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[Candidature refusée] Baldwing

Posté : dim. 21 oct., 2007 8:02 pm
par Baldwing
Baldwing leva un regard admiratif vers le fier étendard qui claquait au vent. Jamais il n'aurait pensé que le Bastion puisse être si majestueux, lui qui n'avait connu que des places fortes meurtries par moultes sièges et combats. Il portait encore en son coeur la gentillesse de ces dames qui l'avaient accueilli avec tant de bonté : la sénéchale Galate, la fière guerrière Alrunee et surtout l'attachante voleuse qu'il avait rencontré par hasard dans ce petit bourg en pleine forêt d'Elwynn.
Il était las de combattre seul, d'errer comme une âme en peine sans le soutien et la chaleur d'une compagnie qui serait comme sa famille. Il se dit qu'il serait fier de porter ce tabard pourpre et d'en défendre les couleurs.
Il fouilla dans les fontes de sa selle et en sortit un parchemin, puis une plume qui avait fort besoin d'être taillée. Il se dit qu'il était temps maintenant d'écrire les quelques pages de son histoire, afin de le conter à ses nouveaux compagnons.

Posté : mar. 23 oct., 2007 5:05 pm
par Galate
Tandis que Galate flanait comme à son habitude sur les sentiers de la fôret d'Elwynn, elle aperçue un grand cheval et son cavalier.
En s'approchant, elle put se rendre compte de son identité. C'était Baldwing, l'ami de Tsukiyomi, qu'elle avait rencontré au coeur d'Hurlevent. Il était en train d'écrire, et semblait très concentré. La jeune Draeneï vint le saluer, et l'invita à rentrer, pour qu'il soit ainsi mieux installé.

Posté : mar. 23 oct., 2007 7:54 pm
par Baldwing
Baldwing se mordait la langue, appliqué à écrire soigneusement sur le vieux parchemin rugueux.
- Satanée plume, jura-t-il, serrant maladroitement le mince fétu entre ses gros doigts.
Sa vue baissait avec l'âge, rendant l'exercice plus délicat encore.
Et puis ... et puis surtout, sa mémoire lui jouait de vilains tours ...
Mais était-ce sa mémoire seule qui défaillait ? Hmm ... non ... certes non ...
Il arrivait fort bien à narrer son histoire le soir venu, dans les auberges de passage, lorsqu'il avait vidé (par mégarde) quelques pichets d'un bon vin rouge bien capiteux.
Non ... ce n'était pas sa mémoire qui péchait, enfin pas elle seule ... C'est le doute qui s'insinuait maintenant dans son esprit, tellement il avait enjolivé le récit de ses exploits quand le bon jus de la treille lui échauffait les globules ( ... rouges, il va sans dire).
Il avait fini par en bâtir une véritable fable, une légende héroïque que n'aurait pas boudé le Dieu de la Guerre en personne. A un tel point, qu'il y croyait maintenant dur comme l'acier de son épée. Qu'il ne parvenait plus lui même à en démêler les échevaux, incapable de faire la part entre ses vieux fantasmes de gloire et la réalité vécue ...
- Allons, allons, je dois me ressaisir, soupira-t-il en levant les yeux vers le ciel d'azur qui couvait dans une tiède atmosphère la gazouillante forêt d'Elwynn.
C'est alors qu'il aperçut Galate, la ravissante draeneï rencontrée quelques jours auparavant dans le Parc d'Hurlevent en compagnie de Tsukiyomi.
La damoiselle aux jolis sabots l'avait également reconnu. Elle se tenait dressée face à lui, dans sa noble splendeur, et lui adressait un tendre et condescendant sourire. Baldwing crut lire un instant, sur les lèvres pulpeuses et délicates, un brin de compassion.
Galate lui tendit sa longue et douce main pour l'aider à se relever. La chose ne se fit pas sans quelques grincements d'articulations, heureusement couverts par le mauvais état de la vieille armure de plaques. La Sénéchale le convia alors aimablement à venir s'installer à son aise dans le Bastion.
Le Bastion, nom d'un Troll ! Il en avait oublié jusque la présence dans son immédiat voisinage tellement il était absorbé par l'ampleur de la tâche qu'il s'était assigné.
- Installez-vous ici, mon bon Baldwing, l'invita Galate, patiente et avenante comme une infirmière de l'Hospice d'Hurlevent. Elle le guida avec maints égards jusqu'à un large pupitre de copiste qui fleurait bon le bois fraîchement ciré.
Le meuble rustique était éclairé généreusement par une chandelle neuve dont la lueur apparut au vieux paladin comme un lever de soleil au beau milieu de la nuit.
- Vous serez bien mieux ici pour écrire, que vous ne l'étiez assis dans l'herbe, tendre certes, à vous faire toutefois dévorer les fesses par les fourmis ...
Baldwing se gratta alors furieusement le postérieur qui se mettait à le démanger soudainement.
- Maudite armure, bougonna-t-il, en se cassant les ongles sur le métal érodé ... je l'avais encore oubliée ... il faudra que je me décide, à l'enlever ... depuis toutes ces semaines ...

