/hrp on
Elodia s'est présentée ce soir au Bastion de l'Ost, où elle a rencontré tout d'abord Demes, puis Aurys, pour leur parler de sa candidature. Le récit reprend à la fin de cette entrevue.
/hrp off
[candidature en suspens] Elodia
La nuit était déjà bien entamée lorsque Elodia Ouestfosse regagna la petite maison en bordure de Comté-de-l’Or qu’elle occupait depuis son rapatriement forcé du Norfendre, quelques mois auparavant. Elle remarqua en souriant qu’il y avait encore de la lumière à la fenêtre de la cuisine, en plus de la douce pénombre entretenue par un petit feu de cheminée dans la pièce principale. Will n’était pas allé se coucher, bien entendu. Ce gamin n’en ferait donc jamais qu’à sa tête… Enfin, gamin… A son âge, Elodia avait déjà décapité son premier Cultiste… Après avoir déposé ses épées au large râtelier, elle entreprit d’ôter ses bottes, assisse à portée de la chaleur du feu. Quand elle releva les yeux, la silhouette de Will se détachait dans l’encadrement de la porte de la cuisine.
« Comment ça s’est passé ? » demanda-t-il lorsque leurs regards se croisèrent.
« Bien… répondit Elodia. Enfin, je ne sais pas. Demes avait l’air surpris de me voir. Je le comprends, en un sens, après… l’autre fois, le soir du mariage, tout ça. J’ai parlé à Aurys, aussi. A la Connétable, comme ils disent.
- Aurys ? C’est bien l’épouse de ce Demes, non ?
- Oui, c’est bien elle. Je sais ce que tu penses.
- Oh non, moi je ne pense rien, tu sais. C’est pas mes affaires tout ça.
- Enfin ça un moment que je la connais, elle aussi. L’Ost ne date pas d’hier. Je crois qu’il s’est constitué avant tout pour reconquérir Lordaeron, mais il a toujours combattu pour le bien de tout Azeroth, en Outreterre ou en Norfendre.
- Je sais bien, tu m’as déjà raconté tout ça.
- Excuse moi, je me fais vieille et je radote. Ca ne va pas s’arranger, avec le temps… »
La terre trembla légèrement. Tous deux se turent un instant, attendant que la secousse cesse. Elodia ne quitta pas des yeux le jeune Will, guettant le moindre de ses réactions.
« Tu l’as senti, cette fois ? demanda-t-elle au jeune homme quand le calme fut revenu.
- Non, pas plus que les autres fois. Le Roi-Liche n’a rien à voir avec tout ça. Tu dois t’en rendre compte aussi, Elodia. »
Machinalement, Elodia porta la main à son bras droit, vers la blessure qui l’avait éloignée des champs de bataille de Norfendre. Elle ne la brûlait plus, comme auparavant, mais elle n’avait pas disparu, et ne disparaitrait sans doute jamais. C’était la marque de Deuillegivre, une marque dont peu s’étaient relevés, et qui ne s’efface probablement jamais.
« Ca vient d’ailleurs, oui. Probablement pas de ce monde. »
Will apporta deux écuelles remplies d’un épais gruau, d’aspect peu ragoûtant mais au parfum agréable.
« Et donc, reprit-il, ce soir ? »
Elodia haussa les épaules.
« Alors, pas grand-chose. Aurys a eu l’air plutôt agréablement surprise de ma demande, Demes a regardé mes jambes…
- Ca se comprend.
- On va dire que je n’ai pas entendu.
- On va dire ça.
- Après, il faut qu’elle en parle aux autres officiers. C’est un ordre militaire, tu sais, il y a des formalités, des grades, enfin toute cette sorte de conn…
- Elodia, tu vas jurer.
- Pardon Will. Cette sorte de chose.
- C’est drôle, Elo, je ne t’ai jamais imaginé en soldat. Avec la hiérarchie, les obligations, l’obéissance, les devoirs, tout ça. »
Elodia sourit.
« Moi non plus, je n’arrive pas trop à m’y voir. J’ai toujours été un très mauvais soldat, excepté pendant les batailles – et encore, pas à chaque fois... Mais beaucoup de bons soldats ne sont jamais revenus de la guerre, et moi je suis encore là, alors ça ne veut rien dire. »
La jeune femme se leva, fit quelques pas dans la pièce et se saisit d’une épée courte posée sur une tablette. Elle en fit quelques passes rapides et précises qui firent bruisser l’air chaud dans la pièce. La douleur était presque imperceptible, pour la première fois depuis des mois. Will avait posé sa cuillère et la regardait en silence.
