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[Candidature] Therdric

Posté : dim. 11 oct., 2009 10:29 am
par Therdric
Therdric n'avait pas mis longtemps à trouver le bâtiment qu'on lui avait indiqué. Une courte chevauchée pour traverser une partie de la forêt bordant Hurlevent, et la garnison du ruisseau de l'Ouest lui faisait maintenant face.

Le milieu de journée approchait et son estomac le lui rappelait. Il mit cependant pied à terre sans s'en soucier. Il s'occuperait de déjeuner lorsqu'il en aurait fini ici, et si on ne répondait pas à ses attentes, il aurait tout son temps.

Il attacha l'étalon vieillissant mais efficace qui était sa monture à un arbre. Et il finit le chemin menant au bâtiment à pied.

Therdric était un homme de forte stature, plutôt grand et massif. Il avait une trentaine d'années, mais en paraissait plus. Sa peau était marquée par le soleil et sans doute quelques batailles, et il ne cachait pas qu'il boitait légèrement sur la gauche. Sa barbe mal entretenue et ses cheveux coupés à l'aveuglette retombant sur ses yeux bleus complétait son alure. Il ressemblait à beaucoup d'autres combattants, et ne faisait rien pour se distinguer des autres. Se fondre dans la masse évitait les ennuis.

Il portait une tenue simple et pratique, il avait laissé le soin à sa monture de transporter son armure trop peu pratique.

Une fois sur place, il se mit à la recherche du fameux "adjoint rainer", qu'on lui avait décrit comme l'homme responsable du recrutement.

Quand il le trouva, il lui adressa un salut militaire :
"Je suis bien à la garnison du ruisseau de l'Ouest ? Vous êtes Rainer c'est ça ? On m'a dit que vous preniez des renforts. Et je pourrais bien en être un. C'est à vous qu'il faut se présenter, ou je dois demander une audience à un officier ?"

Il parlait plutôt vite, et sans y mettre de formes élégantes. On ne lui avait jamais appris. Et il n'en avais pas besoin.

Il adressa à l'adjoint Rainer un sourire amical, et tranquille. Qu'on accède ou pas à sa demande, il aimait toujours croiser la route d'autres soldats, tant que ce n'était pas sur le champ de bataille.

Posté : dim. 11 oct., 2009 12:19 pm
par Adjoint Rainer
Rainer vit approcher l'homme avec le sens aiguisé de l'appréciation qui le caractérisait. D'emblée, et avec une pertinence qui ne pouvait laisser personne de marbre, son verdict fut sans appel.

C'pas un draeneï. Pas plus qu'un grandes-oreilles. Un p'tit gars bien d'chez nous.

Après avoir ainsi brillamment résumé la situation, Rainer se porta en avant et, avant qu'il n'ait pu l'accueillir par l'une de ces petites phrases chaleureuses dont il avait le secret, l'homme s'annonça à lui en des termes d'une rigoureuse clarté.

Bienvenue en notre Garnison, Messire. Vous êtes bien là où vous vouliez être. Puis-je avoir un nom, que je sache qui annoncer à mes supérieurs ?

Posté : dim. 11 oct., 2009 12:37 pm
par Therdric
Therdric hocha la tête après avoir écouté l'adjoint. Il continuait à se tenir droit, vieille habitude de soldat :
"Je m'appelle Therdric Endimas. Ca vous dira sûrement rien, j'ai rien fait d'autre qu'être un soldat parmi les autres. Mais s'il y en avais plus on s'en porterait pas plus mal, hein?"

Il parlait amicalement et continuait à sourire un peu, voulant se montrer le plus aimable possible pour cette première rencontre :

"J'ai prévenu personne de ma venue j'espère que ça posera pas problème. C'était un peu un coup de tête quand j'ai entendu parler de vous, j'ai pas pris le temps de me demander si il fallait se faire anoncer à l'avance ou quelque chose comme ça. Merci de l'accueil en tout cas. J'attend ici ?"

Posté : dim. 11 oct., 2009 2:11 pm
par Adjoint Rainer
Rainer écouta avec intérêt les propos du nouveau venu.

Vous pouvez attendre ici en effet, je vais de ce pas prévenir un officier de votre venue. Nul doute qu'ils seront intéressés par votre offre : un bon soldat ne devrait pas être en mal d'affectation.

Ce faisant, Rainer se retourna et pénétra dans la Garnison.

Posté : dim. 11 oct., 2009 3:07 pm
par Lomah de Sangre
Lomah allaitait sa fille lorsque ce brave Rainer pénétra dans son bureau avant de brusquement détourner les yeux, le visage écarlate.

- Oui,... Rainer ?