Posté : mer. 24 oct., 2007 8:38 pm
par Baldwing
(Par ces lignes débute l'histoire - véridique ? - écrite de la propre main du héros)

A la tête de ses troupes, au plus fort de la bataille, sire Baldwing se démenait comme un beau diable sur les remparts assiégés de Fort-de-Durn. Au pied de son étendard, il défendait vaillamment sa forteresse qui subissait depuis de longues heures déjà les assauts haineux et anarchiques de la Horde.
Dégoulinante du sang noir des orcs, sa lourde épée à deux mains tournoyait dans un sinistre sifflement, au dessus de sa tête, avant de s'abattre avec force et d'entailler impitoyablement la chair maudite des envahisseurs qui prenaient pied sur la muraille.
Une tête grimaçante vola dans les airs, proprement décapitée. Le corps qui la portait encore quelques instants plus tôt chutait du mur d'enceinte pour aller s'écraser lourdement sur les rochers, une vingtaine de mètres en contrebas.
Aux côtés de son seigneur, le chevalier Tankrède bataillait tout aussi férocement, armé d'une flamberge pareillement redoutable. Les soldats, galvanisés par l'énergie et la détermination de leurs chefs, parvenaient encore à contenir les assauts rageurs qui tentaient de déborder la ligne de défense.

- Il en arrive de partout, messire, nous ne pourrons pas résister bien longtemps !

Tankrède avait raison. Les bataillons d'orcs affluaient en nombre des Hautes Terres d'Arathi après avoir submergé le Mur de Thoradin qui avait été érigé dans le dessein de protéger l'accès oriental des contreforts de Hautebrande.
Le comte Baldwing jeta un regard, sur sa droite, à l’extrémité du chemin de ronde. Sa jeune épouse Hersende, auréolée d’une gloire toute paladine, combattait au sein d’un groupe de guerriers qui semblaient subjugués par sa grâce et son énergie.

- Ceux là, au moins, ne l’abandonneront pas à l’ennemi, songea le comte, quelque peu rassuré par cette vision héroïque.

La comtesse Hersende était armée d’un large bouclier et d’une terrible hache dont chaque coup infligeait de mortels dégâts dans les rangs serrés des assaillants. Son tabard était tâché de sang au point qu’on n’y distinguait même plus l’aigle bleu à deux têtes, emblême du Comté et symbole de l’alliance nuptiale récente du fief de Hautebrande avec de celui des Carmines dont Hersende était issue.
Baldwing interpella Tankrède qui achevait un orc, lui enfonçant rageusement sa lame en pleine gorge tout en l'immobilisant fermement à terre d'un pied puissamment appuyé sur sa cuirasse en cuir bouilli.

- Tu vas prendre une compagnie de gens d’armes avec toi et emmener la comtesse en sécurité jusqu’à Austrivage, cria Sire Baldwing, dans le fracas du combat, à son fidèle Tankrède qui venait de désarmer, ou plutôt de démembrer un autre orc s’apprêtant visiblement à venger son compagnon.

- Je vais tenter de tenir ici le plus longtemps possible et j’essaierai de vous rejoindre lorsque la position sera vraiment intenable, hurla encore Baldwing, tout en continuant à massacrer tout ce qui osait l’approcher de trop près.

Avant le début du siège, le Comte avait décidé que la retraite s’effectuerait en tout dernier recours par le tunnel quand Fort-de-Durn serait prêt de tomber aux mains des attaquants. C’est par ce chemin que Tankrède devait maintenant conduire la comtesse jusqu’en lieu sûr.
Le passage souterrain, dont seulement quelques personnes de confiance connaissaient l’existence, partait des soubassements du Donjon pour déboucher près de l’embouchure de la rivière qui se jetait dans la mer, à proximité immédiate du village d’Austrivage. La sortie était difficilement repérable car, dissimulée naturellement par un éboulis de gros blocs de pierre, elle était de plus camouflée par une épaisse végétation. La présence de bêtes sauvages et de nagas dans les parages avait par ailleurs contribué à préserver le secret de son existence.

Sans plus attendre, Tankrède se fraya un chemin à grands coups d’épée jusqu’à l’endroit où combattait vaillamment la comtesse. Il dut déployer des trésors d’imagination pour la convaincre d’abandonner la lutte et parvenir à l’entraîner, avec une poignée de ses gardes, dans l’escalier qui descendait vers la cour où s’élevait le Donjon. Au moment de pénétrer dans la haute bâtisse, Hersende jeta un ultime regard en arrière. La dernière vision qu’elle emporta de son époux, fut celle d’un valeureux Chevalier prêt à faire payer chèrement le sacrifice de sa vie à l'abomination qui envahissait ses terres.

