidence, cette garnison ne devrait pas laisser entrer n'importe qui. Pour ma part, il me semble également nécessaire que l'Ost Pourpre consente à prendre des mesures pour éloigner certaines personnes dangereuses et instables de ses rangs.
Thelomnius était d'un naturel plutôt timide et réservé. Très calme de prime abord, il jouissait d'une certaine sagesse et d'une diplomatie, dues à son rang et à sa fonction, qu'il avait su développer tout au long de sa vie. Le don de soi et l'altruisme dont il avait su faire preuve avaient bien entendu accentué ces traits de caractère.
Mais puisque personne n'est parfait en ce monde, notre Paladin avait, comme tout le monde, ses défauts. En effet, il avait trop souvent tendance à montrer un côté fier, impulsif et fougueux. Traits de caractère probablement hérité de son père, un homme colérique.
Thelomnius avait appris avec le temps, à canaliser ce tempérament vif qui avait su lui jouer des tours par le passé. Fort de son expérience, il savait que rien de bon ne résultait à réagir de la sorte, et primait ainsi toujours la diplomatie.
De la diplomatie Thelomnius ! pensa-t-il. Tu n'es pas là pour ça aujourd'hui.
- Puis-je vous aider d'une quelconque manière?
Tu pourrais commencer par m'effacer ce petit sourire narquois avant que je ne t'en colle une par exemple, pensa Thelomnius si fort qu'il eut presque l'impression qu'il l'avait entendu.
- A la réflexion, je pense que vous pouvez peut être m'aider en effet. Je suis venu demander une audience avec un officier. Loin de moi l'idée de vous déranger dans votre "lourde tâche" de garde, il toussa un peu, mais peut être pourriez vous m'annoncer et trouver quelqu'un disposé à me recevoir, heu... Monsieur... mais nous n'avons même pas été présenté !
- Kothran
- Lieutenant
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- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
- Cependant, vous avez raison, reprit il. De toute évidence, cette garnison ne devrait pas laisser entrer n'importe qui. Pour ma part, il me semble également nécessaire que l'Ost Pourpre consente à prendre des mesures pour éloigner certaines personnes dangereuses et instables de ses rangs.
Cette réflexion venait d'énerver un peu plus le guerrier et le seuil de tolérance serait bientôt atteins.
Il garda néanmoins son sang froid : dans le fond le paladin n'avait pas tord - même s'il avait sortit du contexte cette histoire - et d'autre part, Kothran n'avait plus le droit à l'erreur, et il le savait pertinemment.
Pour pouvoir continuer à servir l'Ost, le jeune homme se devait de ne pas sortir du rang et de se montrer exemplaire, à plus forte raison devant Rainer.
- A la réflexion, je pense que vous pouvez peut être m'aider en effet. Je suis venu demander une audience avec un officier. Loin de moi l'idée de vous déranger dans votre "lourde tâche" de garde, il toussa un peu, mais peut être pourriez vous m'annoncer et trouver quelqu'un disposé à me recevoir, heu... Monsieur... mais nous n'avons même pas été présenté !
"Là, il abuse ! Mais pour qui il se prends? Ce type débarque pour demander une audience, même si la dernière fois il avait été refoulé comme il le fallait par la Chambellan (d'après le bouche à oreilles entre gardes) et il se permet en plus de me faire des réflexions alors que je l'accueille poliment? Il va voir ce qu'il va voir, mais pas maintenant. Il faudra que je le chope un jour à Hurlevent et que je lui montre à qui il a à faire !" se dis Kothran avec une expression qui trahissait ses pensées et dont il eu du mal à cacher.
Il pris un instant pour canaliser sa haine profonde envers le paladin puis il continua :
- Kothran Merath, pour vous... servir, le mot avait eu du mal à sortir mais il ne s'inclinerait pas - comme il l'aurait fais devant une belle demoiselle : trop rabaissant. Je présume que vous êtes Thelomnius de Quelliade, je me trompe?
Il ne laissa pas répondre le paladin car Kothran étais sûr de ce qu'il venait dire, par contre il s'emporta un peu et enchaîna avec une phrase que le paladin comprendrais, mais pas Rainer.
- D'ailleurs, je dois aller remplir ma "lourde tâche de garde" dans le bastion, j'en profiterais pour aller chercher une personne qui pourra s'occuper de vous.
Avant de partir, il ajouta : Mon travail n'est peut être pas très difficile mais je le fais du mieux que je le peux et je ne laisse pas derrière moi les personnes qui comptent sur moi, au lieu de les protéger.
Le guerrier fis alors demi-tour et esquissa un énorme sourire : "Prend ça dans tes dents le paladin !" pensait-il, content de sa prestation.
Cette réflexion venait d'énerver un peu plus le guerrier et le seuil de tolérance serait bientôt atteins.
Il garda néanmoins son sang froid : dans le fond le paladin n'avait pas tord - même s'il avait sortit du contexte cette histoire - et d'autre part, Kothran n'avait plus le droit à l'erreur, et il le savait pertinemment.
Pour pouvoir continuer à servir l'Ost, le jeune homme se devait de ne pas sortir du rang et de se montrer exemplaire, à plus forte raison devant Rainer.
- A la réflexion, je pense que vous pouvez peut être m'aider en effet. Je suis venu demander une audience avec un officier. Loin de moi l'idée de vous déranger dans votre "lourde tâche" de garde, il toussa un peu, mais peut être pourriez vous m'annoncer et trouver quelqu'un disposé à me recevoir, heu... Monsieur... mais nous n'avons même pas été présenté !
"Là, il abuse ! Mais pour qui il se prends? Ce type débarque pour demander une audience, même si la dernière fois il avait été refoulé comme il le fallait par la Chambellan (d'après le bouche à oreilles entre gardes) et il se permet en plus de me faire des réflexions alors que je l'accueille poliment? Il va voir ce qu'il va voir, mais pas maintenant. Il faudra que je le chope un jour à Hurlevent et que je lui montre à qui il a à faire !" se dis Kothran avec une expression qui trahissait ses pensées et dont il eu du mal à cacher.
Il pris un instant pour canaliser sa haine profonde envers le paladin puis il continua :
- Kothran Merath, pour vous... servir, le mot avait eu du mal à sortir mais il ne s'inclinerait pas - comme il l'aurait fais devant une belle demoiselle : trop rabaissant. Je présume que vous êtes Thelomnius de Quelliade, je me trompe?
Il ne laissa pas répondre le paladin car Kothran étais sûr de ce qu'il venait dire, par contre il s'emporta un peu et enchaîna avec une phrase que le paladin comprendrais, mais pas Rainer.
- D'ailleurs, je dois aller remplir ma "lourde tâche de garde" dans le bastion, j'en profiterais pour aller chercher une personne qui pourra s'occuper de vous.
Avant de partir, il ajouta : Mon travail n'est peut être pas très difficile mais je le fais du mieux que je le peux et je ne laisse pas derrière moi les personnes qui comptent sur moi, au lieu de les protéger.
Le guerrier fis alors demi-tour et esquissa un énorme sourire : "Prend ça dans tes dents le paladin !" pensait-il, content de sa prestation.
"Hum... va pour 6...
