[Candidature acceptée] Joakhim
- Joakhim
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Les défavorisés d'Hurlevent? Cela sentait l'excuse bidon à plein nez, mais le nez de Joakhim lui disait aussi qu'il valait mieux s'exécuter sans poser de question. Leonyes devait certainement avoir une bonne raison.
Joakhim s'exécuta. Il se tut, fit son possible pour marcher silencieusement (ce qui est moins évident sous forme humaine que sous forme lupine, tout est question de coussinets) et suivit le gnome en étant attentif aux moindres bruits et à toute nouvelle injonction de sa part.
Joakhim s'exécuta. Il se tut, fit son possible pour marcher silencieusement (ce qui est moins évident sous forme humaine que sous forme lupine, tout est question de coussinets) et suivit le gnome en étant attentif aux moindres bruits et à toute nouvelle injonction de sa part.
Le plan des deux hommes était en passe de fonctionner - du moins, jusqu'à ce qu'une porte ne claque violemment au bout du couloir.
L'air furibard, Aurys sortait de ses quartiers, une lettre à la main.
Qu'on mette la main sur Tellxeios ! rugit-elle sur le premier garde venu. Si cet escroc pense pouvoir m'endormir ma collection de fétiches trolls sous prétexte d'inventaire, il en sera pour ses frais !
Son regard se braqua sur Leonyes et l'homme qui le suivait, tandis que la sentinelle se carapatait loin de là.
Et vous, qu'est-ce que vous faites là, à bailler aux corneilles ? Vous n'avez pas une entrée à garder ?
L'air furibard, Aurys sortait de ses quartiers, une lettre à la main.
Qu'on mette la main sur Tellxeios ! rugit-elle sur le premier garde venu. Si cet escroc pense pouvoir m'endormir ma collection de fétiches trolls sous prétexte d'inventaire, il en sera pour ses frais !
Son regard se braqua sur Leonyes et l'homme qui le suivait, tandis que la sentinelle se carapatait loin de là.
Et vous, qu'est-ce que vous faites là, à bailler aux corneilles ? Vous n'avez pas une entrée à garder ?
Leonyes sursauta. D'habitude La bonne Dame Aurys était une des meilleures options possible pour un recrutement, et il l'avait mise en colère.
Après s'être gratter la tête, le Gnome comprit:
-Oh, c'est mon gros casque que j'ai encore gardé sur la tête qui vous à mit en colére?!
Leonyes enchaina.
-Je vous présente Joakhim! Joakhim est artisan, comme moi! Ah et il fait la guerre aussi, il voudrait joindre l'ost.
Après une intense réflexion pour vérifier qu'il n'avait rien oublier. Il reprit
-Oh! et il n'as pas de fourchette sur lui malheureusement.
Après s'être gratter la tête, le Gnome comprit:
-Oh, c'est mon gros casque que j'ai encore gardé sur la tête qui vous à mit en colére?!
Leonyes enchaina.
-Je vous présente Joakhim! Joakhim est artisan, comme moi! Ah et il fait la guerre aussi, il voudrait joindre l'ost.
Après une intense réflexion pour vérifier qu'il n'avait rien oublier. Il reprit
-Oh! et il n'as pas de fourchette sur lui malheureusement.
"Déja, quand tu sais pas tenir 6 gars en vie contre 4 à Tol Barad, t'est pas un vrai rôliste." Raghtar, 2012.
- Joakhim
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Voyant le regard de la dame se poser sur lui, Joakhim s'empressa d'ajouter: "C'est tout comme il a dit Madame, à quelques nuances près."
Il se voyait mal débattre de fourchettes et expliquer pourquoi il fait la guerre (comme dirait Leonyes) dans un moment comme celui-ci. Après tout, il aurait surement l'occasion d'en parler plus en profondeur. Il n'en trouvait pas moins la dame qui se trouvait devant lui très impressionnante et était reconnaissant à Leonyes d'avoir pris la parole. En de telles circonstances, il trouvait qu'il s'en était bien sorti.