« Tu vas partir. » Ce n’était pas vraiment une question, presque un constat, un peu triste. Elodia arrêta son geste et se retourna d’un coup.
« Peut-être. Peut-être pas. Je ne sais pas ce qui nous attend, et personne ne peut le savoir. J’ai juré à Ben, j’ai juré à mon frère disparu, de veiller sur toi. Et je le ferais, quoiqu’il arrive, Will. Mais l’heure n’est plus à se terrer dans une cabane en Elwynn. Je ne sais pas ce qui nous menace, mais à un moment ou un autre il faudrait se lever et faire face à l’ennemi, quel qu’il soit. Et à ce moment-là, nous aurons besoin d’être entouré de compagnons de valeur. »
Will baissa les yeux.
« Qu’est-ce qu’on va faire, maintenant ?
- Je ne sais pas, Will. Nous ne vivons pas à une époque facile. Il est probable que nous ne connaîtrons jamais la paix. Travaille tes examens de prêtre de la Lumière, je travaille mes passes d’armes et aiguise mes épées. Si l’Ost a besoin de nous, nous répondrons présents. Si Azeroth à besoin de nous, nous seront prêts. »
« Comment ça s’est passé ? » demanda-t-il lorsque leurs regards se croisèrent.
« Bien… répondit Elodia. Enfin, je ne sais pas. Demes avait l’air surpris de me voir. Je le comprends, en un sens, après… l’autre fois, le soir du mariage, tout ça. J’ai parlé à Aurys, aussi. A la Connétable, comme ils disent.
- Aurys ? C’est bien l’épouse de ce Demes, non ?
- Oui, c’est bien elle. Je sais ce que tu penses.
- Oh non, moi je ne pense rien, tu sais. C’est pas mes affaires tout ça.
- Enfin ça un moment que je la connais, elle aussi. L’Ost ne date pas d’hier. Je crois qu’il s’est constitué avant tout pour reconquérir Lordaeron, mais il a toujours combattu pour le bien de tout Azeroth, en Outreterre ou en Norfendre.
- Je sais bien, tu m’as déjà raconté tout ça.
- Excuse moi, je me fais vieille et je radote. Ca ne va pas s’arranger, avec le temps… »
La terre trembla légèrement. Tous deux se turent un instant, attendant que la secousse cesse. Elodia ne quitta pas des yeux le jeune Will, guettant le moindre de ses réactions.
« Tu l’as senti, cette fois ? demanda-t-elle au jeune homme quand le calme fut revenu.
- Non, pas plus que les autres fois. Le Roi-Liche n’a rien à voir avec tout ça. Tu dois t’en rendre compte aussi, Elodia. »
Machinalement, Elodia porta la main à son bras droit, vers la blessure qui l’avait éloignée des champs de bataille de Norfendre. Elle ne la brûlait plus, comme auparavant, mais elle n’avait pas disparu, et ne disparaitrait sans doute jamais. C’était la marque de Deuillegivre, une marque dont peu s’étaient relevés, et qui ne s’efface probablement jamais.
« Ca vient d’ailleurs, oui. Probablement pas de ce monde. »
Will apporta deux écuelles remplies d’un épais gruau, d’aspect peu ragoûtant mais au parfum agréable.
« Et donc, reprit-il, ce soir ? »
Elodia haussa les épaules.
« Alors, pas grand-chose. Aurys a eu l’air plutôt agréablement surprise de ma demande, Demes a regardé mes jambes…
- Ca se comprend.
- On va dire que je n’ai pas entendu.
- On va dire ça.
- Après, il faut qu’elle en parle aux autres officiers. C’est un ordre militaire, tu sais, il y a des formalités, des grades, enfin toute cette sorte de conn…
- Elodia, tu vas jurer.
- Pardon Will. Cette sorte de chose.
- C’est drôle, Elo, je ne t’ai jamais imaginé en soldat. Avec la hiérarchie, les obligations, l’obéissance, les devoirs, tout ça. »
Elodia sourit.