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
Disons plutôt 7 !"
Ragthar et Kothran, en plein débat philosophique
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
- Mon travail n'est peut être pas très difficile mais je le fais du mieux que je le peux et je ne laisse pas derrière moi les personnes qui comptent sur moi, au lieu de les protéger.
En entendant ces mots, Thelomnius sentit le battement de son cœur s'accélérer. Même si il avait su apprendre au fil du temps à contenir ses émotions en toute circonstance, le Paladin sentit qu'il aurait du mal à cet instant précis.
Il frappe là ou ça fait mal, pensa-t-il. Ce maudit Kothran en sait beaucoup plus sur moi que ce que je ne pensais.
Thelomnius n'avait pas de véritable ressentiment envers le guerrier. Après tout, peut-on vraiment blâmer un homme de s'éprendre d'une femme ? Si le Paladin devait avoir de la rancœur, ce serait probablement envers son épouse.
Mais un tout nouveau sentiment vint enfin à l'aide de Thelomnius, et il sentit son assurance revenir peu à peu. Kothran avait osé dire ces mots devant lui, et à partir de maintenant, le Paladin savait qu'il avait enfin une raison valable de détester le guerrier et de lui faire payer cet affront.
Alors que Kothran avait fait demi-tour et commençait déjà à s'éloigner, Thelomnius continuait à le fixer. Il voulu rétorquer, le provoquer, mais alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, il se rétracta.
Pas ici, pas maintenant, pensa-t-il, il n'en vaut pas la peine. De plus, ce serait vraiment stupide de mettre en péril mon recrutement en me faisant remarquer.
Se résignant à ne pas provoquer d'esclandre au sein de la garnison, Thelomnius décida d'attendre que son "nouvel ami" lui trouve un officier pour le recevoir, en espérant qu'il tienne parole.
Il fit demi-tour sur lui même et commença a chercher du regard quelque objet pouvant lui servir de siège. Il ne savait pas combien de temps il allait attendre et ne comptait surement pas rester debout.
Son regard s'arrêta sur une petite pierre ronde qui sembla finalement le satisfaire. Tout en s'asseyant, il ouvrit sa sacoche en cuir et en sortit du pain frais, acheté ce matin même à Hurlevent, ainsi qu'un morceau de fromage.
Thelomnius commença son petit pique-nique improvisé et ne put s'empêcher de repenser au guerrier.
Non mais franchement ! pensa-t-il. Me remplacer, moi, et en plus par ça !!?
Il laissa échapper un long soupir.
En entendant ces mots, Thelomnius sentit le battement de son cœur s'accélérer. Même si il avait su apprendre au fil du temps à contenir ses émotions en toute circonstance, le Paladin sentit qu'il aurait du mal à cet instant précis.
Il frappe là ou ça fait mal, pensa-t-il. Ce maudit Kothran en sait beaucoup plus sur moi que ce que je ne pensais.
Thelomnius n'avait pas de véritable ressentiment envers le guerrier. Après tout, peut-on vraiment blâmer un homme de s'éprendre d'une femme ? Si le Paladin devait avoir de la rancœur, ce serait probablement envers son épouse.
Mais un tout nouveau sentiment vint enfin à l'aide de Thelomnius, et il sentit son assurance revenir peu à peu. Kothran avait osé dire ces mots devant lui, et à partir de maintenant, le Paladin savait qu'il avait enfin une raison valable de détester le guerrier et de lui faire payer cet affront.
Alors que Kothran avait fait demi-tour et commençait déjà à s'éloigner, Thelomnius continuait à le fixer. Il voulu rétorquer, le provoquer, mais alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, il se rétracta.
Pas ici, pas maintenant, pensa-t-il, il n'en vaut pas la peine. De plus, ce serait vraiment stupide de mettre en péril mon recrutement en me faisant remarquer.
Se résignant à ne pas provoquer d'esclandre au sein de la garnison, Thelomnius décida d'attendre que son "nouvel ami" lui trouve un officier pour le recevoir, en espérant qu'il tienne parole.
Il fit demi-tour sur lui même et commença a chercher du regard quelque objet pouvant lui servir de siège. Il ne savait pas combien de temps il allait attendre et ne comptait surement pas rester debout.
Son regard s'arrêta sur une petite pierre ronde qui sembla finalement le satisfaire. Tout en s'asseyant, il ouvrit sa sacoche en cuir et en sortit du pain frais, acheté ce matin même à Hurlevent, ainsi qu'un morceau de fromage.
Thelomnius commença son petit pique-nique improvisé et ne put s'empêcher de repenser au guerrier.
Non mais franchement ! pensa-t-il. Me remplacer, moi, et en plus par ça !!?
Il laissa échapper un long soupir.
"Vous prenez notre pas de porte pour une halte de mendiants ?!"
Une voix féminine tout à fait offusquée, et dont l'accent lointain ne rendait pas moins glaciale, venait de claquer derrière Thelomnius.
Une draeneï venait de surgir comme une diablesse, s'extirpant visiblement des bois jouxtant le bastion. Grande, la peau sombre, le port altier et l'air hautain, elle revêtait une tenue de cuir simple agrémentée de quelques pièces de maille, et dégageait une étrange odeur d'ozone, comme si elle venait de sortie du cœur de quelque orage magnétique... Paradoxalement, son épaisse chevelure était impeccablement coiffée, et ses pièces d'armure rutilantes.
Peut être le sac qu'elle portait en bandoulière y était il pour quelque chose : le manche d'une brosse et un chiffon en dépassaient...
Quoiqu'il en soit, elle contourna sèchement le visiteur, pour se planter devant lui et pointer le sol d'un doigt accusateur :
"Si vous comptez répandre des miettes ici, je vous conseille fortement de faire le ménage avant de partir. Vous n'imaginez pas à quel point le petit personnel intérieur est inefficace quand il s'agit de sortir par temps froid. Ce n'est pourtant pas insurmontable !"
Entre l'air froid qui soufflait sur Elwynn, et le regard glaciale de la draeneï, difficile de définir le plus désagréable. Elle reprit, le visage fermé comme si elle s'adressait à quelque mendiant en maraude, et agitant une main devant elle, faisant mine de chasser l'inopportun :
"Nous n'avons rien à offrir, ce n'est pas la peine d'attendre. Passez donc votre chemin !"
Puis se passant une main sur la nuque d'un air excédé :
"Quand est ce que la connétable m'accordera enfin ces trois rangées de barbelés autour du bastion... tsss..."
Une voix féminine tout à fait offusquée, et dont l'accent lointain ne rendait pas moins glaciale, venait de claquer derrière Thelomnius.
Une draeneï venait de surgir comme une diablesse, s'extirpant visiblement des bois jouxtant le bastion. Grande, la peau sombre, le port altier et l'air hautain, elle revêtait une tenue de cuir simple agrémentée de quelques pièces de maille, et dégageait une étrange odeur d'ozone, comme si elle venait de sortie du cœur de quelque orage magnétique... Paradoxalement, son épaisse chevelure était impeccablement coiffée, et ses pièces d'armure rutilantes.
Peut être le sac qu'elle portait en bandoulière y était il pour quelque chose : le manche d'une brosse et un chiffon en dépassaient...
