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[Candidature abandonnée] Valafen.

Posté : lun. 02 mai, 2011 5:47 pm
par Valafen
Et bien. Nous y sommes.

Valafen leva les yeux vers les portes du bastion, elle restait à une distance d'une vingtaine de pied du mur. Elle resta là un moment, observant en silence, l'elfe lissa une de ses oreille. Une chose était certaine : Plus jamais d'aussi long trajet en bateau. Elle n'avait vraiment pas le pied marin, elle avait bien fait de ne pas quitter Teldrassil toutes ses années durant. Sauf pour aller à Auberdine, parfois.
Deux masses lourdes et grossières pendaient à sa ceinture. Valafen rajusta ses gantelet.
Elle pris une longue pipe, très fine, le tuyau courbé vers le bas, pas très ouvragé et la bourra de tabac. Elle l'alluma et soupira une fumée avec une légère senteur d’épicéa. Tabac de Mulgore. Pillé surement.
Elle s'avance d'un pas tranquille vers la porte et frappa.

Posté : mar. 03 mai, 2011 9:13 am
par Adjoint Rainer
Si l'elfe avait pu ainsi parvenir sans être interpelée jusqu'à la porte de la Garnison et y frapper, c'est qu'un évènement inattendu avait retenu ailleurs la vigilance des sentinelles en charge de la surveillance de l'entrée. En effet, quelques minutes auparavant, un doux-dingue sans doute échappé de la maison de repos de Hurlevent s'était introduit dans le bâtiment, chantant des insanités à tue-tête, réclamant la Garnison pour lui-même et sa lignée.
Les gardes avaient eu toutes les peines du monde à maitriser l'individu sans (trop) le blesser - fichues nouvelles consignes politiquement correctes - et c'est donc à la tête d'une petite troupe enserrant le perturbateur ligoté et ballonné que Rainer ouvrit la porte donnant sur l'extérieur, y découvrant l'elfe qui s'y trouvait.

Ramenez-moi ça à Hurlevent, et faites leur comprendre qu'on ne veut pas de leurs dingos, ordonna-t-il à trois gardes qui s'empressèrent de trainer l'aliéné vers une carriole. Puis, l'Adjoint se retourna vers l'inconnue.
Hé non je ne parlais pas de vous. Du moins pas encore. Qu'est-ce que vous voulez exactement ?

Posté : mar. 03 mai, 2011 6:09 pm
par Valafen
Valafen regarda un jeune humain passer avec trois gardes l'entourant. Il criait à travers le bâillon et l'espace d'un instant, l'elfe crû qu'il allait finalement réussir à s'en défaire. Sans doute pour crier quelque chose du genre "Je suis le fils de Garrosh et cousin germain de Varian, ma vengeance sera terrrrRrrible !". Mais le doux dingue qui fut poussé sans ménagement dans une carriole, faire le trajet inverse de celui qu'elle venait de parcourir sans avoir eu le temps de prononcer un seul mot intelligible.

"Hé non je ne parlais pas de vous."

Hm ? Ah oui. Elle se retourna vers l'humain moustachu. Belle moustache d'ailleurs. Cela devait le chatouiller quand il bougeait le nez.


"Du moins pas encore. Qu'est-ce que vous voulez exactement ?
-Merci de me laisser le bénéfice du doute pour ce qui est de la folie."

Elle adressa un sourire à l'humain et renversa sa pipe, vida le foyer en tapotant la tête contre la semelle de sa botte.

"Je suis Valafen, on m'a indiqué que vous recrutiez des soldats pour votre garnison. Je viens tenter ma chance."

Elle releva la tête, rangea l'objet et pris une posture plus droite, une main tapotant une de ses armes.

"A qui dois-je me présenter ?"

Posté : mar. 03 mai, 2011 11:36 pm
par Augustus V. Lutgardis
~Musique~

Aux bois sombres où les légendes chantantes, chaque nuit prennent vie, sous les yeux ébahis des spectres de chevaliers, ombres mouvantes croisant par un chemin, belles fées endormies... Les arbres mystérieux écoutent sans bruit, des pas lents, incertains sur les feuilles mortes, compagnon d'un instant du grand hibou qui fuit vers la clef cachée, l'imaginaire porte. Près des buissons se trouve un Bastion, solitaire et calme, l'oiseau s'approche. Au-dessus d'un sorcier, lugubre il plane, mais, protecteur, près de l'Homme reste proche. Et alors que son long vol se termine, près d'une porte, rode une robe. Au sommet du Bastion, plus de sorcier, plus d'ombre pour se repérer. L'oiseau repart parmi les branches rêveuses et embrassées.

