[Candidature abandonnée] Myshael
Posté : dim. 31 juil., 2011 12:01 pm
« Bordel mes bottes ! »
Elle ne s’était pas bien rendue compte au début mais la boue commençait à sécher tout autour des semelles, ce qui alourdissait considérablement leur poids.
La pluie de la veille n’a pas vraiment rafraichi cette nouvelle journée. La chaleur était déjà présente, l’air humide et difficilement respirable. La jeune voyageuse sentait déjà la sueur couler dans le dos, amplifier avec tous les équipements qu’elle portait.
Sur ses gardes depuis la sortie de cette magnifique capitale que les humains nomment fièrement Hurlevent, elle épiait du coin de l’œil toutes les personnes qui se présentaient sur la route qu’elle empruntait, et surtout en dehors de la route. Ces routes de la forêt d’Elwynn ont la particularité d’etre souvent traversées par les voyageurs et les marchands itinérants, mais les bandits n’étaient généralement pas très loin. C’est d’ailleurs assez curieux que les gardes ne font pas régulièrement de patrouilles dans les parages. Il faut dire qu’avec cette chaleur étouffante…
Elle se sentait mal à l’aise. Non pas par la fatigue de la marche, mais par le bruit qui se faisait entendre par son sac de voyage transporté sur une seule épaule. La discrétion était de loin ce qui lui préoccupée le plus, mais on pouvait y distinguer peut être quelques fioles qui s’entrechoquaient, et qui faisait défaut sur sa paranoïa du silence.
Comté-de-l’Or enfin ! Une petite bourgade vivante à souhait : les marchands derrières leurs étalages, les chiens qui jouent ensemble en aboyant, le forgeron qui tape frénétiquement sur son enclume et aussi…
La foire de sombrelune ! Un emplacement était spécialement réservé à cette fête annuelle, et cela avait tendance à piquer la curiosité de la voyageuse. Enormément de monde était présent : des familles entières se déplacent depuis Hurlevent et des villages environnant, on peut même y croiser des nains. Un en particulier, qui fait parti de la foire et d’un âge bien avancé, se trouvait au centre des attentions : il racontait une histoire, où on y entendait des mots tels que « trésor », « dangereuses bandes de troggs cannibales », « combat acharné à l’aide de ma hache ! ». Tout cela semblait captiver intensément les spectateurs.
« Hum… Les gens sont vraiment peu prudent » pensa-t-elle. Puis d’un léger sourire, posa sa main agilement sur la bourse d’un passant qui semblait enchanté par l’atmosphère festive, et la détacha délicatement. A peine aurait-il remarqué le vol, que le malheureux ne pourra pas retrouver le coupable tant par le monde que le brouhaha engrangée par la populace surexitée.
Pourtant une chose était certaine : la démarche et le style de la voleuse étaient particuliers et pouvait prêter attention. Petite par rapport à sa race (mais de la taille d’une humaine), cheveux d’une couleur incroyablement bleue foncée coupés relativement court, tenue qui ressemblait plus à une tenue d’homme décontractée qu’autre chose.
Jeune, fine, charmante, étrange. C’est ce qui pourrait le mieux la décrire. Autre chose qui pourrait sembler bizarre pour ceux ayant déjà eu la chance de rencontrer les elfes de la nuit (ils ont plutôt tendance à ne pas se montrer, où alors de nuit… comme vous pourriez vous en douter), cette elfe n’a aucune marque sur le visage. Seule une peau blanche d’une légère couleur violette s’y présentait.
Satisfaite des quelques piécettes de cuivre recueillit dans cette bourse qui lui appartenaient désormais, la voyageuse repris sa route pour atteindre un bâtiment en particulier : la garnison de l’Ost Pourpre.
Sur la route, qui était cependant beaucoup moins empruntée, l’elfe a pu croiser une patrouille de soldats montés sur leur cheval. Un d’entre eux lui souhaita une bonne journée, ce qui était de coutume de dire ça chez les humains même s’ils ne se connaissent pas personnellement, mais il fut déçu par le comportement de cette dernière. Elle n’osa même pas le regarder, et encore moins de lui répondre. Les hommes continuèrent leur chemin, et elle sentait le soldat le fixer dans le dos, afin de tenter de découvrir qu’elle était son problème…
Le sac toujours sur son épaule, la jeune femme s’était désormais rendue devant cette fameuse garnison, renommée pour son sérieux, sa discipline et ses actions contre l’avancée de l’ancien fléau : les réprouvés, menés par la Reine Noire Dame Sylvanas.