Quoiqu'il en soit, elle contourna sèchement le visiteur, pour se planter devant lui et pointer le sol d'un doigt accusateur :
"Si vous comptez répandre des miettes ici, je vous conseille fortement de faire le ménage avant de partir. Vous n'imaginez pas à quel point le petit personnel intérieur est inefficace quand il s'agit de sortir par temps froid. Ce n'est pourtant pas insurmontable !"
Entre l'air froid qui soufflait sur Elwynn, et le regard glaciale de la draeneï, difficile de définir le plus désagréable. Elle reprit, le visage fermé comme si elle s'adressait à quelque mendiant en maraude, et agitant une main devant elle, faisant mine de chasser l'inopportun :
"Nous n'avons rien à offrir, ce n'est pas la peine d'attendre. Passez donc votre chemin !"
Puis se passant une main sur la nuque d'un air excédé :
"Quand est ce que la connétable m'accordera enfin ces trois rangées de barbelés autour du bastion... tsss..."
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
"Vous prenez notre pas de porte pour une halte de mendiants ?!"
Thelomnius, interpellé, s'arrêta de manger aussi sec et leva soudainement les yeux. Il découvrit une Draeneï, surgissant comme de nulle part se dressant devant lui.
"Si vous comptez répandre des miettes ici, je vous conseille fortement de faire le ménage avant de partir. Vous n'imaginez pas à quel point le petit personnel intérieur est inefficace quand il s'agit de sortir par temps froid. Ce n'est pourtant pas insurmontable !"
Le Paladin, la bouche encore pleine, un morceau de pain dans la main droite, et un bout de fromage dans la main gauche, n'osait même plus mâcher. Il baissa lentement les yeux et vit à ses pieds un petit tas de miettes éparpillées. Tel un enfant pris sur le fait d'une quelconque bêtise, il releva les yeux vers la Draeneï et tenta d'esquisser un petit sourire innocent. Mais ses joues bombées et pleines de nourriture, tel un rongeur, transformèrent sa tentative de sourire en grimace quelque peu disgracieuse.
"Nous n'avons rien à offrir, ce n'est pas la peine d'attendre. Passez donc votre chemin !"
"Quand est ce que la connétable m'accordera enfin ces trois rangées de barbelés autour du bastion... tsss..."
Pensant que la Draeneï allait faire demi tour pour s'éloigner, Thelomnius avala d'une traite la nourriture restante dans sa bouche, posa ses victuailles en toute hâte et se leva brusquement. Il essuya rapidement les miettes laissées sur sa tunique d'un revers de la main et tenta vainement de battre la terre avec ses pieds pour enterrer le maximum d'immondices qu'il avait laissé sur le sol. Une fois que la douleur d'avoir ingurgiter autant d'aliments d'un seul coup cessa, il réussit enfin à parler.
- Attendez, Madame ! Ce n'est pas ce que vous croyez, dit-il enfin.
Il s'arrêta un instant et reprit.
- De toute évidence, j'apprécie la compassion dont vous faites preuve pour les moins chanceux d'entres nous qui viennent mendier quelque nourriture... il marqua une courte pause. Mais je ne suis pas ici pour demander l'aumône. Je me nomme Thelomnius de Quelliade, et en réalité j'attends que quelqu'un veuille bien me recevoir...
Tout en parlant, il jeta un coup d'œil à l'entrée de la garnison et tendit l'oreille pour voir si quelqu'un finirait par venir, comme on lui avait vainement promis mais il n'eut que pour seule réponse le murmure du bruissement des feuilles d'arbre sous une légère brise.
- ... mais peut être pouvez vous m'aider ? Je suis venu offrir mes modestes services à l'Ost Pourpre, et, comment dire ... ça fait un petit moment que j'attends maintenant, qu'un officier puisse me recevoir pour un entretien de recrutement, dit-il en regardant les restes de son déjeuner gisants sur le sol.
Thelomnius, interpellé, s'arrêta de manger aussi sec et leva soudainement les yeux. Il découvrit une Draeneï, surgissant comme de nulle part se dressant devant lui.
"Si vous comptez répandre des miettes ici, je vous conseille fortement de faire le ménage avant de partir. Vous n'imaginez pas à quel point le petit personnel intérieur est inefficace quand il s'agit de sortir par temps froid. Ce n'est pourtant pas insurmontable !"
Le Paladin, la bouche encore pleine, un morceau de pain dans la main droite, et un bout de fromage dans la main gauche, n'osait même plus mâcher. Il baissa lentement les yeux et vit à ses pieds un petit tas de miettes éparpillées. Tel un enfant pris sur le fait d'une quelconque bêtise, il releva les yeux vers la Draeneï et tenta d'esquisser un petit sourire innocent. Mais ses joues bombées et pleines de nourriture, tel un rongeur, transformèrent sa tentative de sourire en grimace quelque peu disgracieuse.
"Nous n'avons rien à offrir, ce n'est pas la peine d'attendre. Passez donc votre chemin !"
"Quand est ce que la connétable m'accordera enfin ces trois rangées de barbelés autour du bastion... tsss..."
Pensant que la Draeneï allait faire demi tour pour s'éloigner, Thelomnius avala d'une traite la nourriture restante dans sa bouche, posa ses victuailles en toute hâte et se leva brusquement. Il essuya rapidement les miettes laissées sur sa tunique d'un revers de la main et tenta vainement de battre la terre avec ses pieds pour enterrer le maximum d'immondices qu'il avait laissé sur le sol. Une fois que la douleur d'avoir ingurgiter autant d'aliments d'un seul coup cessa, il réussit enfin à parler.
- Attendez, Madame ! Ce n'est pas ce que vous croyez, dit-il enfin.
Il s'arrêta un instant et reprit.
- De toute évidence, j'apprécie la compassion dont vous faites preuve pour les moins chanceux d'entres nous qui viennent mendier quelque nourriture... il marqua une courte pause. Mais je ne suis pas ici pour demander l'aumône. Je me nomme Thelomnius de Quelliade, et en réalité j'attends que quelqu'un veuille bien me recevoir...
Tout en parlant, il jeta un coup d'œil à l'entrée de la garnison et tendit l'oreille pour voir si quelqu'un finirait par venir, comme on lui avait vainement promis mais il n'eut que pour seule réponse le murmure du bruissement des feuilles d'arbre sous une légère brise.
- ... mais peut être pouvez vous m'aider ? Je suis venu offrir mes modestes services à l'Ost Pourpre, et, comment dire ... ça fait un petit moment que j'attends maintenant, qu'un officier puisse me recevoir pour un entretien de recrutement, dit-il en regardant les restes de son déjeuner gisants sur le sol.
Hadjirah avait en effet amorcé un geste de retraite, et sembla encore plus irritée à l'idée d'être interrompue. Et même l'air ahuri et presque enfantin de l'homme pris sur le fait, les joues gonflées de nourritures, n'auraient pas suffit à dérider une bribe de la dame de glace.
Elle l'observa en coin alors qu'il s'agitait sans succès pour dissimuler les restes de son repas, et présentait ses requêtes.
