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[Candidature] Korhem

Posté : mar. 27 sept., 2011 9:16 pm
par Korhem
Une grande silhouette humaine surmontée d’un gibus apparait dans la grisaille d’une pluie battante. Une voix gutturale, bien qu’assourdie par les trombes d’eau, s’exclame sur un ton ironique et sans humour :

« Un temps à ne pas mettre un chien dehors çà ! Pff ! »

Sa démarche est nonchalante et chacun de ses pas est accompagné du bruit spongieux de la boue du sentier détrempé.
Ses vêtements, ou plutôt les peaux animales très mal tannées et confectionnées qui le recouvrent, sont trop grandes pour lui malgré sa carrure imposante. Seul le gibus, bien qu’il soit usé et déchiré, démontre une trace de civilisation.

Le visage sortant de l’ombre de son couvre-chef miteux à l’approche des torches, on peut apercevoir les traits marqués et tirés de son visage ainsi qu’une barbe non entretenue de plusieurs semaines lacérée par des cicatrices. Ses épais sourcils froncés plongent ses yeux dans l’ombre et ses lèvres retroussées laissent apparaître une forte dentition jaunâtre, rendant son visage sévère. Les cheveux longs et irréguliers tombent sur ses épaules carrées terminant le portrait patibulaire de l’individu qui arrête sa marche à quelques pas du garde.

Il lève son regard sur la bannière lourde de pluie, acquiesce de la tête et revient au garde en lui faisant un bref salut du chef.

« J’suis bien à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest ?... »

Se grattant la barbe il aspire l’air à travers ses dents dans un bruit de succion.

Posté : mar. 27 sept., 2011 9:58 pm
par Akéllios Falcon-Eye
Dehors dans la pluie, le guerrier allait "prendre l'air" sous sa forme humaine. Un petit coin de sourire se traça sur ses lèvres, il aimait la pluie. Il se croyait être de nouveau à Gilnéas. Sous sa grande capuche, il observa le paysage caché par la pluie depuis l'entrée de la garnison. L'orage commença, provoquant un grondement entre chaque minutes.

Son moment de tranquillité fût interrompu par une grande silhouette qui avança péniblement vers l'entrée. Akéllios sentait son sourire s'effaçer, ses poings se serrèrent, prêt à dégainer son épée.

Il resta sous le qui-vive lorsque le visiteur demanda:

« J’suis bien à la Garnison du Ruisseau de l’Ouest ?... »

Avant de répondre, il plissa les yeux pour mieux identifier l'homme, qui avait l'air d'un vagabond de Comté de l'Or. Ses poings toujours serrés sous sa grande cape, il répondit:

" C'est possible. C'est à quel sujet, monsieur?... "

Posté : mar. 27 sept., 2011 11:00 pm
par Korhem
L’individu marque un temps d’arrêt, se grattant la barbe et l’aisselle en faisant de nouveau son dégoutant tic de succion. Il semble pensif.

Malgré la pluie, une forte odeur de fauve émane de l’étranger.

« J’ai entendu parler d’un ordre qui a pour but de défaire les Réprouvés et les créatures du Fléau. »

L’articulation phonétique de l’homme laisse suggérer un apprentissage récent de la langue ou un manque de pratique.

Se grattant le cou : « On m’a indiqué ce lieu et j’suis v’nu pour avoir des renseignements plus précis. Leur nom est l’Ost Pourpre à c’qu’on m’a dit. »

L’individu observe les alentours en se curant les dents à l’aide de ses ongles, puis revient sur son interlocuteur en émettant une fois de plus son tic de succion.

Posté : mer. 28 sept., 2011 3:17 am
par Akéllios Falcon-Eye
Il pleuvait à grosse goute, mais ça n'empêchait pas le worgen de sentir une odeur assez désagréable du visiteur curieux.

"C'est belle et bien ce que l'ordre est voué à accomplir, en effet. Et vous avez de la chance, vous êtes arrivé au bon endroit, l'ami."

"Mais j'imagine que vous n'avez pas marché sous cette pluie infernale et de vous retrouvé dans un état pareil juste pour avoir des renseignements plus précis, comme vous le dites... Non?"

"Et au fait, qui vous a parlé de l'ordre? Et quel est votre nom?"