« Moi non plus, je n’arrive pas trop à m’y voir. J’ai toujours été un très mauvais soldat, excepté pendant les batailles – et encore, pas à chaque fois... Mais beaucoup de bons soldats ne sont jamais revenus de la guerre, et moi je suis encore là, alors ça ne veut rien dire. »
La jeune femme se leva, fit quelques pas dans la pièce et se saisit d’une épée courte posée sur une tablette. Elle en fit quelques passes rapides et précises qui firent bruisser l’air chaud dans la pièce. La douleur était presque imperceptible, pour la première fois depuis des mois. Will avait posé sa cuillère et la regardait en silence.
« Tu vas partir. » Ce n’était pas vraiment une question, presque un constat, un peu triste. Elodia arrêta son geste et se retourna d’un coup.
« Peut-être. Peut-être pas. Je ne sais pas ce qui nous attend, et personne ne peut le savoir. J’ai juré à Ben, j’ai juré à mon frère disparu, de veiller sur toi. Et je le ferais, quoiqu’il arrive, Will. Mais l’heure n’est plus à se terrer dans une cabane en Elwynn. Je ne sais pas ce qui nous menace, mais à un moment ou un autre il faudrait se lever et faire face à l’ennemi, quel qu’il soit. Et à ce moment-là, nous aurons besoin d’être entouré de compagnons de valeur. »
Will baissa les yeux.
« Qu’est-ce qu’on va faire, maintenant ?
- Je ne sais pas, Will. Nous ne vivons pas à une époque facile. Il est probable que nous ne connaîtrons jamais la paix. Travaille tes examens de prêtre de la Lumière, je travaille mes passes d’armes et aiguise mes épées. Si l’Ost a besoin de nous, nous répondrons présents. Si Azeroth à besoin de nous, nous seront prêts. »
- Demes
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- Enregistré le : mar. 29 avr., 2008 2:53 pm
- Localisation : La chambre de la Connétable! Ha HA!
'Ca alors... '
Qui l'aurait cru? Les choses étaient allé vite à un moment de la vie du guerrier vieillissant. Muhra s'était retirée avec Thoas, son mari, loin des aventures palpitantes et dangereuses.
Grumgor était parti en compagnie de son ours Korg, tentant de vivre de la chasse.
Liziora avait cédé sa place d'aventurière à Kibby pour se consacrer à ses inventions.
Et puis il y avait eu Elodia... disparue sans laisser un mot. Tristesse, chagrin, solitude, puis vint Aurys... et rien ne serait plus comme avant.
Demes trempa une plume dans de l'encre et contempla le parchemin vierge.
Il avait insisté pour rédiger l'invitation au Bastion d'Elodia, idée qu'Aurys trouvait très bonne, saluant l'engagement du guerrier.
Un deuxième entretien pour clarifier les choses, c'était de coutume ici, pour mettre les dernières choses au point avant la décision des officiers.
'Alors... euh... ah oui, tout simplement....'
Demes fixa longuement la bougie qui éclairait le bureau.
Qui l'aurait cru? Les choses étaient allé vite à un moment de la vie du guerrier vieillissant. Muhra s'était retirée avec Thoas, son mari, loin des aventures palpitantes et dangereuses.
Grumgor était parti en compagnie de son ours Korg, tentant de vivre de la chasse.
Liziora avait cédé sa place d'aventurière à Kibby pour se consacrer à ses inventions.
Et puis il y avait eu Elodia... disparue sans laisser un mot. Tristesse, chagrin, solitude, puis vint Aurys... et rien ne serait plus comme avant.
Demes trempa une plume dans de l'encre et contempla le parchemin vierge.
Il avait insisté pour rédiger l'invitation au Bastion d'Elodia, idée qu'Aurys trouvait très bonne, saluant l'engagement du guerrier.
Un deuxième entretien pour clarifier les choses, c'était de coutume ici, pour mettre les dernières choses au point avant la décision des officiers.
'Alors... euh... ah oui, tout simplement....'
Le guerrier fit une petite moue et reprit:Chère Elodia,
Je vous remercie pour l'attention que vous portez à notre ordre, très chère amie.
Etant donné que votre premier entretien avec notre Connétable s'est très bien passé, nous vous
recommandons de vous présenter une nouvelle fois à la Garnison du Ruisseau de l'Ouest dans
les prochains jours.
'Elodia Ouestfosse...'Amicalement,
A.D.
Demes fixa longuement la bougie qui éclairait le bureau.