Lorsqu'il en eut fini, elle laissa une lourde chape de silence s'abattre sur eux, observant l'homme de la tête aux pieds, détaillant les restes du repas au sol, laissant son regard glisser jusqu'à l'entrée salvatrice du bastion, puis en revenant au fâcheux contretemps qu'était Thelomnius :
"Vos services ?"
Difficile de mettre autant de mépris et de distance dans une seule phrase. Hadjirah avait un véritable talent pour cela.
Elle fit un pas en avant, toisant l'homme de la haute stature que lui conférait sa race :
"Il ne me semblait pas que nous ayions déjà passé les annonces pour le nouveau cuisinier et le maître d'écuries."
Le sérieux absolu de la draeneï sous entendait qu'elle était sans doute très sérieuse... Elle ne laissa pas à son interlocuteur le temps d'y réfléchir plus longuement, abattant la question suivant comme un couperet :
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi, chevalier de l'Ost et secrétaire de la baronne de Sangre. Et en cet instant, je suis infiniment plus respectueuses des règles élémentaires de bienséance que vous. Dans le sens où je ne suis pas venue souiller votre pas de porte, et que je me suis présentée en bonne et due forme, puisqu'au dela d'un nom, je n'ai pas la moindre idée de qui vous pouvez être, et d'où vous pouvez venir."
Le ton était donné. La légende parlait de gargouilles humanoïdes gardant l'entrée des cavernes au trésor, et assassinant froidement les visiteurs qui ne savaient répondre à leurs énigmes.
Visiblement, l'Ost possédait sa propre gorgone. Et celle ci ne semblait même pas laisser la chance de répondre à quelque jeu d'esprit avant d'engager les hostilités...
Elle l'observa en coin alors qu'il s'agitait sans succès pour dissimuler les restes de son repas, et présentait ses requêtes.
Lorsqu'il en eut fini, elle laissa une lourde chape de silence s'abattre sur eux, observant l'homme de la tête aux pieds, détaillant les restes du repas au sol, laissant son regard glisser jusqu'à l'entrée salvatrice du bastion, puis en revenant au fâcheux contretemps qu'était Thelomnius :
"Vos services ?"
Difficile de mettre autant de mépris et de distance dans une seule phrase. Hadjirah avait un véritable talent pour cela.
Elle fit un pas en avant, toisant l'homme de la haute stature que lui conférait sa race :
"Il ne me semblait pas que nous ayions déjà passé les annonces pour le nouveau cuisinier et le maître d'écuries."
Le sérieux absolu de la draeneï sous entendait qu'elle était sans doute très sérieuse... Elle ne laissa pas à son interlocuteur le temps d'y réfléchir plus longuement, abattant la question suivant comme un couperet :
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi, chevalier de l'Ost et secrétaire de la baronne de Sangre. Et en cet instant, je suis infiniment plus respectueuses des règles élémentaires de bienséance que vous. Dans le sens où je ne suis pas venue souiller votre pas de porte, et que je me suis présentée en bonne et due forme, puisqu'au dela d'un nom, je n'ai pas la moindre idée de qui vous pouvez être, et d'où vous pouvez venir."
Le ton était donné. La légende parlait de gargouilles humanoïdes gardant l'entrée des cavernes au trésor, et assassinant froidement les visiteurs qui ne savaient répondre à leurs énigmes.
Visiblement, l'Ost possédait sa propre gorgone. Et celle ci ne semblait même pas laisser la chance de répondre à quelque jeu d'esprit avant d'engager les hostilités...
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
"Vos services ?"
"Il ne me semblait pas que nous ayions déjà passé les annonces pour le nouveau cuisinier et le maître d'écuries."
Est ce que tout le monde ici est aussi aimable et chaleureux que ça ? pensa le Paladin.
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi, chevalier de l'Ost et secrétaire de la baronne de Sangre. Et en cet instant, je suis infiniment plus respectueuses des règles élémentaires de bienséance que vous. Dans le sens où je ne suis pas venue souiller votre pas de porte, et que je me suis présentée en bonne et due forme, puisqu'au dela d'un nom, je n'ai pas la moindre idée de qui vous pouvez être, et d'où vous pouvez venir."
La bonté, et même une certaine pointe de naïveté se dessinaient naturellement sur le visage du Paladin. Il avait toujours eu tendance à inspirer une certaine confiance aux gens qui avaient pu croiser son chemin. Confiance qu'il s'efforçait de rendre sans ménagement.
Mais il se sentait quelque peu offusqué d'être traité de la sorte. Il n'avait de toute évidence pas l'habitude de susciter une quelconque méfiance, ni qu'on mette en doute sa bienséance.
Règles élémentaires de bienséance ? pensa-t-il. Non mais on se fiche moi ?!
- Hé bien, Madame Hadjirah Saliha Lahidhi, dit-il d'une fluidité parfaite et sans écorcher une voyelle, je suis enchanté de faire votre connaissance et surtout bien aise de trouver enfin quelqu'un qui pourra peut être répondre à mes attentes.
Il s'arrêta et réfléchit un bref instant. Un petit sourire commença à se dessiner sur son visage et il reprit.
- En ce qui concerne le reste, dit-il en fixant les restes de son repas au sol, veuillez me pardonner mais, avec tout le respect que je vous dois, si j'en suis arrivé à casser la graine sur le pas de votre porte, c'est probablement du au fait que par deux fois je me suis présenté et ai exprimé mon désir de rencontrer un officier, et par deux fois, personne n'a eu la "bienséance" ni même la politesse, ou oserai-je dire la bonté même, de m'inviter à entrer pour patienter près d'un bon feu.
Il ne laissait aucune chance à la Draeneï de répondre. D'ailleurs, il ne voulait pas être coupé et s'efforçait de ne pas interrompre son discours.
- Un homme seul, sans arme, sans armure et sans mauvaises intentions apparentes présente-t-il tant de menace pour toute une garnison ? Que vous m'ayez pris pour un mendiant passe encore, et pourtant, j'ai souvent eut l'occasion de voir des mendiants jouir de bien plus de bienséance que ça.
Le ton de Thelomnius était devenu un peu froid. Conscient d'avoir peut être franchi une limite, il se passa la main dans la nuque, se remis à sourire et tenta tant bien que mal de détendre l'atmosphère glaciale que dégageait la Draeneï.
- Néanmoins, je ne suis pas venu ici pour souiller votre pas de porte, et je m'en excuse. Comme gage de paix, c'est avec un grand plaisir que je vous invite à venir souiller le mien la prochaine fois que vous serez à Hurlevent.
Pas tout à fait convaincu de l'effet de sa petite plaisanterie, le Paladin décida d'enchaîner.
- Bref, comme je vous l'ai déjà dit, je me nomme Thelomnius de Quelliade, Paladin. Natif de Lordaeron, je suis un ancien Chevalier de la Main d'Argent. Je pense que vous comprendrez aisément que je ne suis pas venu proposer mes services comme cuisinier ou comme maître d'écurie.
"Il ne me semblait pas que nous ayions déjà passé les annonces pour le nouveau cuisinier et le maître d'écuries."
Est ce que tout le monde ici est aussi aimable et chaleureux que ça ? pensa le Paladin.