Dans l'embrasure se tenait un homme éclatant. La grande lumière astrale se reflétait sur son habit blanc, cousu d'or et orné de runes. Difficile de le cerner, si dur de savoir quoi penser, si mystérieux, si distant au fur et a mesure qu'on pouvait l'observer. Pas un mot pas une conversation, pourtant il doit bien penser. Deux mèches tombaient devant ses yeux, et à l'arrière, des cheveux d'un noir corbeau peignés impeccablement. Sous ses bras croisés l'on pouvait voir deux mains délicatement gantées. Il observait l'invitée d'un air neutre, détaché. Une pâleur synonyme de pureté sillonne ses traits et des cernes discrètes soulignent ses yeux.

Une question de la part de l'elfe, et c'était partit.
Augustus von Lutgardis prit la parole.

«Vous êtes en présence de l'Adjoint Rainer, Ma Dame.»

Un sourire malicieux vint perturber son visage impassible. Toujours callé dans son coin, il décroisa les bras et s'avança vers l'elfe avec.. une certaine distance. Du respect? De la bonne éducation. Beaucoup de manières.

«Et si vous désirez rejoindre nos rangs, il vous faudra rencontrer un officier. Ôtez moi l’outrecuidance de ne pas m'être présenté de façon cavalière. Je suis Augustus von Lutgardis. Et vous êtes? »

Posté : mer. 04 mai, 2011 3:00 pm
par Valafen
Un autre homme se joignit à la conversation. Valafen hocha la tête assez bas à l'Adjoint Rainer tandis qu'on le présentait comme gradé. Puis elle s’intéressa au nouveau venu, lui ne s'était pas présenté selon un grade, seulement son nom. Et il l'avait appelé "Ma Dame". Sur le moment, une des oreille de Valafen tiqua. Un léger mouvement, presque imperceptible. La possession est un terme précieux et orgueilleux.
La guerrière crispa les doigts sur le métal de ses armes en se blessant les yeux contre la tenue de l'homme. Elle fixa un point derrière son épaule. Le blanc est d'ordinaire l'apanage des prêtresses d'Elune, c'était ses habitudes.
Elle même portait une armure ayant bien vécue, sombre, faite pour le combat. De longs cheveux azurés descendant dans son dos, quelques fils d'argent les parsemaient, n'est plus immortel qui veut. Le visage de l'elfe était marqué, les différents traits qui parsemaient son visage étaient profonds, la peau était fatiguée par le soleil et le tabac dont Valafen semblait grande consommatrice depuis quelques années. Les marques sur son visage étaient encore bien visibles, descendant sur ses joues et entravant son front de leur couleur.
Seul chose remarquable, des yeux en amande, vaporeux mais éveillés et scrutateurs.


"Je suis Valafen Brumacier. Ancienne sentinelle d'Auberdine."

Elle regarda autour d'elle un instant, puis elle se caressa le menton en se plongeant dans ses pensées. Elle répéta une phrase tout bas avec un accent darnassien très marqué.

"Ôt-ez moi l’outre-cui-dan-ce de ne pas m'être pré-sen-té de fa-çon ca-va-li-ère."

Elle releva la tête, fixant bien en face l'humain. Car il est dans le protocole de devoir se présenter à cheval ? Non, cavalière, ce n'est pas ça. Il faut se présenter de façon cavalière ici. L'outrecuidance, ce doit être un truc mauvais. Rah. Elle leva la tête, sourcil froncé.

"Cette phrase voulait-elle réellement dire quelque chose ?"

Posté : mer. 04 mai, 2011 3:36 pm
par Augustus V. Lutgardis
Insondable, immuable, éternel, absolu, face de vision ; être qui toujours crée , centre, rayonnement d'épouvante sacrée ; toute-puissance ayant des devoirs et des lois ; présence sans figure et sans borne et sans voix seul, pour prunelle ayant l'immensité sereine, regardant du même oeil ce qu'un puceron traîne, ce que dévore un ver, ce qu'un ciron construit, et le fourmillement des soleils dans la nuit, l'espèce Elfique constituait toujours un grand mystère aux yeux de tous. Malgré la récente apparition de l'archéologie et les travaux publiés par le Professeur Harrison Jones, rien ne put éclaircir cette race antique. Volonté, d'où le monde en jets vivants s'élance, qui pour matériaux a la nuit, le silence, le vide, le néant, rien ; et pour canevas l'infini reflétant de vagues mémoires. Sa pensée aboutissant, lumineuse, aux prodiges, essence inexprimable en qui tout se confond ; tourbillonnement d'ombre et de lueur au fond d'on ne sait quoi de grand, de splendide et de sombre ; espèce de forêt de facultés sans nombre, Augustus eut un rictus malicieux pour toute réponse à sa question. Elle ne devait pas connaître les expressions encore d'usage chez les nobles ou les bonnes gens qui avaient reçu une belle éducation.