L’elfe s’arrêta un instant ne put s’empêcher de s’étonner devant le spectacle que l’on lui offrait : un gnome forgeron, d’une humeur bien agitée et réparant des armures, répétait sans cesse que les tartes d’où il venait étaient les meilleures ou quelque chose dans le genre, un homme d’une musculature impressionnante, la peau bronzée, portait tranquillement au même moment deux énormes sacs de provisions sous le bras en sifflotant pour apparemment préparer le déjeuné, une femme élégante vêtue d’une belle robe et surtout deux énormes boucles d’oreille (de l’or !? Woah ça doit avoir de la valeur…) prenait de haut un soldat qui semblait être pris entre l’angoisse de se faire engueuler, et un certain raz-le-bol de l’entendre, puis d’autres personnes dont des elfes, des nains et même une draenei, qui se chamaillaient et qui rigolaient ensemble.
« Renommé pour son sérieux et sa discipline… J’espère au moins qu’ils continuent à combattre les réprouvés, je demande juste ça moi… »
Elle reprit sa marche tout en observant ces gens sous la bannière pourpre et flottante fièrement sur le bastion. Deux personnes l’intriguaient : une humaine portant une armure époustouflante ! Une tenue complète de couleur rouge, noire, blanche et doré, des épaulières avec une dague par-dessus. Le visage, découvert, dévoilait ainsi la femme dont ses cheveux reflétaient une blondeur magnifique et des yeux d’un vert émeraude sous le reflet du soleil. Mais cette humaine qui fascinait tant l’elfe semblait assez occupée et disparu dans l’enceinte du bastion. L’autre personne quant à elle semblait assez menaçante et ne quitta pas des yeux la jeune voyageuse depuis un moment.
Il s’agissait d’un homme. D’une quarantaine d’année, les cheveux tirés à l’arrière dont les cotés commençaient à devenir grisonnant, ce soldat paraissait être « le chien de garde de la maison ». Dans une auberge d’Hurlevent, la veille, quand on lui à indiqué l’endroit où se trouvait la garnison, on lui a plusieurs fois signalé un homme se nommant Rainer, adjoint de son rang, dont il prenait autant d’importance à sa moustache que des étrangers osant s’approcher trop près de son territoire.
« Pas un type dangereux loin de là ma petite ! Repensa-t-elle du fermier qui lui à indiqué la route, disons qu’il est juste à cheval sur le protocole. »
L’elfe continua d’avancer, lentement, en regardant à droite et à gauche voir le comportement des individus présents, mais peu semblent se soucier de sa présence.
Elle se trouvait maintenant à quelques mètres de Rainer et marqua un arrêt. Elle n’osait pas vraiment commencer à prendre la parole.
De visu, l’elfe qui ne bougea plus désormais pouvait réellement intriguer quant à sa tenue vestimentaire : une veste légère recouvrait sa chemise blanche à manche longue rentrée dans le pantalon, serré par une ceinture un peu trop grande pour elle. Les bottes étaient encore assez boueuses. Physiquement, on pouvait directement remarquer la jeunesse de cette femme quant à sa taille, ses oreilles et ses sourcils qui ne semblaient pas aussi longs comparer à sa race.
Elle ne semblait rien porter de valeur sur elle, mis à part l’épée qu’elle portait. A vrai dire, la finesse de la lame, la finition offerte sur le manche étaient impressionnantes. Presque pourrait-on distinguer une lueur d’une couleur indescriptible en ressortir. Lorsqu’elle marchait, la veste qu’elle porte pouvait laisser percevoir la calotte de crosse d’une arme à feu. Le pistolet était glissé dans la ceinture.
Un bien étrange personnage se présenta donc aujourd’hui aux portes de l’Ost Pourpre.