"Je suis Hadjirah Saliha Lahidi, chevalier de l'Ost et secrétaire de la baronne de Sangre. Et en cet instant, je suis infiniment plus respectueuses des règles élémentaires de bienséance que vous. Dans le sens où je ne suis pas venue souiller votre pas de porte, et que je me suis présentée en bonne et due forme, puisqu'au dela d'un nom, je n'ai pas la moindre idée de qui vous pouvez être, et d'où vous pouvez venir."
La bonté, et même une certaine pointe de naïveté se dessinaient naturellement sur le visage du Paladin. Il avait toujours eu tendance à inspirer une certaine confiance aux gens qui avaient pu croiser son chemin. Confiance qu'il s'efforçait de rendre sans ménagement.
Mais il se sentait quelque peu offusqué d'être traité de la sorte. Il n'avait de toute évidence pas l'habitude de susciter une quelconque méfiance, ni qu'on mette en doute sa bienséance.
Règles élémentaires de bienséance ? pensa-t-il. Non mais on se fiche moi ?!
- Hé bien, Madame Hadjirah Saliha Lahidhi, dit-il d'une fluidité parfaite et sans écorcher une voyelle, je suis enchanté de faire votre connaissance et surtout bien aise de trouver enfin quelqu'un qui pourra peut être répondre à mes attentes.
Il s'arrêta et réfléchit un bref instant. Un petit sourire commença à se dessiner sur son visage et il reprit.
- En ce qui concerne le reste, dit-il en fixant les restes de son repas au sol, veuillez me pardonner mais, avec tout le respect que je vous dois, si j'en suis arrivé à casser la graine sur le pas de votre porte, c'est probablement du au fait que par deux fois je me suis présenté et ai exprimé mon désir de rencontrer un officier, et par deux fois, personne n'a eu la "bienséance" ni même la politesse, ou oserai-je dire la bonté même, de m'inviter à entrer pour patienter près d'un bon feu.
Il ne laissait aucune chance à la Draeneï de répondre. D'ailleurs, il ne voulait pas être coupé et s'efforçait de ne pas interrompre son discours.
- Un homme seul, sans arme, sans armure et sans mauvaises intentions apparentes présente-t-il tant de menace pour toute une garnison ? Que vous m'ayez pris pour un mendiant passe encore, et pourtant, j'ai souvent eut l'occasion de voir des mendiants jouir de bien plus de bienséance que ça.
Le ton de Thelomnius était devenu un peu froid. Conscient d'avoir peut être franchi une limite, il se passa la main dans la nuque, se remis à sourire et tenta tant bien que mal de détendre l'atmosphère glaciale que dégageait la Draeneï.
- Néanmoins, je ne suis pas venu ici pour souiller votre pas de porte, et je m'en excuse. Comme gage de paix, c'est avec un grand plaisir que je vous invite à venir souiller le mien la prochaine fois que vous serez à Hurlevent.
Pas tout à fait convaincu de l'effet de sa petite plaisanterie, le Paladin décida d'enchaîner.
- Bref, comme je vous l'ai déjà dit, je me nomme Thelomnius de Quelliade, Paladin. Natif de Lordaeron, je suis un ancien Chevalier de la Main d'Argent. Je pense que vous comprendrez aisément que je ne suis pas venu proposer mes services comme cuisinier ou comme maître d'écurie.
Hadjirah était restée plantée face au paladin tout le long de sa tirade, le détaillant sans gêne de la tête aux pieds, et le gratifiant d'une absence complète de réaction, que ce soit face à ses quelques piques... Ou à sa sympathie retrouvée...
Ce ne fut qu'une fois qu'il eut fini qu'elle sembla se remettre en marche, à la manière que quelque automate dénué de vie dont on viendrait de remonter les rouages :
"Je vois."
...Quoi donc au juste ? Il y avait plus de quoi s'inquiéter de cette phrase que de toutes les menaces de mort du monde. Ayant laissé planer un silence suffisamment long pour être pesant, elle reprit :
"Il ne s'agit pas ici d'un problème de méfiance. Quand bien même vous auriez pénétré en complet équipement guerrier, vous n'auriez pu aller bien loin. Pour ma part, je ne laisse simplement pas entrer n'importe qui pour rien, pour limiter les frais en ce qui concerne le ménage des sols. Les bottes crasseuses et les employés peu efficaces auront raison de moi un jour."
Il n'y avait, malgré l'incongruité de ces paroles, pas le moindre sourire sur le visage d'Hadjirah ayant pu indiquer une quelconque note d'humour... Elle repris sur le même ton, sans se départir de sa tenue altière :
"Quand à venir souiller votre pas de porte, il faudra que j'ai plus de griefs que cela contre vous. Une véritable vengeance personnelle, quelque chose comme ça..."
Hadjirah ne semblait pas plus plaisanter que précédemment. Elle laissa échapper un soupir agacé, avant de s'écarter un peu et d'indiquer le bastion à Thelomnius d'un geste de la main :
"Quoiqu'il en soit, je suis de fait chevalier, et donc habilitée à vous recevoir s'il s'agit de jauger ce que vous êtes capable de nous offrir d'autre que de grandes déclarations enflammées, cette fois ci."
Aucun doute, Hadjirah savait pertinemment à qui elle parlait, et avait eu vent des précédentes visites de Thelomnius. Cela ne semblait pourtant pas être un obstacle à son accueil... En tout cas, pas plus qu'une poignée de miettes laissées sur le sol.
Elle entrepris, une fois s'être assurée que Thelomnius la suivait, de se diriger vers le bastion. Sa démarche droite et assurée, le cliquetis de ses pièces de maille, tranchaient d'étrange façon avec la noblesse de ses traits et la parfaite mise de sa chevelure... Un improbable mélange...
Elle s'arrêta quelques secondes pour tapoter ses sabots contre le sol, avant de pénétrer dans la garnison. Propreté élémentaire. Et jetant un oeil à Thelomnius, elle le guida le long du corridor de pierre menant à la salle commune de la garnison. Une vague odeur de viande grillée était perceptible, mais pas forcément ragoûtante. L'heure de la pitance commune approchait... Et si le recrutement d'un cuisinier était en cours, elle n'était pas forcément fabuleuse.
La draeneï se figea une fois dans la salle principale du bastion, indiquant une petite table et un banc de bois à Thelomnius d'un geste sec digne de quelque préceptrice autoritaire :
"Bien. Vous voulez un entretien, Thelomnius ? Vous allez avoir un entretien. Si vous avez quelque chose à dire pour votre défense avant de commencer, c'est le moment."
Malgré sa parfaite maîtrise du commun... Peut être que, finalement, la draeneï mélangeait la notion d'entretien et celle de procès...?
Ce ne fut qu'une fois qu'il eut fini qu'elle sembla se remettre en marche, à la manière que quelque automate dénué de vie dont on viendrait de remonter les rouages :
"Je vois."
...Quoi donc au juste ? Il y avait plus de quoi s'inquiéter de cette phrase que de toutes les menaces de mort du monde. Ayant laissé planer un silence suffisamment long pour être pesant, elle reprit :
"Il ne s'agit pas ici d'un problème de méfiance. Quand bien même vous auriez pénétré en complet équipement guerrier, vous n'auriez pu aller bien loin. Pour ma part, je ne laisse simplement pas entrer n'importe qui pour rien, pour limiter les frais en ce qui concerne le ménage des sols. Les bottes crasseuses et les employés peu efficaces auront raison de moi un jour."