Le guerrier aurait bien invité le passant à rentrer à l'intérieur, mais connaître d'abord les intentions de ce dernier était la priorité.

Posté : mer. 28 sept., 2011 6:07 pm
par Korhem
Tenant d'une main le gibus plaqué sur son crâne, l'étranger penche la tête à la renverse pour recevoir la pluie sur son visage, tout en écoutant son interlocuteur. De nouveau son tic détestable et il revient sur le guerrier.

Il pousse un profond soupir en se grattant la nuque.

" Vous pouvez m'appeler Korhem. Et la première fois que j'ai entendu parler de cet ordre c'était par... des Réprouvés... alors que j'avais encore le fer dans la gueule et les pattes enchainées ! "

L'homme renifle et crache avec mépris. Ses derniers mots étaient prononcé avec rage et tout son corps hurlait de colère. Quelques secondes passent pour détendre ses muscles et respirer à fond, puis de nouveau son tic et il reprend :

" Sinon cette pluie n'est aucunement infernale. C'est un don qu'il faut savoir apprécier. Et pour ma part elle me rendrait presque nostalgique. "

Korhem touche alors machinalement son gibus d'un air songeur et son visage s'adoucit durant un bref instant pour redevenir patibulaire et colérique.

" Presque... "

Un violent coup de tonnerre vint couvrir son dernier mot.

" Je pourrai vous en dire d'avantage, mais avant cela j'aimerai bien la confirmation que vous appartenez à cet ordre. Je n'ai pas pour habitude ou pour envie de raconter ma vie ou mes intentions. Bien que j'accepterai peut-être de le faire avec ses membres. "

Se grattant la barbe, il hume l'air et tourne rapidement la tête vers une biche passant au galop non loin là, effrayée par le tonnerre, puis passe sa langue sur ses lèvres.

Posté : mer. 28 sept., 2011 7:29 pm
par Akéllios Falcon-Eye
Les sourcils noir et épais se levèrent lentement.

"Un prisonnier, alors. Ce qui me surprend, c'est comment vous êtes parvenu à vous échapper des Réprouvés."

Ses yeux se plissèrent d'avantage sur l'inconnu. Comment est-il parvenu? Par chance? Ou bien relâché comme appât de piège? Il continua quand même tout en restant sur ses gardes:

"Eh bien, Korhem, je peux vous assurer que vous avez devant vous un membre de l'Ost Pourpre."

Au même moment, il écarta sa cape de son torse, exposant le tabard violet avec la cloche jaune de l'ordre de Nor Laedro. Un autre coup de tonnerre gronda, éclairant pendant une fraction de seconde le tabard.

"Je me disais bien que vous aviez l'air d'un Gilnéen. Votre tolérance pour la pluie est comme la mienne."

Il remis sa cape épaisse en place. Voyant le regard gourmand de Korhem fixé sur une biche paniquée par l'orage, il se dit qu'il ferait mieux de l'inviter à l'intérieur, tout en le surveillant de près.

"Bien bien. Dans ce cas-là, suivez moi à l'intérieur. Mais avant, je vais devoir vous demander de me remettre votre arme, ou vos armes, par mesure de sécurité."

Akéllios commençait à avoir un creux, une bonne saucisse sèche fera l'affaire!

Posté : mer. 28 sept., 2011 9:51 pm
par Korhem
Une fois assuré de l’appartenance de son interlocuteur, et à sa demande, il passe la main par-dessus son épaule, dégaine un lourd maul usagé de mauvaise confection et le tend au Gilnéen.

« Si vous y tenez Akéllios. Mais pour être honnête je suis ma propre arme, ceci n’est qu’un… ustensile. A moins de m’arracher les crocs et les griffes… et quand bien même, j’aurais encore du répondant. »

Marquant un temps d’arrêt avant de pénétrer dans le bastion, il regarde les murs, le plafond et le sol. Il ne semble pas vraiment à l’aise à l’intérieur d’une bâtisse mais emboite tout de même le pas du guerrier.

