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[Candidature acceptée] Fyréos
Posté : jeu. 12 févr., 2009 1:17 pm
par Fyréos Tendrim
Le calme régnait sur la Forêt d'Elwynn. Les branches des arbres dansaient au rythme de la légère brise qui sillonnait les arbres, créant une douce mélodie qui parvenait aux habitants des villages endormis de la forêt. La guerre était désormais bien loin de ces contrées, autrefois ravagées par les Orcs... La belle Hurlevent, elle, ne dormait jamais, tout comme ses gardes à l'affût du moindre mouvement.
Il y avait de l'amour dans l'air cette nuit là, et les gardes se faisaient accoster sans arrêt par toute sorte de créatures... L'un d'eux fit un bref salut à un homme qui sortait de la ville à dos de cheval, tête encapuchonnée, épée à la ceinture, cape au vent, avant de retourner à d'autres préoccupations... Les sabots ne résonnèrent plus sur les dalles de pierre de la Vallée des Héros et le cheval partit au galop hors du sentier.
Le cavalier contourna précautionneusement les territoires occupés par les Défias autour du Lac Miroir et se mit directement en route vers son objectif. La caserne de la Lisière était éclairée par quelques torches, l'entrée confiée à un seul homme aux traits fatigués mais qui n'en restait pas moins un combattant aguerri, une arme à la main. Le cavalier descendit de son cheval, attacha la bride à une barrière, lui murmura quelques paroles puis s'avança vers le garde, s'attendant à être interpelé. Suite à quoi il pourrait expliquer la raison de sa venue...
Posté : jeu. 12 févr., 2009 2:04 pm
par Adjoint Rainer
Rainer en avait les moustaches qui frisaient, ce qui était d'ordinaire signe de temps orageux sur Elwynn ou de grand énervement de l'irascible vétéran. Toute la journée, des jeunes gens étaient venus le voir pour lui proposer des gages d'amitié - et surtout lui soutirer quelque chose. De plus en plus rudement, il les avait renvoyés sur Hurlevent, avec une floppée d'injures qui avaient le mérite d'être très explicites quant à son état d'esprit à l'égard de ce qui se tramait dans la capitale.
Aussi, quand le cavalier approcha sur le sentier qui menait à la Garnison, le vieux soldat l'accueillit en grimaçant.
La fête se passe à Hurlevent, pas ici. Remballez donc vos cadeaux et autres friandises, vous ne trouverez pas de doux sentiments par ici.
Posté : jeu. 12 févr., 2009 2:31 pm
par Fyréos Tendrim
Le ton sec sur lequel l'adjoint accueilli le visiteur aurait pu le vexer, mais il ne comprenait que trop bien ce qu'il ressentait. Toute cette agitation dans les capitales de l'Alliance était dérisoire, ridicule au possible, et il se demandait même si les gens avaient conscience de leur attitude...
Il esquissa donc un sourire suite à cet accueil "chaleureux" au possible, et répliqua d'une voix neutre:
"Je ne suis point venu ici pour chercher quelconques doux sentiments; je ne suis pas ici non plus pour donner des cadeaux ou des friandises. Je suis venu ici dans l'espoir d'obtenir une audience auprès de l'un des dirigeants de l'Ordre..."
Sans pour autant dévoiler ses motivations, il lui sembla avoir été on ne peut plus clair au sujet de sa visite... Son enthousiasme laissait cependant peu à peu place à l'appréhension et au doute...
Posté : jeu. 12 févr., 2009 3:28 pm
par Adjoint Rainer
Rainer s'apaisa quelque peu, se morigénant de n'avoir su distinguer du premier coup d'oeil un interlocuteur sérieux de la masse bêlante de ceux dont l'esprit avait cédé à la frénésie amoureuse. Il cracha sa chique et se redressa, prenant l'allure plus martiale qu'on lui connaissait d'ordinaire.
Je vais de ce pas porter votre message à l'un de mes supérieurs. Puis-je vous demander quel est le but de votre visite ?
Posté : jeu. 12 févr., 2009 4:09 pm
par Fyréos Tendrim
L'adjoint sembla se renfrogner un instant mais il finit par acquiescer. Il sembla alors bien plus imposant.
Il était bien évident qu'il fallait informer cet homme de la raison pour laquelle il venait. Après tout, c'était lui qui gardait l'entrée du Fort de l'Ost Pourpre...
Aussi, l'homme répondit sans détours:
"Je souhaite rejoindre l'Ordre."
Cette phrase traînait depuis plusieurs jours dans l'esprit de Fyréos sans pour autant qu'il sache comment la dire...
Posté : jeu. 12 févr., 2009 4:37 pm
par Adjoint Rainer
Rainer plissa les yeux. L'individu était humain, s'exprimait clairement, n'avait rien à voir avec les navrants personnages qui venaient l'importuner d'ordinaire avec leur patois improbable et faisait montre d'une certaine politesse. Il méritait donc un brin de considération.
