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[Candidature acceptée] Tsukiyomi
Posté : dim. 07 oct., 2007 7:07 pm
par Tsukiyomi
*La nuit était déjà bien avancée. L'adjoint Rainier somnolait, ivre de sommeil et de bière naine. Il ne senti pas les doigts agiles qui le soulagèrent du trousseau de clé qui pendait a son ceinturon de cuirs ans même faire tinter les clés. Un léger bruit d'étoffe froissée se fit à peine entendre, mais il fût instantanément englouti par la nuit.
Quelques mêtres plus loin à peine, une silhouette sortit littéralement de l'ombre d'un bâtiment. Une forme fine et gracile, moulée dans une tenue de cuir noir. Un petit souffle de vent agita les cheveux sombres. Une rayon de lune perça furtivement les nuages qui se trainaient au coeur de la nuite silencieuse. A la faveur de ce rayon, un visage rouge se détacha rapidement de la forme. Non pas quelque sorcellerie, mais le masque de tissu rouge qui couvrait partiellement la silhouette.
Cette dernière leva les yeux au ciel et fixa un instant la Lune. Celle çi fut vite cachée par les nuages, et l'ombre sembla disparaitre en même temps que l'astre.
La silhouette féminine réapparut furtivement à divers endroits du Bastion, mais toujours a l'extérieur.
Elle comprit vite que le trousseau volé ne lui ouvrait que des portes communes, empechant l'accès au coeur des batiments. De plus, ces batiments semblaient bien étudiés. Aucune intrusion possible sans les bonnes clés. Les serrures étaient de curieuse facture, quasiment impossibles à crocheter.
Au bout de nombres d'essais infructueux, la silhouette fit quelque chose de curieux. Elle se mit au milieu de la cours commune, bien en vue. Elle posa un genou a terre, et abaissa son masque. Puis sa main gauche se leva vers sa bouche. La silhouette embrassa son pouce, ou plutot le curieux anneau blanc surmonté de rouge qui ornait son doigt. Ceci fait elle ferma le poing et souffla légèrement dessus. Elle ecarta un peu son poing sérré et une douce lueur se mit à briller dans la nuit claire. De son poings se levèrent son index et son majeur. La lueur semblait concentrée au bout de ces deux doigts.
A voix basse, la silhouette prononça quelques mots qui, si vous aviez pû les entendre, auraient été ceci : "Mère, éclaire moi de tes vertues. Que ta Lumière guide mon ombre." puis porta ses doigts sur l'oeil gauche. La forme féminine étouffa un léger cri de douleur, puis leva la tête.
Dans le ciel, la Lune était apparue a nouveau. La silhouette la regarda et une chose curieuse se produisit. L'oeil gauche se mit a briller, et une larme de sang roula sur sa joue. Le silhouette scrutait à présent les alentours trés rapidement, pendant que la Lune étaient a nouveau recouverte par les nuages. Au moment où l'astre nocturne fut englouti a nouveau, la forme arrêta son regard su une chose insignifiante : Une caisse de bois. Elle sourit, ferma les yeux et la lueur de son oeil gauche disparut. Elle replaca son masque, puis se déplaça furtivement à la faveur de la nuit. Arrivée à la hauteur de la caisse elle fureta un instant, puis déplaca l'amas de bois, révèlant un soupirait ouvert. L'agile silhouette se glissa lentement dans l'ouverture, et aprés plusieurs contorsions elle se retrouva dans une salle ou un grimoire présentait des candidatures diverses pour l'Ordre qu'abritait le Bastion. Elle lut quelques noms et les mémorisa, puis fouilla la pièce. Elle se dirigea ensuite vers la porte, qu'elle forca sans mal.
Elle était entrée.......
Posté : mar. 09 oct., 2007 9:41 am
par Tsukiyomi
La silhouette se mouvait en silence dans le bastion calme. Elle passa devant de nombreuses salles, les visitant mais n'y prêtant pas vraiment attention. Ce qu'elle cherchait était un bureau, et non pas des moindre. Celui du maitre des lieux, où plutôt la maitresse.