« Concernant mon évasion, et pour faire court, je fus prisonnier, ainsi que d’autre, peu après l’assaut de Sylvana sur notre belle Gilnéas. Je suis passé entre plusieurs mains et de nombreuses expériences et tortures pour terminer dans une faction différente de Réprouvés. Quelque chose d’inattendu se produisit alors. Des Réprouvés attaquant d’autres Réprouvés. Les longs mois passés entre leurs doigts osseux m’ont permis de me familiariser avec leur langue. Apparemment, il semblait que j’étais enfermé chez des dissidents qui avaient utilisé une arme non autorisée je ne sais où loin dans le nord. »

Son ton s’élève brusquement et l’énervement remplace le mal être.

« Une arme non autorisée ! Comme la peste qu’ils ne devaient pas employer sur nos terres hein ! »

Il renifle et s’apprête à cracher par terre quand il reprend conscience du lieu où il se trouve. Il dégluti et retrouve une partie de son calme.

« Bref. Durand l’assaut je fus libéré par mes bourreaux dans l’espoir que je puisse retarder les assaillants. Je pu profiter de la confusion pour détruire quelques créatures non-mortes et me sauver. »

Tout en parlant Korhem observe les couloirs et les portes qu’ils franchissent, sa tête se baladant de gauche à droite, repérant toutes les ouvertures possibles. Sa respiration s’accélère et ses muscles se contractent. Faisant une pause dans son histoire, il s’efforce de retrouver entièrement son calme.

« Après cela, par goût du Talion, j’ai erré sur les terres des Réprouvés massacrant les non-morts autant que faire se peut. Mais il m’a fallu m’éloigner après quelques temps car j’étais recherché sous le surnom de ‘La Bête’. A partir de ce moment, j’ai compris que mes actions étaient futiles et ne servaient même pas à calmer ma rage. »

Il semble plus calme à présent, mais ses sens restent toujours en éveil. Regardant de partout, tendant l’oreille au moindre bruit et humant l’air régulièrement. Son tic manquerait presque, s’il n’était pas dégoutant.

« J’ai donc recherché notre peuple, abrité en partie chez les Elfes où j’ai pu… communier longuement avec des Druides pour canaliser ma colère et retrouver un certain… équilibre. Durant mon voyage j’ai entendu parler de vous et votre nom m’a rappelé la première fois que je l’avais entendu. Vous sembliez être une menace pour les réprouvés. Ecoutant les ragots et diverses histoires j’ai fini par connaître l’emplacement de vos quartiers et me voilà. »

Posté : jeu. 29 sept., 2011 1:03 am
par Akéllios Falcon-Eye
Les deux gilnéens marchèrent lentement dans le hall d'entrée. Akéllios prit le temps de ranger l'arme de l'ancien prisonnier dans une petite armoire sous verrou. Pendant que Korhem récita son évasion, le guerrier se tenait à côté de lui, hochant tranquillement la tête à chaque passage important du récit.

Une fois le récit terminé, ils avaient atteint la salle commune. Un feu était allumé dans la cheminé.

Il invita Korhem à prendre place devant la cheminée pour qu'il se sèche.

" Attendez moi ici, je reviens tout de suite."

Le guerrier se dirigea vers l'infirmerie et prit avec lui une grande serviette de bain bien épaisse. De retour à la salle commune, il le donna à l'évadé.

"Pour vous sécher. Et évitez de répandre des gouttes d'eau partout."

Il prit enfin place à côté.

"Votre récit me surprend de plus en plus, Korhem. A ce que je sache, les Réprouvés ne se battent pas entre eux, même s'il est question de travailler en secret sur une arme non autorisée; ce qui ne devrait pas être quelque chose de surprenant pour la Dame Noire, on sait qu'elle met au point des nouvelles armes qui est contre la volonté du Chef de la Horde."

"Il y a quelque chose que je trouve encore plus étrange, c'est le fait qu'ils vous libèrent pour "retarder" les assaillants. Ca paraît trop facile... enfin, plutôt idiot de leur part, c'est comme si vous libérez un troll de sa cage dans l'espérance qu'il vous aidera à gagner du temps contre d'autres humains, alors qu'il vous aura sans aucun doute poignarder par derrière. Enfin, vous échapper de ces bâtards est l'essentiel."


Le guerrier posa son épée par terre, ainsi que sa cape, qui était installé devant le feu pour se sécher. Son regard revint sur Korhem.