Certes en ces temps féodaux, très peu de gens avaient eu accès a l'instruction, mais venant d'une elfe, cela l'avait émoustillé au point qu'il était partit rêver intérieurement. Les Sentinelles d'Auberdine étaient rares encore sur Azeroth, la plupart ayant été tuées lors du Cataclysme, lorsque l'Effondrement s’abattit sur Sombrivage. Elle était alors comme lui, une survivante, entre autre. Ses yeux d'un bleu roi profond étaient restés figés sur le visage de son interlocutrice. Non éteint, non ailleurs. Le protocole exigeait par ailleurs que la conversation aille droit au but, il prit donc la peine de continuer à lui faire la discussion, élément essentiel pour lui de cerner la personne qui s'était présentée là en quête d'un futur formulaire d'admission de quelques dizaines de pages.

«J'ai cru comprendre que vous souhaitez intégrer l'Ost Pourpre. Puis-je savoir quelles sont vos motivations, Dame Brumacier?»

Et question subsidiaire.

«Savez-vous ce que représente et pourquoi se bat l'Ost Pourpre?»

Posté : mer. 04 mai, 2011 4:40 pm
par Valafen
Pas de réponse. Il fallait qu'elle se renseigne sur le commun encore plus que nécessaire. Évidemment, aucun des siens dans les parages pour aider. Elle pensait que ces connaissances lui suffirait amplement, elle fronça les sourcils, mécontente que l'on utilise des mots si difficile. Elle aurait aimé le voir apprendre le noble darnassien. Il était indigne que personne ne fasse cet effort, nous étions là bien avant eux. Quand à savoir qui devait quelque chose à l'autre. Elle se redressa.
Avait-elle fait le bon choix ? Pouvait-elle rester dans des ruines de ce qu'avait été de longues années de sa vie ? Elle ne se présentait pas comme réfugiée, trop fière. Mais la vérité était là.


"L'Ost Pourpre se bat contre le fléau, la gangrène réprouvée des Royaume de l'est pour redonner ces terres à leur réels propriétaires. Il représente un corps militaire. "

Elle croisa les mains derrière son dos. Répondant à la question plus facile. Il y avait les motivations ensuite. On avait besoin d'elle à Auberdine, pour sauver ce que l'on pouvait sauver. Elle avait été terrifiée de voir la mort lente et douloureuse, sans combat, sans honneur. Cela défigurait l'honneur et l’orgueil de sa race. Son peuple filant entre les arbres aussi vite de filent les flèches, ce peuple a mit brusquement le pied dans un piège immonde et gluant. Par Tyrande...

"Je cherche une compagnie qui pourrait m’accueillir et profiter au mieux de mes connaissances dans l'art du combat. Comme vous devez le savoir, Auberdine n'est plus. Rien. Je ne suis pas une prêtresse, un druide ou une constructrice, je ne peux plus rien pour mon feu-village. Une guerre contre la terre elle-même, ce n'est pas une guerre qui me convient et où je pourrais me rendre utile. Il parait que vos campagne sont structurés et efficaces, votre ordre perdure. C'est intrigu -non, ce n'est pas ce mot- C'est intéressant. Oui, voilà. Cela éveille mon intérêt. De plus, je n'ai jamais combattu avec d'autre races, cela pourrait beaucoup m'apporter."

Posté : ven. 06 mai, 2011 1:20 pm
par Augustus V. Lutgardis
Ainsi donc, une guerrière venait offrir son corps, ses bras et ses lames à l'Ost Pourpre. Augustus von Lutgardis avait difficilement de l'estime pour ceux qui s'étaient versés totalement dans les arts guerriers. Mais n'oublions pas que ceux qui partent à la guerre le font par envie de défendre leur patrie. Derrière ces combattants aux moeurs souvent violentes se cachent des hommes et des femmes qui ont été conditionnés psychologiquement pour accomplir ce dessein. Toutes les guerres se préparent en amont par la militarisation des esprits et par un endoctrinement de ceux, qui deviendront au mieux des héros, au pire de la vulgaire chaire à canons... Certain décrivaient même le champ de bataille par deux mots : Horreur-exaltation. Ces deux mots paraissent antonymes et pourtant ils traduisent une même réalité. L'homme perd une part de son humanité en combattant car la violence de guerre, de part son traumatisme psychologique rèveille en l'être humain ses plus vils instincts. Dramatique hélas et pourtant humain. Les techniques vicieuses développées au court des âges avaient été utilisés pour que sa chère Gilnéas soit prise par les Réprouvés.