Au bout d’un court instant, elle se sentait observer par presque toute la garnisson, et elle se ressentait de nouveau une gêne...
Elle ne s’était pas bien rendue compte au début mais la boue commençait à sécher tout autour des semelles, ce qui alourdissait considérablement leur poids.
La pluie de la veille n’a pas vraiment rafraichi cette nouvelle journée. La chaleur était déjà présente, l’air humide et difficilement respirable. La jeune voyageuse sentait déjà la sueur couler dans le dos, amplifier avec tous les équipements qu’elle portait.
Sur ses gardes depuis la sortie de cette magnifique capitale que les humains nomment fièrement Hurlevent, elle épiait du coin de l’œil toutes les personnes qui se présentaient sur la route qu’elle empruntait, et surtout en dehors de la route. Ces routes de la forêt d’Elwynn ont la particularité d’etre souvent traversées par les voyageurs et les marchands itinérants, mais les bandits n’étaient généralement pas très loin. C’est d’ailleurs assez curieux que les gardes ne font pas régulièrement de patrouilles dans les parages. Il faut dire qu’avec cette chaleur étouffante…
Elle se sentait mal à l’aise. Non pas par la fatigue de la marche, mais par le bruit qui se faisait entendre par son sac de voyage transporté sur une seule épaule. La discrétion était de loin ce qui lui préoccupée le plus, mais on pouvait y distinguer peut être quelques fioles qui s’entrechoquaient, et qui faisait défaut sur sa paranoïa du silence.
Comté-de-l’Or enfin ! Une petite bourgade vivante à souhait : les marchands derrières leurs étalages, les chiens qui jouent ensemble en aboyant, le forgeron qui tape frénétiquement sur son enclume et aussi…
La foire de sombrelune ! Un emplacement était spécialement réservé à cette fête annuelle, et cela avait tendance à piquer la curiosité de la voyageuse. Enormément de monde était présent : des familles entières se déplacent depuis Hurlevent et des villages environnant, on peut même y croiser des nains. Un en particulier, qui fait parti de la foire et d’un âge bien avancé, se trouvait au centre des attentions : il racontait une histoire, où on y entendait des mots tels que « trésor », « dangereuses bandes de troggs cannibales », « combat acharné à l’aide de ma hache ! ». Tout cela semblait captiver intensément les spectateurs.
« Hum… Les gens sont vraiment peu prudent » pensa-t-elle. Puis d’un léger sourire, posa sa main agilement sur la bourse d’un passant qui semblait enchanté par l’atmosphère festive, et la détacha délicatement. A peine aurait-il remarqué le vol, que le malheureux ne pourra pas retrouver le coupable tant par le monde que le brouhaha engrangée par la populace surexitée.
Pourtant une chose était certaine : la démarche et le style de la voleuse étaient particuliers et pouvait prêter attention. Petite par rapport à sa race (mais de la taille d’une humaine), cheveux d’une couleur incroyablement bleue foncée coupés relativement court, tenue qui ressemblait plus à une tenue d’homme décontractée qu’autre chose.
Jeune, fine, charmante, étrange. C’est ce qui pourrait le mieux la décrire. Autre chose qui pourrait sembler bizarre pour ceux ayant déjà eu la chance de rencontrer les elfes de la nuit (ils ont plutôt tendance à ne pas se montrer, où alors de nuit… comme vous pourriez vous en douter), cette elfe n’a aucune marque sur le visage. Seule une peau blanche d’une légère couleur violette s’y présentait.
Satisfaite des quelques piécettes de cuivre recueillit dans cette bourse qui lui appartenaient désormais, la voyageuse repris sa route pour atteindre un bâtiment en particulier : la garnison de l’Ost Pourpre.
Sur la route, qui était cependant beaucoup moins empruntée, l’elfe a pu croiser une patrouille de soldats montés sur leur cheval. Un d’entre eux lui souhaita une bonne journée, ce qui était de coutume de dire ça chez les humains même s’ils ne se connaissent pas personnellement, mais il fut déçu par le comportement de cette dernière. Elle n’osa même pas le regarder, et encore moins de lui répondre. Les hommes continuèrent leur chemin, et elle sentait le soldat le fixer dans le dos, afin de tenter de découvrir qu’elle était son problème…
Le sac toujours sur son épaule, la jeune femme s’était désormais rendue devant cette fameuse garnison, renommée pour son sérieux, sa discipline et ses actions contre l’avancée de l’ancien fléau : les réprouvés, menés par la Reine Noire Dame Sylvanas.