"Vous avez fait le bon choix de demander de l'aide aux druides de vous aider à maîtriser la bête qui sommeille en vous. La même chose m'est arrivé, et je leur doit une fière chandelle."

En ce qui concernait la partie de "La Bête", il resta silencieux. Ce n'est pas nouveau de considérer un worgen comme une bête. Tout les victimes de la malédiction sont vus comme ça.

"D'ailleurs, quelle est cette arme non autorisée en question?

Posté : jeu. 29 sept., 2011 2:54 am
par Korhem
Il invita Korhem à prendre place devant la cheminée pour qu'il se sèche.

" Attendez moi ici, je reviens tout de suite."

Observant la salle il hume l’air. Très peu d’odeurs de nature étaient présente et pas un brin d’air. Il regarda ensuite la danse des flammes rythmé par le crépitement du bois sans désirer s’en approcher de trop prés.

"Pour vous sécher. Et évitez de répandre des gouttes d'eau partout."

Il prend la serviette et la regarde un instant. En quoi l’eau sur le sol pouvait elle gêner ? Il comprenait décidément très mal la civilisation, mais ne voulant toutefois offenser son hôte il s’essuie maladroitement en écoutant la réaction du Gilnéen sur son récit et en dissimulant son énervement. Mais au fur et à mesure des paroles d’Akéllios son énervement s’accentue.

« Je pense comprendre votre méfiance. Mais comme je vous le disais je me suis familiarisé avec leur langage, mais ne l’ai pas entièrement appris. D’autant plus que les conditions de mon emprisonnement n’étaient pas faites pour aider dans ce domaine. Mais à ce que j’ai pu comprendre, la dernière faction de Réprouvés qui me retenaient été des dissidents envers Sylvanas. J’ai même était… offert par mon ancien geôlier à cette faction pour qu’il puisse y… adhéré si je puis dire. »

« Peut-être me suis-je mal exprimé en vous résumant mon évasion, mais lorsque l’attaque survint, je ne fût libéré qu’en dernier lieu. Au moment où les… dissidents n’avaient plus l’avantage. Bien qu’ils ne l’aient jamais vraiment eu à ce que j’ai pu voir. Je ne sais trop si l’acte était réfléchis, ou bien celui d’un extrémiste prêt à tout pour causer des dommages à son ennemi, ou encore une tentative pour les ralentir et espérer fuir. »

Regardant Akéllios poser son arme et sa cape au sol pour les faire sécher, il saisi l'occasion de se débarrasser de la serviette à présent trempée et recouverte de crasse en faisant de même avec.

"Vous avez fait le bon choix de demander de l'aide aux druides de vous aider à maîtriser la bête qui sommeille en vous. La même chose m'est arrivé, et je leur doit une fière chandelle."

Korhem fait un signe négatif de la tête à la suite des paroles du guerrier. Son corps trahissait de plus en plus sa nervosité.

« Je me suis sans doute mal exprimé encore. J’avais maitrisé la bête bien avant ma capture. Et d’après, là encore, ce que j’ai pu comprendre, les Réprouvés était curieux de savoir comment. Et surtout de savoir s’ils pouvaient inverser le processus. Mais la communion que j’ai eu avec les Druides m’a permis de retrouver l’équilibre druidique que j’avais perdu. D’utiliser ma férocité et ne pas la laisser m’envahir. Je ne sais si je parviens à bien m’exprimer. Le langage n’est plus une chose évidente pour moi et je le trouve souvent imprécis en comparaison avec la communion. »

Le Druide se sentait de plus en plus mal à l’aise. Le lieu enfermé l’oppressait. Ses efforts de langage lui paraissaient inutiles, voir presque nuisibles. Et cette forme humaine qu’il s’efforçait de maintenir accentuait son mal être. Il essayait de contrôler sa respiration haletante mais son corps le trahissait de plus en plus. Il regardait en tous sens, cherchant une ouverture vers l’extèrieur. Il désirait fuir ce toit opprimant et ces murs menaçants mais il devait garder le contrôle de ses instincts bestiaux.
Il se concentra sur son objectif, l’extermination des non-morts et de leurs chefs, Sylvanas en particulier. Il ne pouvait y parvenir seul. Il l’avait appris à ses dépens. Et s’il ne voulait finir en bête sauvage errante emplie de haine et de rage, il devait trouver une confrérie partageant les mêmes buts. Et surtout apprendre à vivre avec. Appartenir à un ensemble et vivre avec…

Posté : jeu. 29 sept., 2011 3:12 am
par Akéllios Falcon-Eye
L'écuyer haussa les épaules.