Il se voyait mal débattre de fourchettes et expliquer pourquoi il fait la guerre (comme dirait Leonyes) dans un moment comme celui-ci. Après tout, il aurait surement l'occasion d'en parler plus en profondeur. Il n'en trouvait pas moins la dame qui se trouvait devant lui très impressionnante et était reconnaissant à Leonyes d'avoir pris la parole. En de telles circonstances, il trouvait qu'il s'en était bien sorti.
Aurys s'apaisa quelque peu. Ce n'était pas à ceux deux-là de payer les pots cassés par son satané bras gauche de trésorier. Mais la sanction viendrait à son heure !
Désolée pour cet accueil, un léger souci passager. Vous venez pour un entretien, alors. La Connétable jeta un coup d'oeil en arrière par dessus son épaule. Sans être totalement en désordre, son bureau n'était pas non plus parfaitement ordonné, en raison de sa récente recherche d'objets qui ne s'y trouvaient plus. Et c'était là le genre de spectacle qu'elle détestait donner.
Et si nous mentions sur les remparts ? Le temps est magnifique, en ce moment. Merci Leonyes, vous pouvez retourner à votre poste.
Aurys ouvrit le chemin à Joakhim. Elle marchait en silence, et le mena au bout de quelques minutes sur les créneaux de la Garnison, où un vent frais atténuait quelque peu la chaleur de la journée. Des corbeaux tournaient autour des remparts, et saluèrent la venue des deux humains par un concert de crôassements.
Non non, vous savez bien qu'on ne vous nourrit que plus tard, allez pester ailleurs si ça vous chante !
Aurys se retourna alors vers Joakhim, l'étudiant d'un peu plus près.
Je suis à vous à présent. Racontez-moi ce qui vous amène par ici.
Désolée pour cet accueil, un léger souci passager. Vous venez pour un entretien, alors. La Connétable jeta un coup d'oeil en arrière par dessus son épaule. Sans être totalement en désordre, son bureau n'était pas non plus parfaitement ordonné, en raison de sa récente recherche d'objets qui ne s'y trouvaient plus. Et c'était là le genre de spectacle qu'elle détestait donner.
Et si nous mentions sur les remparts ? Le temps est magnifique, en ce moment. Merci Leonyes, vous pouvez retourner à votre poste.
Aurys ouvrit le chemin à Joakhim. Elle marchait en silence, et le mena au bout de quelques minutes sur les créneaux de la Garnison, où un vent frais atténuait quelque peu la chaleur de la journée. Des corbeaux tournaient autour des remparts, et saluèrent la venue des deux humains par un concert de crôassements.
Non non, vous savez bien qu'on ne vous nourrit que plus tard, allez pester ailleurs si ça vous chante !
Aurys se retourna alors vers Joakhim, l'étudiant d'un peu plus près.
Je suis à vous à présent. Racontez-moi ce qui vous amène par ici.
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Joakhim avait suivit la dame silencieusement. En gravissant les escaliers menants aux remparts, il ne pu s'empêcher de penser à Leonyes. Sa présence rassurante lui manquait. Après tout, il avait appris à le connaitre et appréciait son côté extravagant. Mais surtout, c'était actuellement la seule personne qu'il connaissait au sein de l'Ost Pourpre.
Arrivé sur le haut de la garnison, Joakhim se laissa baigner par le soleil et fit face à la dame. Il entreprit de remettre ses idées en place et de commencer par l'essentiel.
"Et bien Ma Dame, je suis ici car je veux tout faire pour éviter que certaines choses se reproduisent et que d'autres victimes se retrouvent dans ma situation. Je désire mettre mon bras et mon arme au service d'une cause qui combat les réprouvés."
Il fit une courte pause, le temps de respirer profondément et de s'assoir sur le parapet. Ensuite il s'expliqua plus en détails. Il commença par raconter sa dernière année de vie à Gilnéas, la malédiction qui le frappa et comment il sauva ses fils de la pourriture des réprouvés. Il parla de son désir de vengeance qui naquit dans son coeur ce jour là. Il poursuivit en expliquant comment il avait appris à apprivoiser plus en profondeur sa force de Worgen avec l'aide de druides de Darnassus. Tout en prononçant ces mots, il tendit son bras en le fixant du regard, sa mains se changeant doucement en griffes velues. Brusquement, la transformation s'arrêta et le membre redevint humain.