Si vous voulez bien patienter quelques instants, je vais faire part de votre demande aux officiers supérieurs de l'Ost.
Et l'Adjoint de pénétrer dans la Garnison à la recherche desdits officiers.
Posté : ven. 13 févr., 2009 8:28 am
par Fyréos Tendrim
Fyréos choisit d'écouter les prédications de l'adjoint. Après tout, il se devait de donner la meilleure image de lui-même. Et jusqu'à présent, il s'avouait satisfait de sa propre personne. Jamais il ne se serait cru capable de tenir tête à cet homme.
Mais tout cela était loin d'être fini. Au contraire même. Le véritable défi que posait son envie de rejoindre l'Ost Pourpre était sur le point de commencer. L'enthousiasme faisait peu à peu place à l'anxiété et à l'appréhension à mesure que le temps s'écoulait... Les minutes passées à attendre le retour de l'adjoint parurent durer une éternité au Guerrier...
Posté : ven. 13 févr., 2009 12:06 pm
par Lomah de Sangre
- Quoi encore Rainer...? Si vous pouviez vous exprimer sans me lancer des regards crispés !
Lomah observa le vieux soldat guindé et soupira. Il ne semblait pas avoir pardonné l'humiliation et la peine qu'il avait éprouvé lors de la venue de Falstaf. De plus Karin lui causait beaucoup trop d'insomnies pour que sa patience n'en soit pas émoussée.
- Un postulant, Chambellan.
Elle leva les yeux aux ciel.
- Je préférais quand vous m'appeliez gauchement "M'dame de Sangre". Amenez-le... je ne suis plus à un importun nocturne près !
Elle referma son carnet d'esquisses -le quatrième entamé en moins de deux semaines- et entreprit de faire du thé pour l'inconnu. C'était peut-être la nuit, et sa fille lui avait sans doute copieusement raclé ses nerfs pour les mettre à vif, mais ça n'était pas une raison pour perdre de sa superbe et de ses manières !
Posté : ven. 13 févr., 2009 2:12 pm
par Fyréos Tendrim
Devait-il être aussi direct qu'il le fut avec l'adjoint ? De quelle façon devrait-il se présenter ? Son interlocuteur serait-il dans un bon jour ? Était-il réellement convenable de venir à une heure si tardive ? Il aurait sûrement été préférable d'être venu en plein jour... Cela allait-il jouer en sa défaveur ?
Telles étaient les questions que se posait le Guerrier en attendant l'audience avec un "officier supérieur", comme l'avait annoncé l'adjoint Rainer. La première fois qu'il avait eu vent de l'Ost Pourpre, ce fut par le biais de Dame Aurys de Nor Laedro. Cette dernière l'avait passablement impressionné de par son charisme. Allait-il en être de même avec la personne qu'il allait rencontrer?
L'adjoint Rainer revint, la mine morose. Fyréos eut peur que cela soit de mauvaise augure, mais il lui annonça qu'il allait être reçu par le Chambellan. Qui cela pouvait-il être ? Après tout, il n'avait rencontré que quelques membres de l'Ordre...
Ces questions s'évaporèrent rapidement lorsqu'il pénétra enfin dans le Bastion. Après une flopée de marches et une série de couloirs dans lesquels patrouillaient des gardes, Fyréos pénétra dans une nouvelle pièce où l'attendait une jeune femme - vraisemblablement une mage, au vu de ses vêtements. Apparemment, c'était elle, le Chambellan.
Sans attendre qu'on l'invite à parler, Fyréos déclara:
"Bonsoir. Je me nomme Fyréos Tendrim. Je sais que je me présente à une heure tardive et je m'excuse si je vous importune. Je souhaiterais rejoindre votre Ordre."
C'était concis, pour sûr. Il se doutait bien que cela n'allait pas être suffisant pour convaincre cette femme, mais il était prêt à dire ce qu'il fallait ou faire ce qu'il fallait pour la convaincre.
Posté : ven. 13 févr., 2009 2:34 pm
par Lomah de Sangre
Lomah haussa un sourcil et son visage neutre se fendit d'un sourire aux charmes flamboyants. Elle portait une robe de chambre satinée, turquoise, brodée de coquelicots d'un rouge sanglant. Sous le taffetas, on devinait une chemise de nuit en voile léger qui laissait le soin à l'imaginaire masculin de battre la campagne avec allégresse.
Elle retira ses bésicles de lecture, et darda deux pupilles d'or sur le nouveau venu -couleur tout à fait inhabituelle chez un être humain- avec un amusement certain.
- Respirez, mon jeune ami. Les points on été inventé pour laisser aux phrase la possibilité de respirer... Faites-en autant !