"Hmm..."

"Vous m'avez l'air un peu.. tendu. Il vous faut un petit remontant."


Il se leva pour se diriger vers une des tables de la salle, et récupéra deux chopes et un tonnelet de bière de la fameuse fête des Brasseurs.

"Ne le prenez pas mal, Korhem, mais pour quelqu'un qui se dit avoir bien maitrisé la bête en elle-même, vous n'avez pas l'air aussi calme. Je dis ça, je ne dis rien."

Il versa de la bière dans chaque chope et en tendit une à son voisin.

"Une petite chope de bière?"

Posté : jeu. 29 sept., 2011 5:05 am
par Korhem
« … Je dis ça, je ne dis rien. »

L’espace d’un instant le druide fronce les sourcils et serre ses poings à la phrase du guerrier, ne sachant pas comment prendre cette réflexion qu’il a du mal à saisir. Mais son état étant déjà difficilement contrôlable, il préfère se concentrer sur ce dernier plutôt que des propos qu’il risquerait de mal comprendre.

"Une petite chope de bière?"

Korhem refuse la chope d’un signe de la main et se concentre pour retrouver un état légèrement plus calme. Sa voix grave et gutturale reprend un peu d’assurance, mais sa nervosité reste toujours palpable.

« De l’eau suffira.
Vous avez raison sur ma nervosité, mais cela est plus en rapport avec cette… construction qu’avec la bête. Je préfèrerai continuer cette discussion à l’extérieur pour être honnête mais je dois apprendre à contrôler mes… pulsions afin de pouvoir m’intégrer. J’ai appris beaucoup de choses lors de ma communion, ou plutôt j’ai compris beaucoup de choses. Il me reste à les réaliser et cela demandera beaucoup d’efforts et de travail. Me présenter ici a déjà été difficile. Mais c’est un pas que je devais franchir, quand bien même je ne conviendrai pas à votre confrérie, ou que votre confrérie ne me conviendrait pas. J’avoue m’être surestimé en pensant le faire avec nettement plus d’assurance, mais les démons qui m’habitent sont plus difficile à combattre que je ne l’imaginais, et j’en prends conscience en cet instant. »

Passant la main sur son visage puis dans sa barbe, il observe de nouveau la salle, respirant plus facilement. Son tic revient brusquement.

« Cette forme… » Désignant son corps d’un mouvement de main « … ne m’est pas familière également. Je pensais, peut-être à tort, qu’elle m’aiderait un peu dans mes efforts… »

Se rendant compte qu’il dévoile ses pensées à un étranger, quand bien même ce dernier partage les mêmes racines, Korhem reste un instant silencieux, presque gêné et passe la main sur sa nuque réfléchissant sur ce sentiment l’envahissant et qui lui était étranger. Son regard parcourant une fois de plus la pièce, et bien que son état était devenu plus calme encore, son mal être restait perceptible.

« Mais je ne suis pas là pour me confier à vous je présume. Vous me demandiez quel était l’arme non autorisé. Hé bien, d’après ce que j’ai compris, il s’agissait d’une sorte de peste encore et qu’elle avait été utilisée par les dissidents sur un continent loin au Nord, un continent que je ne connais pas. Entre notre isolement avant l’invasion, ma détention, et ensuite mon état… sauvage, j’ai accumulé beaucoup de lacunes, historiques, géographiques, politiques et bien d’autres encore je pense. »

Se grattant le torse, il hume l’air à plusieurs reprises.

« Ne pourrait-on pas ouvrir une fenêtre au moins ? »

Posté : jeu. 29 sept., 2011 4:33 pm
par Akéllios Falcon-Eye
Lorsque Korhem refusa la bière, le guerrier déposa la chope sur la table. Il saisit alors un verre et une carafe d'eau. Il revint vers son invité et donna le verre d'eau.