C'était au terme d'une soirée d'exploration et de combats pour le moins soutenus qu'Aurys avait retrouvé Elodia à la Garnison. Au milieu de leurs compagnons, les deux femmes avait croisé le fer côte à côté contre leurs ennemis d'un soir, et elles avaient pris deux chemins différents pour gagner la forêt d'Elwynn. Aurys étant arrivée quelques instants plus tard, c'est Demes qui avait accueilli la jeune femme, et qui avait reçu d'elle sa demande préliminaire de candidature. Demande qu'il avait aussitôt transmise à sa supérieure lors de son arrivée au bastion.
Aurys ne connaissait pas encore très bien l'aventurière, qui avait eu l'honnêté de lui avouer quelques lacunes en matière de discipline militaire ou de combat contre la menace des Réprouvés. Toutefois, elle se souvenait de quelques aventures communes, de la moite chaleur des jungles de Zul'Gurub à la glaciale atmosphère régnant dans les premiers niveaux de la Citadelle de la Couronne de Glace. Jamais elle n'avait pu mettre en défaut l'engagement de la guerrière. Une qualité qui lui plaisait entre toutes et qui, accompagnées de l'avis déjà enthousiaste de certains amis d'Elodia, aurait quelque poids dans la balance.
Se devant toutefois de ne pas céder à la sympathie que lui inspirait la candidate, Aurys décida de confier son dossier à un officier tout aussi compétent, qui la recevrait donc lors de sa prochaine visite à la Garnison.
Aurys ne connaissait pas encore très bien l'aventurière, qui avait eu l'honnêté de lui avouer quelques lacunes en matière de discipline militaire ou de combat contre la menace des Réprouvés. Toutefois, elle se souvenait de quelques aventures communes, de la moite chaleur des jungles de Zul'Gurub à la glaciale atmosphère régnant dans les premiers niveaux de la Citadelle de la Couronne de Glace. Jamais elle n'avait pu mettre en défaut l'engagement de la guerrière. Une qualité qui lui plaisait entre toutes et qui, accompagnées de l'avis déjà enthousiaste de certains amis d'Elodia, aurait quelque poids dans la balance.
Se devant toutefois de ne pas céder à la sympathie que lui inspirait la candidate, Aurys décida de confier son dossier à un officier tout aussi compétent, qui la recevrait donc lors de sa prochaine visite à la Garnison.
Après les tremblements de terre qui avait tant secoué Azeroth et les catastrophe qui s'en était suivi, un vent nouveau soufflait dans le bastion… un vent au véritable goût de cataclysme. C'est en tout cas ce que pensait Zorahé, qui commençait à regretter d'avoir approuvé la nomination d'Hadjirah au poste de Sénéchal.
Elle regarda la pile de dossiers que la chamane lui avait collée entre les mains, et se dirigea vers son bureau. Une fois installée, elle commença sa consultation : des demandes d'approbations, des formulaires farfelus à signer,… Plus la pile diminuait, plus le légat doutait de l'utilité de toute cette paperasse.
Le dossier qui suivit attira pourtant particulièrement son attention :
Zorahé esquissa un sourire… Étrange trio. Elle classa le dossier dans l'un de ses tiroirs, espérant qu'elle recevrait prochaînement des nouvelles de la jeune femme.
Elle regarda la pile de dossiers que la chamane lui avait collée entre les mains, et se dirigea vers son bureau. Une fois installée, elle commença sa consultation : des demandes d'approbations, des formulaires farfelus à signer,… Plus la pile diminuait, plus le légat doutait de l'utilité de toute cette paperasse.
Le dossier qui suivit attira pourtant particulièrement son attention :
Le reste du dossier contenait une dizaine de formulaires nécessaire à la bonne gestion de la candidature, selon les dire de l'agent Dourentée.Candidature à traiter dans son intégralité
Elodia Ouestfosse
Dossier précédemment au main d'Aurys de Nor Laedro
Correspondance assurée par Archibald Demes (de Nor Laedro?)
Copie des échanges non-fournis
Zorahé esquissa un sourire… Étrange trio. Elle classa le dossier dans l'un de ses tiroirs, espérant qu'elle recevrait prochaînement des nouvelles de la jeune femme.
~ Zorafé Mirod'hine, dites Zorahé, magicienne ~
~ Sénéchale de l'Ost Pourpre ~
~ Directrice du bureau du T.R.A.U.M.A. ~
~ Sénéchale de l'Ost Pourpre ~
~ Directrice du bureau du T.R.A.U.M.A. ~