Il n'y avait, malgré l'incongruité de ces paroles, pas le moindre sourire sur le visage d'Hadjirah ayant pu indiquer une quelconque note d'humour... Elle repris sur le même ton, sans se départir de sa tenue altière :
"Quand à venir souiller votre pas de porte, il faudra que j'ai plus de griefs que cela contre vous. Une véritable vengeance personnelle, quelque chose comme ça..."
Hadjirah ne semblait pas plus plaisanter que précédemment. Elle laissa échapper un soupir agacé, avant de s'écarter un peu et d'indiquer le bastion à Thelomnius d'un geste de la main :
"Quoiqu'il en soit, je suis de fait chevalier, et donc habilitée à vous recevoir s'il s'agit de jauger ce que vous êtes capable de nous offrir d'autre que de grandes déclarations enflammées, cette fois ci."
Aucun doute, Hadjirah savait pertinemment à qui elle parlait, et avait eu vent des précédentes visites de Thelomnius. Cela ne semblait pourtant pas être un obstacle à son accueil... En tout cas, pas plus qu'une poignée de miettes laissées sur le sol.
Elle entrepris, une fois s'être assurée que Thelomnius la suivait, de se diriger vers le bastion. Sa démarche droite et assurée, le cliquetis de ses pièces de maille, tranchaient d'étrange façon avec la noblesse de ses traits et la parfaite mise de sa chevelure... Un improbable mélange...
Elle s'arrêta quelques secondes pour tapoter ses sabots contre le sol, avant de pénétrer dans la garnison. Propreté élémentaire. Et jetant un oeil à Thelomnius, elle le guida le long du corridor de pierre menant à la salle commune de la garnison. Une vague odeur de viande grillée était perceptible, mais pas forcément ragoûtante. L'heure de la pitance commune approchait... Et si le recrutement d'un cuisinier était en cours, elle n'était pas forcément fabuleuse.
La draeneï se figea une fois dans la salle principale du bastion, indiquant une petite table et un banc de bois à Thelomnius d'un geste sec digne de quelque préceptrice autoritaire :
"Bien. Vous voulez un entretien, Thelomnius ? Vous allez avoir un entretien. Si vous avez quelque chose à dire pour votre défense avant de commencer, c'est le moment."
Malgré sa parfaite maîtrise du commun... Peut être que, finalement, la draeneï mélangeait la notion d'entretien et celle de procès...?
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
Thelomnius accepta "l'invitation" de son hôte non sans enthousiasme, mais avec une certaine retenue néanmoins, et commença à suivre la Draeneï qui se dirigeait vers l'entrée. Elle marqua un arrêt avant de s'engouffrer dans le bastion pour tapoter ses sabots contre le sol. Le Paladin l'examina attentivement, et se mit à sourire discrètement.
Encore une maniaque de la propreté avec ses histoires de miettes, de bottes crasseuses ... pensa-t-il en ricanant intérieurement. Essayons de ne pas la froisser.
Il décida donc d'en faire autant et il se mis à tapoter soigneusement ses bottes contre le sol.
La Draeneï le guida à travers un long corridor, dont Thelomnius essayait d'en examiner les moindres recoins. Il n'eut pas beaucoup de temps pour apprécier la visite car ils arrivaient déjà dans une grande salle.
"Bien. Vous voulez un entretien, Thelomnius ? Vous allez avoir un entretien. Si vous avez quelque chose à dire pour votre défense avant de commencer, c'est le moment."
Il leva les yeux vers son hôte et examina avec une grande attention la froideur et le vide dans son regard. Toujours tenté de vouloir tout expliquer, Thelomnius se demandait si une telle attitude relevait d'une tentative grotesque pour essayer d'impressionner son interlocuteur ou si il pouvait réellement exister un vide si profond chez un être civilisé.
Quoi qu'il en soit, l'homme de guerre qu'il était se garderait bien de se laisser intimider par une Draeneï aux tendances autoritaires.
Mais était-il vraiment si sûr de lui ? ...
Thelomnius se mit à regarder attentivement la petite table et le banc de bois que venait de lui montrer la Draeneï. Aussi austère qu'ait été l'accueil jusqu'à maintenant, le Paladin n'en attendait pas moins pour la suite, il s'en rendait compte maintenant.
- Vous savez, dit-il avec un petit sourire, je reviens tout juste de campagne en Norfendre, et je ne m'attendais pas vraiment à retrouver l'atmosphère glaciale de la Couronne de Glace aussi vite, surtout au sein même de cette bonne vieille forêt d'Elwynn.
Il scruta le visage de son hôte, espérant déceler ne serait-ce qu'une petite réaction de sa part, mais rien n'y fit.
De toute évidence très mauvais en ce qui concerne les plaisanteries, Thelomnius se consola tout de même en se disant que la Draeneï n'était vraiment pas ce qu'on pourrait appeler un bon public...
- Bon ... hé bien commençons ! dit il avec une nonchalance qu'il n'eut aucun mal à cacher.
Encore une maniaque de la propreté avec ses histoires de miettes, de bottes crasseuses ... pensa-t-il en ricanant intérieurement. Essayons de ne pas la froisser.
Il décida donc d'en faire autant et il se mis à tapoter soigneusement ses bottes contre le sol.
La Draeneï le guida à travers un long corridor, dont Thelomnius essayait d'en examiner les moindres recoins. Il n'eut pas beaucoup de temps pour apprécier la visite car ils arrivaient déjà dans une grande salle.
"Bien. Vous voulez un entretien, Thelomnius ? Vous allez avoir un entretien. Si vous avez quelque chose à dire pour votre défense avant de commencer, c'est le moment."
Il leva les yeux vers son hôte et examina avec une grande attention la froideur et le vide dans son regard. Toujours tenté de vouloir tout expliquer, Thelomnius se demandait si une telle attitude relevait d'une tentative grotesque pour essayer d'impressionner son interlocuteur ou si il pouvait réellement exister un vide si profond chez un être civilisé.
Quoi qu'il en soit, l'homme de guerre qu'il était se garderait bien de se laisser intimider par une Draeneï aux tendances autoritaires.
Mais était-il vraiment si sûr de lui ? ...
Thelomnius se mit à regarder attentivement la petite table et le banc de bois que venait de lui montrer la Draeneï. Aussi austère qu'ait été l'accueil jusqu'à maintenant, le Paladin n'en attendait pas moins pour la suite, il s'en rendait compte maintenant.
- Vous savez, dit-il avec un petit sourire, je reviens tout juste de campagne en Norfendre, et je ne m'attendais pas vraiment à retrouver l'atmosphère glaciale de la Couronne de Glace aussi vite, surtout au sein même de cette bonne vieille forêt d'Elwynn.
Il scruta le visage de son hôte, espérant déceler ne serait-ce qu'une petite réaction de sa part, mais rien n'y fit.