"...J’avoue m’être surestimé en pensant le faire avec nettement plus d’assurance, mais les démons qui m’habitent sont plus difficile à combattre que je ne l’imaginais, et j’en prends conscience en cet instant."

Akéllios bu à grande gorgée sa bière pendant le récit. C'est difficile de se concentrer sur un récit tout en savourant une bonne bière.

« Cette forme ne m’est pas familière également. Je pensais, peut-être à tort, qu’elle m’aiderait un peu dans mes efforts… »

Surpris, il retira lentement ses lèvres de la bière, son regard méfiant se tourna vers Korhem. Tout en posant la chope par terre, il fronça de nouveau les sourcils. Il avait affaire avec ce qu'il semblait être une bombe à retardement qui peut explosé à tout moment. Akéllios rapprocha discrètement son épée de sa chaise avec son pied, par précaution...

« Mais je ne suis pas là pour me confier à vous je présume. Vous me demandiez quel était l’arme non autorisé. Hé bien, d’après ce que j’ai compris, il s’agissait d’une sorte de peste encore et qu’elle avait été utilisée par les dissidents sur un continent loin au Nord, un continent que je ne connais pas. Entre notre isolement avant l’invasion, ma détention, et ensuite mon état… sauvage, j’ai accumulé beaucoup de lacunes, historiques, géographiques, politiques et bien d’autres encore je pense. »

"Encore et et toujours la peste. Ces mort-vivants manquent d'originalité, toujours à se fixer sur un concept basique. Pas étonnant."

« Ne pourrait-on pas ouvrir une fenêtre au moins ? »

"Je pense que oui. Suivez-moi."

Ils se levèrent, mais avant de marcher, le guerrier pris le temps de nettoyer les petites flaques d'eau laissées par son invité. Ensuite, ils se dirigèrent vers le hall d'entrée, il pleuvait toujours dehors, mais l'air était délicieusement fraîche.

L'écuyer croisa les bras en regardant Korhem d'un air calme mais toujours méfiant.

"Si je résume ce que vous m'avez dit jusqu'à maintenant, vous avez eu la malchance de vous faire capturer par nos ennemis, pour ensuite vous faire libérer durant une attaque, pour ensuite errer dans les bois tout en menant une "chasse" aux mort-vivants. Malgré être en sécurité chez les elfes, une autre menace pèse qui n'est autre que vous-même. Tant que vous n'êtes pas capable de maîtriser cette forme, j'ai peur que vous ne pourrez avancer plus loin dans votre quête."

"Et gardez en tête que l'Ost Pourpre n'est pas une confrérie, comme vous l'employez, mais un ordre militaire."


Il profita de noter chaque élément important, tout en soulignant des mots-clés, concernant Korhem sur son carnet rouge. Un rapport sera rédigé dès qu'il le laissera.

"Passons à d'autres sujets. Pouvez-vous me dire quelle est votre profession? Et quelles sont vos spécialités?"

Posté : jeu. 29 sept., 2011 9:58 pm
par Korhem
"Je pense que oui. Suivez-moi."

A ces mots, Korhem se lève rapidement, une expression ressemblant à un sourire affiché sur son visage. Il observe son hôte nettoyer les traces d’eau d’un air perplexe et impatient puis se ressaisi. Il emboite le pas du guerrier et une fois arrivé au hall d’entrée prend une grande inspiration et pousse une exclamation de soulagement. Humant l’air, son mal être se dissipe lentement.

"Si je résume ce que vous m'avez dit jusqu'à maintenant, vous avez eu la malchance de vous faire capturer par nos ennemis, pour ensuite vous faire libérer durant une attaque, pour ensuite errer dans les bois tout en menant une "chasse" aux mort-vivants. Malgré être en sécurité chez les elfes, une autre menace pèse qui n'est autre que vous-même. Tant que vous n'êtes pas capable de maîtriser cette forme, j'ai peur que vous ne pourrez avancer plus loin dans votre quête."

Le druide acquiesce de plusieurs et lents hochements de tête au fur et à mesure du résumé et se fige sur la fin. Se passant la main dans la barbe, il plonge son regard dans celui d’Akéllios sans animosité.