Lui tournant résolument le dos, le vieil adjoint essaya de reprendre ses esprits et de chasser l'image de mamelon gonflé de lait nourricier voracement attaqué par la petite bouche avide de Karin. Pour lui, l'idée de maternité n'était pas conciliable avec le personnage du Dragon Roux, fraichement revenu d'entre les morts par un miracle confus dont son cerveau pétri de bon sens se refuser de creuser les causes.

- Hum.. Y'a... hum.. Un p'tit gars.. La porte.. il.. Pas trouvé d'autres officiers.

- Hin.. Hin... fit le Chambellan les lèvres ourlées d'un sourire "charmé" par l'éloquence du soldat. Faites-le monter , ajouta-t-elle sans autre forme de procès.

L'adjoint se retourna vivement avant d'être une nouvelle fois frappé par l'horrible vision et de se cacher les yeux.


- Enfin, vous pouvez... enfin vous voyiez ce que je veux dire !

- Absolument pas. Vous pouvez vous même constater que ma fille est en plein repas et... nous ne pouvons décemment fermer la porte à une recrue par les temps qui courent, ni donner à penser que nous manquons de bras pour l'accueillir. Par conséquent... Faites le monter.


Elle lui parlait lentement comme à un demeuré.
Rainer pensa fugitivement qu'exposer les mamelles des officiers de l'ost n'était pas forcément faire bonne impression. Mais il se tue, plutôt que d'exposer son opinion.


- Grumpf.. ouais. J'veux dire... à vos ordres.

Et il fuit sans demander son reste, bien embêté pour l'inconnu - qui lui semblait un bon garçon tout ce qu'y a du pays- de se confronter de prime abord à pareille gorgone.

Posté : dim. 11 oct., 2009 3:49 pm
par Therdric
Therdric attendit qu'on vienne le rechercher à l'entrée, appuyé aux pierres du bastion. Il suivit ensuite Rainer jusqu'à l'officier devant le recevoir. Une fois devant la porte close, il mit l'air ennuyé de l'adjoint sur le compte du fait d'avoir du l'accompagner jusqu'ici en délaissant son poste. Il le remercia donc amicalement avant qu'il ne reparte monter sa garde,et se retrouva seul devant la porte du bureau.

Il frappa, et entra de suite après. Si on avait prévenu de sa venue, il n'avait pas à attendre qu'on lui ouvre la porte, selon lui.

Il entra dans le bureau, et marqua un temps d'arrêt:
"Bonj... how."

Il observa la scène. Une poitrine. Une femme. Un bébé. Les informations arrivèrent dans cet ordre à son cerveau. Il se retourna, observant le couloir, la porte, le bureau, perplexe. Puis il regarda à nouveau la femme installée ici, en grattant machinalement sa barbe mal taillée :
"Bonjour, donc. C'est ce que j'allais dire. J'voulais pas déranger, mais on m'a dit de venir là pour voir un officier. Si c'est votre mari, dites lui bien que c'est vous qui vous qui vous êtes effeuillée toute seule hein, pas moi qu'ait réclamé."

Il sourit un peu, et resta à l'entrée de la pièce, sans avancer pour le moment. Il chercha s'il y avait quelqu'un d'autre de présent du regard. Puis il reprit, en posant les yeux sur le bébé :
"Comme je vois personne, j'en déduis que c'est lui l'officier?Faut p't'être que j'revienne quand il aura fini de manger ?"

Posté : dim. 11 oct., 2009 4:41 pm
par Lomah de Sangre
La femme esquissa un sourire... amusé.

- Mon mari n' a cure de savoir à qui je dévoile mes attribues puisqu'il est occupé à débusquer d'autres.

Elle était jeune, rousse et plutôt jolie. Une mondaine à en juger sa mise soignée et ses bijoux de prix. Étrange détail, ses yeux étaient frappés d'une couleur particulière : de l'or, de l'or brillant comme ce pauvre hère n'en verrait jamais sans doute de toute sa vie.

-Comme je vois personne, j'en déduis que c'est lui l'officier?Faut p't'être que j'revienne quand il aura fini de manger ?

Le bébé stoppa soudain son méthodique travail de mastication et leva deux grands yeux dépourvus de pupilles sur l'étranger. Bleus, les yeux. Et pâle le marmot aussi ! Comme de la farine bien moulue.
La rousse, elle ne se départit pas de son demi-sourire et jugeant que sa progéniture avait fini de se substanter, elle relaça son corset et lui essuya la bouche avec tendresse et précision. Puis elle étala un linge propre sur son épaule et plaça la fillette gazouillante tout contre en lui tapotant le dos.


- Votre misogynie vous honore, mais il s'avère que malheureusement je suis l'officier en question : Lomah de Sangre, des Arcanes de Sangre, Chambellan de l'Ost Pourpre. Et vous à part mal rasé et boiteux, qui êtes-vous ?
lui répondit-elle avec une amabilité déconcertante.