A force de furetage, elle finit par mettre la main sur les quartiers privés des membres de l'Ost Pourpre. Sous certaines portes la lumière filtrait. Tous ne dormaient pas. Une des portes était doublée d'un lourd tissu pourpre, finement décoré de broderie d'or qui formaient ces lettres "Lohma de Sangre". La porte a côté était des plus classique, portant la simple inscription "Sénéchal Galate". La silouhette continuait son inspection des lieux. Arrivée au niveau d'une nouvelle porte, elle decouvrit le nom d'Arnoluin, puis celui d'Hayate. Un peu plus a l'écart, une porte entrouverte portait la mention "Alrunee". La voleuse ne s'en soucia pas et passa son chemin. Elle arriva à la porte qui l'interessait, qui comportait cette simple plaque : "Connétable". La silhouette colla son oreille contre la porte et écouta. Elle n'entendit que le bruit d'un respiration régulière. La paladine dormait...
Avec sa discrétion habituelle, la silhouette entreprit de crocheter le verrrou. Une fois sa besogne accomplie, elle se glissa dans les quartiers d'Aurys....
Posté : mer. 10 oct., 2007 12:53 am
par La Vigie
L'ombre attendait. Si un tel sentiment lui avait été accessible, on aurait dit qu'elle s'ennuyait. Informe et silencieuse, elle s'étalait dans l'obscurité qui régnait entre le lit robuste et le grand bureau qui formaient quasimment à eux seuls tout l'ameublement de la chambre. Immobile, elle flottait légèrement au rythme de la respiration saccadée de l'objet de sa présence. Invisible. Absente.
Parfois, elle sentait la présence de son créateur auprès d'elle. Des impressions qui lui étaient par nature étrangère parcouraient son être quand le maître observait par ses yeux les agissements de la femme blonde qui geignait alors depuis son lit. Un mauvais rêve. Comme toutes les nuits. Puis la présence s'en allait, et la sentinelle obscure retrouvait sa solitude.
Cette nuit pourtant, quelque chose se déroulait différemment. La porte de la chambre s'ouvrit lentement, avec une finesse et une dextérité qui auraient amené quiconque de suffisamment affûté pour les remarquer à applaudir leur auteur. Mais l'ombre était à mille lieux de ces sentiments. Elle se focalisa sur l'intrus. Loin, très loin au Nord, elle savait que son maître était déjà tiré de ses précieuses recherches par le miroitement insolite du grand miroir qui ornait son laboratoire. Sa présence déferla en elle comme un raz-de-marée, et ses propres yeux virent la silhouette féline pénétrer la pièce avant de se retirer. Les ordres ne tardèrent pas.
Attendre.
Observer.
Protéger.
Les mêmes ordres que dix jours auparavant, quand l'assassin à la peau morte s'était introduit dans le Bastion, avant d'être dévoré par les ténèbres. L'ombre ne bougea pas. Les prochains gestes de l'intrus décideraient de son sort.
Posté : mer. 10 oct., 2007 9:15 am
par Tsukiyomi
La silhouette avait tout prévu. Un peu d'huile sur les gonds de la solide porte, et elle s'ouvrit sans même émettre un bruit. Elle ne l'ouvrit que légèrement, pour pouvoir passer et refermer rapidement derrière elle.
Une fois sur le seuil, lorsque le battant de la porte fût clos et que la clanche était venue se loger dans la serrure, la silhouette entreprit d'avancer mais se stoppa net. Aux aguets, elle controlait de son mieux sa respiration. Voila une autre utilité des masques : ils étouffent votre respiration. Mais c'est un faux avantage : si votre souffle s'accélère, le masque la rends difficile donc plus bruyante.
Elle sentait quelque chose d'anormal. Oh, elle aurait bien été incapable de décrire le pourquoi de son malaise, mais il était là et bien présent.
Elle calma ses sens et resta parfaitement immobile. Si le baron Ravenholdt l'avait reconnue en tant qu'apprentie assassin, c'était pour son talent inné de la furtivité. Mais là, elle en était sûre, quelque chose n'allait pas.
La silhouette trouva un certain avantage à sa situation. La piièce était exigûe et vu l'endroit d'où elle se trouvait, elle pouvait en faire le tour des yeux sans bouger d'un millimêtre.
La chambre était plongée dans une pénombre curieusement dense. La silhouette peinait a distinguer le bureau, le grand lit. Et la tension qu'elle ressentait s'amplifiait encore...
Elle se rendit compte qu'elle avait fais deux erreurs de débutant. La première, c'est d'avoir utilisé si peu d'huile sur les gonds de la porte. En effet, elle savait que si elle ouvrait la porte maintenant, elle ne manquerait pas de grincer. La seconde erreur, non pas des moindre, et de ne pas s'être attardée plus sur la chambre avant de refermer la porte. La fenêtre, voie de fuite habituelle, était close par deux volets.