Elle lui présentant un siège en face de son bureau en en tapotant négligemment le bois, puis lui tendit une tasse de thé.
- J'espère que vous aimez la margenale...
Elle se carra ensuite sur son fauteuil, croisant gracieusement les jambes, et décortiqua son "impromptu nocturne" avec une curiosité impudique qui le mit certainement mal à l'aise.
- D'où venez-vous, Fyréos ?
Posté : ven. 13 févr., 2009 3:15 pm
par Fyréos Tendrim
Fyréos se rendit rapidement compte du ridicule qu'il était capable d'offrir lorsqu'il se mettait dans pareils états de stress inutiles. Certes, d'elle dépendait de son entrée ou de son rejet de l'Ost Pourpre; mais rien de plus. Sa vie ne s'arrêterait point là. Son empressement était tel qu'il n'avait même pas réagi aux charmes certains de la femme qui se tenait en face de lui, désormais assise dans un large fauteuil et attendant vraisemblablement qu'il s'installe.
La remerciant d'un signe de tête, il accepta la tasse de thé qu'elle lui tendait et s'installa dans le fauteuil, laissant la pression redescendre un tant soit peu. Il redoutait tellement une rencontre avec un officier supérieur qu'il en avait totalement oublié les bonnes manières, ainsi que le self-contrôle par la même occasion. La chaleur de la tasse et le goût de la première gorgée le ramenèrent un peu plus à la réalité, si bien qu'il se rendit compte qu'elle l'examinait de la tête aux pieds. Se sentant légèrement mal à l'aise, il répondit à la question qu'elle lui avait posé:
"Je viens de Bois-du-Bûcher, si c'est ce que vous demandez. Mais je n'ai domicile à proprement parler. Je voyage d'une auberge à une autre..."
A ces mots, des images de son passé ressurgirent dans sa tête, assombrissant légèrement son visage. Ses mains se crispèrent alors qu'il repensa au Fléau; mais il se ressaisit. Là n'était pas le sujet de la conversation qu'il avait présentement. Préférant éviter qu'elle ne s'immisce dans son passé, il déclara maladroitement:
"Ce thé est vraiment bon, Dame... Excusez-moi, je ne connais pas votre nom..."
Posté : ven. 13 févr., 2009 3:44 pm
par Lomah de Sangre
Nouveau haussement de sourcil.
Se moquait-elle de lui, ou bien était-ce bien une lumière de malice qu'il avait vu faire pétiller ses yeux d'or ?
- Quelle judicieuse remarque !
Elle se pencha en avant vers lui, agitant sa chevelure rouquine avec un sourire.
- Je me nomme Lomah de Sangre...
Elle se reversa une tasse de thé avec un mouvement de poignet délicat.
- Dernière héritière des Arcanes de Sangre, baronne déchue de sa propre terre, puisque Lordaeron ne nous appartient plus..., acheva-t-elle d'un ton badin.
Il put noter alors que l'eau qui coulait dans le récipient était froide. Elle saupoudra sa tasse de quelques margenales séchées aux clou de girofle et en couva l'extérieur de sa paume : L'eau se mit à frémir sous l'effet d'une chaleur soudaine.
- Voyez-vous, mon cher Fyréos, il me faut en apprendre plus sur vous et ce qui a conduit vos pas jusqu'à notre quartier général... Et puis quittes à me déranger en pleine nuit, autant que ce soit pour un récit qui en vaut le détour !
Sourire en coin.
Elle porta le breuvage fumant à ses lèvres et sembla s'en délecter.
Posté : ven. 13 févr., 2009 11:22 pm
par Fyréos Tendrim
Lomah de Sangre... Cela voulait-il dire qu'elle était une mage des arcanes ? Elle aussi, sans aucune surprise, était originaire de Lordaeron. Était-ce la raison pour laquelle elle faisait partie de l'Ordre ? En réalité, peu importait réellement au moment même. Ce qui était sûr, c'est qu'elle maitrisait bien la magie; l'utiliser de manière aussi anodine en était la preuve...
Cela dit, cette femme le perturbait au plus haut point; en ce qui concernait sa faculté de réflexion, tout du moins. Magie ou charmes naturels ? Peut-être les deux, mais la seconde option semblait être la plus probable... Dans tous les cas, voir une femme la dévisager de la sorte était inhabituel, pour lui. Elle voulait en savoir plus sur ses motivations qui le poussait à vouloir rejoindre l'Ordre, ce qui était normal.
Le Guerrier prit un petit moment pour réunir ses pensées ainsi que se calmer avant de commencer son récit. Il but une longue gorgée de thé et se mit à parler d'une voix de plus en plus confiante:
"Mes parents ont fui Bois-du-bûcher pendant mon adolescence, lorsque les expériences de l'Archimage Arugal tournèrent au désastre. Nous vécûmes aux Paluns pendant un moment, puis à Hurlevent. Ils sont morts naturellement peu de temps après, il y a de cela une dizaine d'année.