L’elfe s’arrêta un instant ne put s’empêcher de s’étonner devant le spectacle que l’on lui offrait : un gnome forgeron, d’une humeur bien agitée et réparant des armures, répétait sans cesse que les tartes d’où il venait étaient les meilleures ou quelque chose dans le genre, un homme d’une musculature impressionnante, la peau bronzée, portait tranquillement au même moment deux énormes sacs de provisions sous le bras en sifflotant pour apparemment préparer le déjeuné, une femme élégante vêtue d’une belle robe et surtout deux énormes boucles d’oreille (de l’or !? Woah ça doit avoir de la valeur…) prenait de haut un soldat qui semblait être pris entre l’angoisse de se faire engueuler, et un certain raz-le-bol de l’entendre, puis d’autres personnes dont des elfes, des nains et même une draenei, qui se chamaillaient et qui rigolaient ensemble.
« Renommé pour son sérieux et sa discipline… J’espère au moins qu’ils continuent à combattre les réprouvés, je demande juste ça moi… »
Elle reprit sa marche tout en observant ces gens sous la bannière pourpre et flottante fièrement sur le bastion. Deux personnes l’intriguaient : une humaine portant une armure époustouflante ! Une tenue complète de couleur rouge, noire, blanche et doré, des épaulières avec une dague par-dessus. Le visage, découvert, dévoilait ainsi la femme dont ses cheveux reflétaient une blondeur magnifique et des yeux d’un vert émeraude sous le reflet du soleil. Mais cette humaine qui fascinait tant l’elfe semblait assez occupée et disparu dans l’enceinte du bastion. L’autre personne quant à elle semblait assez menaçante et ne quitta pas des yeux la jeune voyageuse depuis un moment.
Il s’agissait d’un homme. D’une quarantaine d’année, les cheveux tirés à l’arrière dont les cotés commençaient à devenir grisonnant, ce soldat paraissait être « le chien de garde de la maison ». Dans une auberge d’Hurlevent, la veille, quand on lui à indiqué l’endroit où se trouvait la garnison, on lui a plusieurs fois signalé un homme se nommant Rainer, adjoint de son rang, dont il prenait autant d’importance à sa moustache que des étrangers osant s’approcher trop près de son territoire.
« Pas un type dangereux loin de là ma petite ! Repensa-t-elle du fermier qui lui à indiqué la route, disons qu’il est juste à cheval sur le protocole. »
L’elfe continua d’avancer, lentement, en regardant à droite et à gauche voir le comportement des individus présents, mais peu semblent se soucier de sa présence.
Elle se trouvait maintenant à quelques mètres de Rainer et marqua un arrêt. Elle n’osait pas vraiment commencer à prendre la parole.
De visu, l’elfe qui ne bougea plus désormais pouvait réellement intriguer quant à sa tenue vestimentaire : une veste légère recouvrait sa chemise blanche à manche longue rentrée dans le pantalon, serré par une ceinture un peu trop grande pour elle. Les bottes étaient encore assez boueuses. Physiquement, on pouvait directement remarquer la jeunesse de cette femme quant à sa taille, ses oreilles et ses sourcils qui ne semblaient pas aussi longs comparer à sa race.
Elle ne semblait rien porter de valeur sur elle, mis à part l’épée qu’elle portait. A vrai dire, la finesse de la lame, la finition offerte sur le manche étaient impressionnantes. Presque pourrait-on distinguer une lueur d’une couleur indescriptible en ressortir. Lorsqu’elle marchait, la veste qu’elle porte pouvait laisser percevoir la calotte de crosse d’une arme à feu. Le pistolet était glissé dans la ceinture.
Un bien étrange personnage se présenta donc aujourd’hui aux portes de l’Ost Pourpre.
Au bout d’un court instant, elle se sentait observer par presque toute la garnisson, et elle se ressentait de nouveau une gêne...