"coincée", pensa t'elle a juste titre.
Il allait falloir faire preuve d'imagination.
La silhouette calma ses esprits, et établi un rapide plan d'action, et advienne que pourra. Elle avait une mission à accomplir, et elle allait la mener à bien.
Elle se mit a avancer sans bruit vers le grand lit. Plus elle couvrait les centimêtres la séparant de son objectif, plus la pression se faisiat forte. Elle s'arreta a nouveau et scrute la petite pièce. Elle ne vit rien pourtant, si ce n'est peut être une zone d'ombre qui semblait plus épaisse entre le bureau et le lit. "curieux", pensa t'elle encore.
De ses pas félins lents et silencieux, elle s'avança vers Aurys, qui dormait a poings fermés. Arrivée a bonne hauteur, la Silhouette fit une action, qui, elle l'ignorait encore, risquait de lui coûter trés cher. Elle sortit son poignard, sans voir que dans l'ombre, quelque chose avait bougé dans sa direction..........
Posté : mer. 10 oct., 2007 6:26 pm
par La Vigie
L'ombre n'éprouvait aucune espèce de ressentiment à l'égard de la fine silhouette qui s'était imprudemment approchée du lit. Elle était imperméable à ce genre de sentiments. Mais l'ordre avait jailli, aussi net qu'un trait sur un parchemin.
PROTEGER !
L'ombre s'étendit à l'ensemble de la pièce, englobant sa cible dans son propre corps avant de s'abattre brutalement sur elle, dans l'intention de l'avaler dans ses ténèbres.
Le poignet qui tenait l'arme disparut le premier dans les volutes obscures, et un hoquet de surprise s'échappa de la bouche de l'intruse.
Posté : mer. 10 oct., 2007 6:36 pm
par Aurys
Aurys dormait mal, comme toutes les nuits. Elle se sentait oppressée, et le travail qui l'occupait depuis qu'elle était devenue Connétable de l'Ost lui servait justement à s'épuiser suffisamment pour trouver le sommeil.
Le brusque hoquet de surprise et de douleur de l'intruse la réveilla sur-le-champ. Sous ses yeux, une silhouette filiforme semblait comme flotter dans les airs, tenue par le poignet...
Qui êtes-vous ? s'entendit-elle crier avec plus de peur qu'elle ne l'aurait voulu.
Posté : mer. 10 oct., 2007 7:40 pm
par Tsukiyomi
La phrase d'Aurys ne parviens même pas jusqu'au oreilles de la silhouette. Elle était surprise, et sous l'étreinte d'une vive douleur. Une véritable étau enserrait son poignet, qui menaçait de rompre sous la pression.
Elle réfléchissait à toute allure, l'adrénaline jaillissant dans ses veines. Il fallait faire vite, se débarasser de cette chose. Elle battait lamentablement ses pieds dans le vide, et tenta même de balayer l'air de sa dague. Peine perdue. De plus l'ombre semblait progresser le long de son bras.
"Et la Lune qui n'est pas visible, foutredieu !" laissa échapper le visage masqué de rouge.
Si elle ne faisait pas quelque chose, l'aventure s'arreterait là....
Posté : jeu. 11 oct., 2007 3:27 pm
par Galate
Galate passait de très mauvaises nuits en ce moment. A chaque fois, c'était le même rêve qui se rejouait encore et encore...
"Par ici...il ne nous trouvera pas..."
Elle revoyait la même scène, celle qui faillit lui coûter la vie...
"Le voila, il arrive...ne bouges pas, Galate, je m'en charge..."
La peur, la souffrance, encore et encore...
"Au...Aurys ? AURYS !"
"Qui êtes-vous ?"
Elle se réveilla en sursaut. La Draeneï venait d'entendre un cri provenant de la chambre d'à côté, celle d'Aurys. Elle bondit hors de son lit, pris son arme et ouvrit la porte...Pour apercevoir l'ombre...
"Quoi ? Qu'est-ce donc ?"
Posté : jeu. 11 oct., 2007 11:17 pm
par Tsukiyomi
La silhouette, bien que se débattant contre la force qui lui broyait le poignet, ne pût s'empecher de réagir a l'entrée de Galate.
"ça....hmmmpff....ça vous ennuierais....ARrrrgh.....de....poser....vos..stu..pides...questions...arrr..plus tard....'suis....un...peu..........Occupée...la............"