« J’en vois toute la vérité. »

"Et gardez en tête que l'Ost Pourpre n'est pas une confrérie, comme vous l'employez, mais un ordre militaire."

Son regard tourné vers l’extérieur il semblait pensif et presque serein.

« J’en prends note. Voilà le genre de précision que je recherchais. Cela implique donc de la discipline… »

"Passons à d'autres sujets. Pouvez-vous me dire quelle est votre profession? Et quelles sont vos spécialités?"

« Je suis herboriste et sur leurs conseils, les druides m’ont appris les bases de l’alchimie. Mais je ne l’ai guère pratiqué encore, car cela demande de revêtir cette forme. » Désignant une fois de plus son corps de la main. « Mais je pense avoir de bonnes raisons pour m’y atteler. »

« Sinon je suis un change-forme, spécialisé dans le combat farouche. Changeant de corps suivant les besoins. Vous comprendrez peut-être mieux à présent, en connaissant mon histoire, que la forme humaine est celle qui m’était le moins utile, et donc celle qui m’est la plus… étrangère. »

« Mais, là encore suivant les conseils des druides, je m’entraine pour maîtriser les bienfais de la restauration. Je pourrai alors surement mieux développer ma… réintégration dans la société grâce à cette compréhension. »

Posté : ven. 30 sept., 2011 2:26 am
par Akéllios Falcon-Eye
« Sinon je suis un change-forme, spécialisé dans le combat farouche. Changeant de corps suivant les besoins. Vous comprendrez peut-être mieux à présent, en connaissant mon histoire, que la forme humaine est celle qui m’était le moins utile, et donc celle qui m’est la plus… étrangère. »

"Je vous comprend, mon ami. Mais... Vous étiez humain, à la base. Personnellement, je ne vois pas comment votre forme d'origine peut vous être étrangère. Enfin, chacun ses points de v-

Un gros coup de tonnerre coupa la fin de la phrase, une sensation vibrante se faisait sentir sur la nuque du guerrier, les poils s'hérissèrent.

Quelle temps...

"Hem... Qu'est-ce que je voulais dire..." il se gratta la barbe presque sèche "Ah oui. Pour quelle raison voulez-vous rejoindre l'Ost Pourpre?"

Posté : ven. 30 sept., 2011 7:43 pm
par Lomah de Sangre
Tact Tac Tac Tac.
Martèlement réguliers au milieu du silence. La pierre froide résonne et parle. Elle exprime cette présence au milieu de l'orage.

Tac Tac Tac Tac.
Les battements de cœur du pavé se rapprochent, ponctués parfois par des cliquetis métalliques. Une armure qui couine. Des plaques qui gémissent pour se redresser et saluer.

Tac Tac Tac Tac.
Des gonds grincent et coulissent sur leurs pivots. La porte de la grande salle s'ouvre sur une silhouette féminine. Le feu vacille brusquement dans l'âtre.


- Fermez cette fenêtre, l'humidité est un fléau. Elle s'insinue partout.

La voix est chaude, mêlant timbre travaillé et accent du nord. Mais le ton est sec, cassant. Impitoyable. A l'instar de ces pupilles d'or pur en fusion qui surplombent un nez à l'arrête parfaite et une bouche qu'on ne peut que désirer. La femme qui se tient devant les deux compères est belle : pas de cette beauté lumineuse et fraiche qui caractérise le commun, non. Elle est belle à en crever, comme un poison qui vous pollue les veines. Comme le souffle qui vient à manquer et froisse la gorge jusqu’au dernier soubresaut de vos poumons. Comme la Flamme qui vous brule et ne laisse de vous que des cendres.
Elle sourit, mais tout cela a quelque chose d'artificiel, comme le roux éclatant de ses cheveux ne peut-être qu’irréel.

- Un nouveau "compagnon de jeu" , Akéllios ?

L'ironie ne s'encombre pas de voiles. Elle s'approche de la cheminée. On en aurait presque oublié qu'elle aussi est trempée. Elle jette négligemment sa cape de pluie sur une chaise, découvrant une tenue d'équitation étonnamment simple. Le feu semble crépiter rien que pour elle à son approche de la cheminée.

- Ayez la décence de me présenter au moins, Page, fait-elle sans se retourner.