De toute évidence très mauvais en ce qui concerne les plaisanteries, Thelomnius se consola tout de même en se disant que la Draeneï n'était vraiment pas ce qu'on pourrait appeler un bon public...
- Bon ... hé bien commençons ! dit il avec une nonchalance qu'il n'eut aucun mal à cacher.
(HRP : je considère que l'entretien se passe avant de bazar du cataclysme du patch. On en fait donc abstraction, sinon ça va tourner au vilain mélange ^^ )
Hadjirah resta fixée un moment à contempler Thelomnius, comme si les méandres de l'humour avaient grippé son esprit réfractaire à toute forme de plaisanterie.
"Le bois de chauffage est cher.", se contenta t'elle de lâcher sans passion. Premier degré primaire ou réponse dissimulée au trait d'esprit... qui aurait pu le dire...
Elle entreprit de dégrafer la pièce d'armure de mailles qui lui enserrait poitrine et côtes. Gestes secs, nets, précis. La force de l'habitude. Tout en s'affairant, elle reprit :
Donc, ser de Quelliade, vous venez nous proposer vos services de paladins. Sachez qu'au sein de l'Ost, l'adoration de la lumière n'est pas des plus... traditionnelle. Nous la mettons au service de nos lames, plutôt que de la servir. C'est le point de vue de certains de nos plus éminents membres. Si le fanatisme est votre crédo, il faudra passer votre chemin."
La maille céda sous les doigts d'Hadjirah. Elle entrepris de déposer la pièce d'armure sur une petite table, la repliant comme elle aurait plié quelque étoffe précieuse. Elle repris tout en s'attaquant à ses protection de bras et de cuisses :
"Mais allons droit au but. Qu'est ce qui vous motive à rejoindre nos rangs ? Lordaeron, je suppose. Mais nous ne sommes pas les seuls à mener une lutte ciblée contre les réprouvés. Et tant que vous y être, expliquez moi donc vos convictions à ce sujet."
Hadjirah déposa les nouvelles pièces retirées aux côtés de la première, poussant un léger soupir, se sentant sans doute plus légère dans une tenue de cuir souple débarrassée d'atours protecteurs. Elle ne s'en redressa qu'un peu plus, paraissant plus grande encore que de prime abord.
Elle se dirigea vers l'une des armoires simples peuplant la pièce, continuant à s'adresser à Thelomnius. Son ton monocorde et maîtrisé avait quelque chose d'insupportablement pesant :
"Et enfin, que savez vous faire. Quelles sont vos spécialités dans une armée ? Sur le front ? Tout simplement au sein d'une garnison ? Des talents cachés, peut être, à part l'art du pique nique et du trait d'humour hilarant ?"
Hadjirah extirpa un parchemin du meuble, ainsi qu'une plume, et une encre qu'elle mit un certain temps à choisir parmi plusieurs autres.
Elle revint à la table, s'y installa avec toute la raideur qui lui était propre, et planta son regard d'un bleu luisant sur Thelomnius, dans l'attente de réponses qu'elle jugerait avec toute la subjectivité malhonnète dont elle était capable.
Hadjirah resta fixée un moment à contempler Thelomnius, comme si les méandres de l'humour avaient grippé son esprit réfractaire à toute forme de plaisanterie.
"Le bois de chauffage est cher.", se contenta t'elle de lâcher sans passion. Premier degré primaire ou réponse dissimulée au trait d'esprit... qui aurait pu le dire...
Elle entreprit de dégrafer la pièce d'armure de mailles qui lui enserrait poitrine et côtes. Gestes secs, nets, précis. La force de l'habitude. Tout en s'affairant, elle reprit :
Donc, ser de Quelliade, vous venez nous proposer vos services de paladins. Sachez qu'au sein de l'Ost, l'adoration de la lumière n'est pas des plus... traditionnelle. Nous la mettons au service de nos lames, plutôt que de la servir. C'est le point de vue de certains de nos plus éminents membres. Si le fanatisme est votre crédo, il faudra passer votre chemin."
La maille céda sous les doigts d'Hadjirah. Elle entrepris de déposer la pièce d'armure sur une petite table, la repliant comme elle aurait plié quelque étoffe précieuse. Elle repris tout en s'attaquant à ses protection de bras et de cuisses :
"Mais allons droit au but. Qu'est ce qui vous motive à rejoindre nos rangs ? Lordaeron, je suppose. Mais nous ne sommes pas les seuls à mener une lutte ciblée contre les réprouvés. Et tant que vous y être, expliquez moi donc vos convictions à ce sujet."
Hadjirah déposa les nouvelles pièces retirées aux côtés de la première, poussant un léger soupir, se sentant sans doute plus légère dans une tenue de cuir souple débarrassée d'atours protecteurs. Elle ne s'en redressa qu'un peu plus, paraissant plus grande encore que de prime abord.
Elle se dirigea vers l'une des armoires simples peuplant la pièce, continuant à s'adresser à Thelomnius. Son ton monocorde et maîtrisé avait quelque chose d'insupportablement pesant :
"Et enfin, que savez vous faire. Quelles sont vos spécialités dans une armée ? Sur le front ? Tout simplement au sein d'une garnison ? Des talents cachés, peut être, à part l'art du pique nique et du trait d'humour hilarant ?"
Hadjirah extirpa un parchemin du meuble, ainsi qu'une plume, et une encre qu'elle mit un certain temps à choisir parmi plusieurs autres.
Elle revint à la table, s'y installa avec toute la raideur qui lui était propre, et planta son regard d'un bleu luisant sur Thelomnius, dans l'attente de réponses qu'elle jugerait avec toute la subjectivité malhonnète dont elle était capable.
- Thelomnius
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- Enregistré le : mar. 15 déc., 2009 11:22 pm
(HRP) : Ça me semble plus judicieux en effet !
... et ils entendirent un grand boum ! (/HRP)
"Donc, ser de Quelliade, vous venez nous proposer vos services de paladins. Sachez qu'au sein de l'Ost, l'adoration de la lumière n'est pas des plus... traditionnelle. Nous la mettons au service de nos lames, plutôt que de la servir. C'est le point de vue de certains de nos plus éminents membres. Si le fanatisme est votre crédo, il faudra passer votre chemin."
- Fanatisme ? Le terme me parait un peu fort si je puis me permettre, répondit le Paladin avec une légère pointe d'interrogation. Même si la lumière m'a naturellement guidé à entrer dans les ordres et devenir Paladin, je suis bien loin d'être un fanatique.
Sachez également qu'aussi grande que fut ma foi à l'aube de ma vie, elle s'est indubitablement altérée avec le temps.
"Mais allons droit au but. Qu'est ce qui vous motive à rejoindre nos rangs ? Lordaeron, je suppose. Mais nous ne sommes pas les seuls à mener une lutte ciblée contre les réprouvés. Et tant que vous y être, expliquez moi donc vos convictions à ce sujet."
- Mes convictions à propos des réprouvés ?
Il s'arrêta un instant et son visage se figea.
- Au delà d'une haine naturelle envers ces erreurs de la nature, je pense qu'il s'agit plus dans mon cas d'une sorte de vengeance personnelle.
Sa voix commençait à trahir son émotion.