La silhouette se débattait toujours, semblant accrochée dans les airs.
C'est alors qu'une idée germa dans son esprit. Dans la Lumières, les Ombres se dispersent...Mais comment produire une lumière dans cette pièce ? La draeneï était venu simplement avec son arme, sans torche.
Le déclice se fit dans l'esprit de l'intruse. Elle commençait a souffrir de son bras, et l'ombre enserrait à présent sa gorge.
C'est avec difficulté qu'elle articula faiblement un mot entre deux râles étouffés
"Pa....la...d...ine..........."
Posté : ven. 12 oct., 2007 6:15 pm
par Aurys
Aurys réagit immédiatement. Une aura d'un blanc laiteux illumina le lit et se trouva confronté à une obscurité presque dense, matérielle, révélant les contours de l'ombre.
Cette dernière sembla résister un instant, puis disparut sans un bruit. Tsukiyomi retomba sur le sol.
Posté : ven. 12 oct., 2007 10:42 pm
par Tsukiyomi
Tsukiyomi, a terre, massa lentement sa gorge et son poignet. Aurys et Galate avaient les yeux posés sur la voleuse, à présent dévoilée.
Elle se massait mais en profitait pour s'ouvrir une voie de retraite, s'apercevant bien vite qu'elle ne pouvait pas fuir. Les volets étaient lourdement fermée, et la draeneï bloquait la porte de sa lourde épée. Tsukiyomi était fougueuse, mais pas assez stupide pour affronter les deux femmes aguerries. Elle se releva, et ficha sa dague au sol en guise de bonne foi.
"Bonsoir........ Vous vous demandez sûrement ce que je fais içi. Et bien....Je voulais remettre ceci à Nor Laedro en main propre."
La voleuse s'approcha et tendis prudemment un parchemin dont l'en-tête ne contenait que ces quelques mots : "demande de recrutement"
Posté : sam. 13 oct., 2007 11:47 am
par Aurys
La situation était pour le moins cocasse. Vêtue d'une robe de chambre qui laissait à peine dépasser ses mains, Aurys se retrouvait face à l'acte de canidature le plus étrange qui soit. Elle décida de s'en faire une raison et, tout en indiquant à du monton à Galate de surveiller l'intruse, attrapa le parchemin et le déroula pour le lire.
Posté : dim. 14 oct., 2007 1:46 am
par Tsukiyomi
Tandis qu'Aurys détaillait le parchemin qui se déroulait sous ses yeux, Tsukiyomi, elle...Meublait la scène. Elle épousseta sa tenue de cuir réajusta son masque d'étoffe et se recoiffa un tant soit peu, toujours sous l'oeil de Galate qui ne la lachait pas.
- 'fait froid cette nuit...
-....
- manque de conversation, la peau-bleue...
- ...
- 'f'sait moins froid l'automne dernier, pas vrai ?
- ....
- quel sens de la répartie....
Pendant que la jeune voleuse tentait d'instaurer un semblant de conversation avec la guerrière, Aurys lisait ces lignes :
" Nor Laedro,
Votre ordre se monte, et d'aprés ce que je peux en voir, vous comptez plus de personnes prêtes a foncer sans réfléchir que de vrais stratèges. Je ne me pose pas là en tant que chef de guerre, ce rôle je vous le laisse bien volontiers. Mais tout chef se doit d'avoir une oreille, une main, des yeux et une dague dans l'ombre. Je suis prête à être cette ombre. Peu m'importe les basses besognes. Si vous me donnez votre parole d'être celle qui m'emmenera au coeur de Stratholme, je vous suivrais jusqu'éau plus profond des rangs de la Légion Ardente si vous me le demandiez.
Je suis prête a vous suivre, a tuer même Elune si vous me donniez l'ordre.
Je vous offre les services de l'ombre, Sa plus sincère dévotion. Je veux m'enfoncer en Stratholme.
T."
Posté : dim. 14 oct., 2007 10:37 am
par Galate
Galate fixait l'intruse, ne la quittait pas des yeux. Et quand celle si commençait à lui faire la conversation, ses yeux devinrent encore plus durs. Tsukyomi savait qu'elle irriterait la guerrière en lui parlant... Mais la Draeneï resta calme, et il ne sortit absolument rien de sa bouche.
Quand elle entendu Aurys lisant les quelques lignes de la voleuse, elle ne put s'empêcher de ricaner.
Enfin, après tout, tout le monde pouvait tenter sa chance...