La réponse de ladite Valafen quand à ce que représentait l'Ost Pourpre l'amusa. Elle apprendrait peut-être que ce corps militaire était un complexe beaucoup plus original qu'un simple ordre ou qu'une banale compagnie. Acceptant ses motivations d'un signe de tête, il s'écarta, l'invitant à entrer. Il était de son devoir de l'éconduire jusqu'à un officier qui se chargerait de s'occuper de son entretiens. Si officier il n'y avait pas... il improviserait. Il ne donna alors pas son opinion sur les dires de la Guerrière, mais se contenta de conserver son air habituel et courtois.

«Par ici, Dame Brumacier. Après vous.»

Une fois que l'Elfe fut passée devant lui, il la conduisit jusqu'à la salle commune, où une table propre se tenait au coin droit du fond. Il désigna cette table justement, l'invitant à prendre un siège pour patienter.

« Je vais tâcher de vous faire rencontrer un officier. Veuillez patienter, je vous prie.»

Posté : ven. 06 mai, 2011 5:39 pm
par Valafen
Vous êtes mur de silence. N'est-ce pas ? Cela vous amuse. Ou vous croyez que cela pour ne pas vous voir misérable de la parole. Vos mots compliqués sont inscrits sur vous comme votre éducation, vous puez l’inhibition de soi et les gestes réfrénés. Vous vous parez de bel choses langagières dont vous ne connaissez que les lettres sans le sens profond, juste des lettres, un tout construit. Des syllabes parfois. Car cela fait beau, n'est-ce pas ? La langue d'Elune est belle car elle mérite de la parler. Vous, vous devriez voir votre corps d'homme et vos mots compliqués. Votre suffisance vis à vis d'une pauvre elfe par vos lettres et vos pseudo connaissances...
Les mots sont faits pour exprimer ce que l'on vit. Encore faut-il vivre. Le combat, les guerres, la haine, l'amour, la vie, la mort. Les livres en parlent bien. Valafen regarda les gants de l'humain, cela devait cacher de belles mains d’intellectuel, sans crevasses, sans corne, aux ongles impeccables. Du genre à caresser les pages des bouquins et la ribaude de temps en temps. Elle avait une bien piètre opinion de ce moqueur, car sa neutralité ne pouvait cacher que cela : la moquerie, une certaine pitié. Ou l'indifférence.


«Par ici, Dame Brumacier. Après vous.»

Elle fixa longuement le muet puis elle se glissa devant l'homme et entra dans la pièce. Elle s'assit sur l'un des siège et joignit les mains, les coudes sur la table. Elle posa son menton sur ses doigts.

« Je vais tâcher de vous faire rencontrer un officier. Veuillez patienter, je vous prie.
-Merci Sir Lutgardis. Tâchez de ne pas l'avertir de la basse opinion que vous semblez avoir de mon intelligence."

Elle laissa couler un regard perçant à l'humain et leva le nez pour regardez autour d'elle, détaillant la salle.

Posté : lun. 30 mai, 2011 10:05 pm
par Doreane
La salle commune n’était pas vide. A une table voisine se tenait une jeune femme dont Valafen ne pouvait apercevoir pour l’instant que le sommet du crâne. Des mèches blond vénitien lui tombaient devant le visage, qu’elle tenait appuyé dans ses mains. Devant elle un gros livre était ouvert, et à portée de sa main un verre et une bouteille de vin à moitié vide – pour la concentration sûrement.

Avec les évènements survenus à Gilneas, Doreane s’était rendue compte des énormes lacunes de son éducation en terme d’histoire et de géographie. Tandis que tout le monde avait un avis sur les worgens et la prise de la ville par les réprouvés, elle n’arrivait même pas à situer l’endroit, et découvrait avec stupeur qu’il y avait des gens enfermés là-bas depuis des années sans qu’elle en eut la moindre connaissance. Bref, elle avait « emprunté » à la bibliothèque un des gros livres de Raghtar plein de cartes, et s’efforçait de se mettre à niveau. En réalité elle fixait la même page depuis un bon moment, et il fallait bien admettre que ça ne l’intéressait pas du tout. Aussi quand elle entendit les mots magiques « rencontrer un officier son sang ne fit-il qu’un tour, et elle sauta sur ses pieds d’un air parfaitement indigné.

- Mais on ne peut plus travailler par ici ! Lutgardis, vous voyez bien que je suis occupée! Enfin, j’ai un grand sens du devoir et je vais donc vous aider. Je ne suis pas exactement un officier, mais peut-être un chevalier vous suffirait-il ? Et qui est votre invitée ?

Sur ces mots elle se tourna vers l’elfe pour la détailler d’un œil perçant.