- Une partie de moi est morte un jour, à cause des réprouvés, reprit-il enfin en baissant les yeux. Et j'entends bien en anéantir le plus possible jusqu'à ma mort.
Comme absorbé vers des pensées enfouies, il avait le regard vide. Il marqua une courte pause puis reprit enfin ses esprits.
- Néanmoins, dit il enfin, comme vous dites, vous n'êtes pas les seuls à lutter contre les réprouvés, c'est juste, mais vous avez quelque chose de plus qui m'intéresse, et vous l'avez mentionné, Lordaeron.
Il s'enfonça dans sa chaise, essayant de trouver vainement une position confortable. Une fois qu'il fut presque satisfait, il continua.
- Voyez vous, je pense avoir rendu de nombreux services à l'Alliance. J'ai toujours mis à disposition mon arme et mon savoir faire sur le champ de bataille à chaque fois qu'on me l'a ordonné. Bien au delà de mon dévouement naturel envers autrui, j'ai également accompli mon devoir car je pense que j'attendais quelque chose en retour, je le confesse.
J'ai toujours cru que l'Alliance finirait par comprendre enfin la nécessité de mener une campagne pour reprendre ce qui nous a été pris depuis bien trop longtemps maintenant. Mais je pense que c'était plus une illusion qu'autre chose, et maintenant je suis convaincu qu'aucune mesure ne sera prise pour Lordaeron, du moins pas en ce qui concerne notre chère Alliance.
"Et enfin, que savez vous faire. Quelles sont vos spécialités dans une armée ? Sur le front ? Tout simplement au sein d'une garnison ? Des talents cachés, peut être, à part l'art du pique nique et du trait d'humour hilarant ?"
Est ce qu'elle va me demander de citer 3 qualités et 3 défauts qui me caractérisent ? pensa Thelomnius.
- Ma spécialisation principale au combat est la protection. Je suis le plus souvent appelé au front pour protéger, défendre et comment dire ... prendre tous les coups !
Il s'amusa presque tout seul sans raison et sourit. Voyant que le visage de la Draeneï ne se déridait pas d'un poil, il repris son sérieux et enchaîna.
- Cela étant, j'ai également une spécialisation secondaire orientée vers l'attaque, avec des armes plus lourdes, dans laquelle, je dois avouer, je n'excelle peut être pas aussi bien que la première.
Il s'arrêta un instant et réfléchit, se demandant si il était vraiment nécessaire d'ajouter quelque chose puis reprit enfin.
- En terme de commandement, j'ai eu l'occasion de mener quelques troupes au combat, avec une poignée d'hommes sous mes ordres. Mais n'ayant jamais cherché à atteindre un haut grade de commandement par choix personnel, je dois dire que la stratégie et le fait de donner des ordres ne sont pas mes points forts. Je préfère me distinguer au combat.
Thelomnius se redressa légèrement sur sa chaise et posa ces poings sur la table, mains liées tout en attendant la suite de l'inquisition.
... et ils entendirent un grand boum ! (/HRP)
"Donc, ser de Quelliade, vous venez nous proposer vos services de paladins. Sachez qu'au sein de l'Ost, l'adoration de la lumière n'est pas des plus... traditionnelle. Nous la mettons au service de nos lames, plutôt que de la servir. C'est le point de vue de certains de nos plus éminents membres. Si le fanatisme est votre crédo, il faudra passer votre chemin."
- Fanatisme ? Le terme me parait un peu fort si je puis me permettre, répondit le Paladin avec une légère pointe d'interrogation. Même si la lumière m'a naturellement guidé à entrer dans les ordres et devenir Paladin, je suis bien loin d'être un fanatique.
Sachez également qu'aussi grande que fut ma foi à l'aube de ma vie, elle s'est indubitablement altérée avec le temps.
"Mais allons droit au but. Qu'est ce qui vous motive à rejoindre nos rangs ? Lordaeron, je suppose. Mais nous ne sommes pas les seuls à mener une lutte ciblée contre les réprouvés. Et tant que vous y être, expliquez moi donc vos convictions à ce sujet."
- Mes convictions à propos des réprouvés ?
Il s'arrêta un instant et son visage se figea.
- Au delà d'une haine naturelle envers ces erreurs de la nature, je pense qu'il s'agit plus dans mon cas d'une sorte de vengeance personnelle.
Sa voix commençait à trahir son émotion.
- Une partie de moi est morte un jour, à cause des réprouvés, reprit-il enfin en baissant les yeux. Et j'entends bien en anéantir le plus possible jusqu'à ma mort.
Comme absorbé vers des pensées enfouies, il avait le regard vide. Il marqua une courte pause puis reprit enfin ses esprits.
- Néanmoins, dit il enfin, comme vous dites, vous n'êtes pas les seuls à lutter contre les réprouvés, c'est juste, mais vous avez quelque chose de plus qui m'intéresse, et vous l'avez mentionné, Lordaeron.
Il s'enfonça dans sa chaise, essayant de trouver vainement une position confortable. Une fois qu'il fut presque satisfait, il continua.
- Voyez vous, je pense avoir rendu de nombreux services à l'Alliance. J'ai toujours mis à disposition mon arme et mon savoir faire sur le champ de bataille à chaque fois qu'on me l'a ordonné. Bien au delà de mon dévouement naturel envers autrui, j'ai également accompli mon devoir car je pense que j'attendais quelque chose en retour, je le confesse.
J'ai toujours cru que l'Alliance finirait par comprendre enfin la nécessité de mener une campagne pour reprendre ce qui nous a été pris depuis bien trop longtemps maintenant. Mais je pense que c'était plus une illusion qu'autre chose, et maintenant je suis convaincu qu'aucune mesure ne sera prise pour Lordaeron, du moins pas en ce qui concerne notre chère Alliance.
"Et enfin, que savez vous faire. Quelles sont vos spécialités dans une armée ? Sur le front ? Tout simplement au sein d'une garnison ? Des talents cachés, peut être, à part l'art du pique nique et du trait d'humour hilarant ?"
Est ce qu'elle va me demander de citer 3 qualités et 3 défauts qui me caractérisent ? pensa Thelomnius.
- Ma spécialisation principale au combat est la protection. Je suis le plus souvent appelé au front pour protéger, défendre et comment dire ... prendre tous les coups !
Il s'amusa presque tout seul sans raison et sourit. Voyant que le visage de la Draeneï ne se déridait pas d'un poil, il repris son sérieux et enchaîna.
- Cela étant, j'ai également une spécialisation secondaire orientée vers l'attaque, avec des armes plus lourdes, dans laquelle, je dois avouer, je n'excelle peut être pas aussi bien que la première.
Il s'arrêta un instant et réfléchit, se demandant si il était vraiment nécessaire d'ajouter quelque chose puis reprit enfin.
- En terme de commandement, j'ai eu l'occasion de mener quelques troupes au combat, avec une poignée d'hommes sous mes ordres. Mais n'ayant jamais cherché à atteindre un haut grade de commandement par choix personnel, je dois dire que la stratégie et le fait de donner des ordres ne sont pas mes points forts. Je préfère me distinguer au combat.
Thelomnius se redressa légèrement sur sa chaise et posa ces poings sur la table, mains liées tout en attendant la suite de l'inquisition.