(à suivre)

Posté : mer. 31 oct., 2007 1:44 pm
par Baldwing
Baldwing pencha son oreille vers le visage de Tankrède qui gémissait faiblement, allongé sur un grabat de fortune. Un soldat était accouru pour prévenir le Comte, dès son arrivée à Austrivage. Le brave guerrier avait été atteint par un carreau d'arbalète qui s'était fiché profondément à la base de son cou, là où l'armure ne le protégeait pas.

- On ne peut pas extraire le fer de sa blessure. Messire, on craint fort qu'elle ne s'infecte... auquel cas ...

C'est ce qu'annonça tristement à Baldwing un bourgeois aux tempes grises qui avait pris l'initiative d'organiser les secours aux nombreux blessés des récents combats. Ainsi, l'Hôtel de Ville d'Austrivage avait été aménagé hâtivement en hopital de campagne après la chute de de Fort-de-Durn.

Abandonnant la citadelle devenue indéfendable aux mains de la Horde, le comte et ses troupes avaient effectué une sortie héroïque, forçant le passage vers le Sud, jusqu'à Austrivage. Beaucoup d'hommes étaient tombés au cours de cette retraite suicidaire, qui s'apparentait à une véritable fuite en avant. De nombreuses familles d'Azeroth porteraient bientôt le deuil.
Pourtant la ligne de front semblait maintenant vouloir se stabiliser. Depuis la veille, de nombreux renforts arrivaient à Austrivage par voie de mer en provenance de Port Menethil. La petite bourgade, fortifiée avec les moyens du bord, était à présent en mesure de résister à l'envahisseur, après avoir longtemps craint pour sa survie.

- La comtesse ... Monseigneur ... murmura faiblement Tankrède, la comtesse ... ils l'ont ...

Baldwing était suspendu aux lèvres du Chevalier.

- Ils ... ils nous attendaient ... à la sortie du tunnel ..., reprit le guerrier avec effort, après avoir longuement dégluti un mélange de salive et de sang qui avait le goût de la mort proche.

- Un groupe d'Orcs noirs ... Ils ont enlevé la Comtesse ... J'ai failli à mon devoir ... Je mérite bien de trépasser ...

Le comte posa doucement sa main dégantée sur l'épaule du valeureux chevalier.

- Tu n'as rien à te reprocher, mon fidèle ami, lui répondit le Comte qui sentait les larmes lui monter aux yeux. Tu m'as toujours servi avec loyauté et bravoure. Vous êtes tombé dans une embuscade, voilà tout. C'est moi même qui vous ai ordonné d'emprunter ce passage. Si quelqu'un a commis une faute, c'est moi.

Tankrède s'agita. Un rictus déforma son visage. Baldwing ne sut pas si c'était un sourire ou une grimace de douleur.

- Ne te torture donc pas l'esprit Tankrède. Préserve les forces qui te restent. Je m'occupe de faire venir le meilleur guérisseur de Menethil. On va te soigner ... Tu survivras ...Et nous retrouverons la Comtesse ...

(à suivre)

Posté : jeu. 01 nov., 2007 3:44 pm
par Baldwing
Après quelques jours d'observation et sujets de conversation, je crois que je ne suis pas à ma place chez vous. Je vous remercie tout du moins de votre von accueil. Je ne veux pas partir comme un voleur, je suis paladin.
Bonne route à vous tous. Que la sainte Lumière vous accompagne à jamais !

Posté : jeu. 01 nov., 2007 4:07 pm
par Baldwing
Plus qu'à l'Ost (c'est peu dire, je n'y appartiens que depuis une semaine), la seule chose qui me retenait dans ce jeu qui tend de plus en plus à devenir un champ de bataille, était d'intégrer une guilde RolePlay.
Mais malheureusement, mes amis, sans que vous soyez en cause, j'atteinds mes limites en matière de jeu, au point que j'en suis à rejouer des persos de début de niveau en ayant plusieurs persos 70 (deux exactement).
J'espère que la relève saura remplacer ce jeu exceptionnel dont je ne décrocherai pas en tant qu'adepte (en attendant mieux, ce qui tarde à se faire). Je reste toujours en jeu, Baldwing, et son épouse pour ceux qui auront lu mon histoire et sauront me contacter.
Je souhaite une longue vie à l'Ost, dont je suis l'allié natutel.

Posté : jeu. 01 nov., 2007 7:19 pm
par Trystan
[HRP] : C'est franchement dommage, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de joueurs de cette qualité.
D'un autre coté, ce que tu ressens, je l'ai vécu plusieurs fois déjà.

Je te souhaite une bonne continuation, et saches que si tu t'ennuie et que tu as besoin d'intéraction, tes anciens compagnons seront ravis de te l'apporter !

Posté : jeu. 01 nov., 2007 10:34 pm
par Aurys
[HRP]Bonne route à toi Baldwing, j'espère que tu trouveras de quoi combler tes attentes ![/HRP]