J'ai appris à me battre, j'ai servi dans l'armée, dans l'espoir de revoir un jour ma chère patrie, le drapeau de Lordaeron flotter à nouveau au vent... C'est alors que j'ai entendu parler de votre Ordre.
Au milieu d'une discussion sur la place du Quartier Commerçant, Dame de Nor Laedro mentionna votre Ordre. J'ai effectué quelques recherches et je crois comprendre que ce que je ressens rejoint votre objectif: la renaissance du Royaume de Lordaeron.
C'est pour cela que je suis ici. Et même si la possibilité de rejoindre vos rangs me serait refusée, je puis vous assurer que je continuerai à combattre le Fléau par mes propres moyens."
Étrangement, le fait d'avoir déblatéré tout ce flot d'information le fit se sentir plus léger. Jamais il n'avait eu l'occasion de dire tout cela à quelqu'un. Ou du moins, pas en aussi peu de temps. Et maintenant, il attendait le verdict de son interlocutrice.
Posté : sam. 14 févr., 2009 12:04 am
par Lomah de Sangre
Lomah considéra le jeune homme avec son éternel petit sourire. Impossible de savoir si il s'agissait là d'une marque de moquerie ou bien d'intérêt sincère. Elle laissa son menton reposer dans le creux de sa paume, toute en laissant courir ses yeux dorés sur le liquide ambré barbotant dans sa tasse.
- Savez-vous qui nous sommes , Fyréos ? On ne rentre pas dans l'Ost à la légère. Nous sommes bien plus qu'un ordre militaire...
Elle sirota une nouvelle fois un peu de son thé, laissant la douce odeur de margenale emplir la pièce.
-Noblesse spoliée, paysans chassés, enfants ayant perdu un frère au front ou une mère de la peste, Chevaliers de la mort à la recherche d'une rédemption, âmes perdues en quête d'une cause à défendre et d'un sens à leur vie... Nous sommes tous mus par une rage inextinguible de libérer nos terre de l'envahisseur, de la pourriture corrompue qui nous a dépossédé. Signez la charte de notre ordre signifie que vous abandonner les prérogatives de votre ancienne vie pour vous vouer tant de corps , que d'esprit à cette nouvelle famille. Vous ne serez plus Fyréos de Bois-du-Bûcher, mais Fyréos, le page de l'Ost Pourpre.
Elle fixa son regard dérangeant sur le jeune guerrier.
- Seriez vous capable de porter le fardeau de vos frères vers la lumière de la liberté en laissant pour cela en arrière votre propre égo ?
Posté : lun. 16 févr., 2009 1:50 pm
par Fyréos Tendrim
Elle avait parlé d'une manière totalement décontractée, comme si cela n'était que futilité pour elle. Il n'était sans aucun doute pas le premier postulant à qui elle s'adressait; ce qui était sûr, c'était qu'elle avait dû en refouler plus d'un. Ses paroles en témoignaient.
Non, Fyréos ne prenait pas l'Ost à la légère. Il savait pertinemment qu'il ne s'agissait pas uniquement d'un ordre militaire, loin de là. Cette facette n'était que la partie émergée de l'iceberg, mais il avait bien l'intention de découvrir la partie immergée.
Les paroles de Lomah de Sangre le laissèrent sans voix. Il ne savait que répondre, et son regard doré - pourtant doux - se faisait de plus en plus pesant. Un long moment passa, durant lequel le Guerrier contempla son propre reflet à la surface du breuvage; profitant de ce moment pour rassembler ses esprits et calmer son cœur qui recommençait à battre rapidement.
Il inspira profondément, puis se lança, fixant d'un regard décidé le Chambellan:
"Sauf votre respect, je ne puis oublier les raisons qui m'ont amené vers vous. Mon passé, mes sentiments, mon égo... Vous le dites vous-mêmes: ce sont les raisons qui m'ont poussé à vouloir rejoindre votre Ordre, ce sont ces mêmes raisons qui me feront arborer les couleurs de l'Ost Pourpre et défendre ses idéaux."
Nouveau silence. Il s'interrompit et baissa les yeux pour fixer de nouveau la tasse qu'il serrait inconsciemment de plus en plus fort entre ses mains. Il finit d'une traite le liquide et reprit:
"Oui, Dame Lomah de Sangre. Je serai capable de porter ce fardeau. Mais mon égo représente ma volonté. Sachez que je ne pourrai jamais abandonner l'un comme l'autre."
[HRP: Désolé, week-end de St-Valentin oblige, j'ai pas pu répondre avant... ^^ /HRP]