Relevant les yeux vers la dame, il poursuivit. Il parla de son exode à travers le monde. Comment il se rendit utile aux elfes pour les remercier de leur aide et comment, après de long mois de réflexion en solitaire, son désir de vengeance se canalisa pour se transformer en désir de construire.
Son regard se fit plus insistant et ses mains s'agrippaient à la pierre.
"Je désire contribuer à bâtir un monde où mes fils et toute races n'auront pas à craindre la menace de la non mort."
Se relevant, il fit face à la dame et dans une attitude de déférence, ajouta: "C'est pourquoi je suis face à vous aujourd'hui, Ma Dame!"
Arrivé sur le haut de la garnison, Joakhim se laissa baigner par le soleil et fit face à la dame. Il entreprit de remettre ses idées en place et de commencer par l'essentiel.
"Et bien Ma Dame, je suis ici car je veux tout faire pour éviter que certaines choses se reproduisent et que d'autres victimes se retrouvent dans ma situation. Je désire mettre mon bras et mon arme au service d'une cause qui combat les réprouvés."
Il fit une courte pause, le temps de respirer profondément et de s'assoir sur le parapet. Ensuite il s'expliqua plus en détails. Il commença par raconter sa dernière année de vie à Gilnéas, la malédiction qui le frappa et comment il sauva ses fils de la pourriture des réprouvés. Il parla de son désir de vengeance qui naquit dans son coeur ce jour là. Il poursuivit en expliquant comment il avait appris à apprivoiser plus en profondeur sa force de Worgen avec l'aide de druides de Darnassus. Tout en prononçant ces mots, il tendit son bras en le fixant du regard, sa mains se changeant doucement en griffes velues. Brusquement, la transformation s'arrêta et le membre redevint humain.
Relevant les yeux vers la dame, il poursuivit. Il parla de son exode à travers le monde. Comment il se rendit utile aux elfes pour les remercier de leur aide et comment, après de long mois de réflexion en solitaire, son désir de vengeance se canalisa pour se transformer en désir de construire.
Son regard se fit plus insistant et ses mains s'agrippaient à la pierre.
"Je désire contribuer à bâtir un monde où mes fils et toute races n'auront pas à craindre la menace de la non mort."
Se relevant, il fit face à la dame et dans une attitude de déférence, ajouta: "C'est pourquoi je suis face à vous aujourd'hui, Ma Dame!"
Aurys écouta avec patience. La situation du worgen n'était pas inhabituelle : nombreux étaient ceux qui, après avoir fuit Gilnéas, s'engageaient dans quelque armée qui leur permettrait d'assouvir leur soif de revanche contre les réprouvés. La vengeance était un bien noble mobile, elle pouvait le comprendre. Toutefois, elle ne pouvait se suffire à elle-même.
Si vous me parliez un peu de votre vie avant la malédiction ? Etiez-vous un soldat ? Un combattant ? Que pouvez-vous apporter concrètement, sur le terrain, face à une armée aussi solidement construite que l'est celle de Fossoyeuse ? Avez-vous, par exemple, déjà appartenu à une armée, quelle qu'elle soit ?
Aurys réfléchit un instant, puis rajouta ceci :
Vous parlez d'enfants. Sont-ils mis à l'abri, ou pourraient-ils servir d'otages pour les réprouvés ?
Si vous me parliez un peu de votre vie avant la malédiction ? Etiez-vous un soldat ? Un combattant ? Que pouvez-vous apporter concrètement, sur le terrain, face à une armée aussi solidement construite que l'est celle de Fossoyeuse ? Avez-vous, par exemple, déjà appartenu à une armée, quelle qu'elle soit ?
Aurys réfléchit un instant, puis rajouta ceci :
Vous parlez d'enfants. Sont-ils mis à l'abri, ou pourraient-ils servir d'otages pour les réprouvés ?
- Joakhim
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Joakhim s'assit sur un parapet avant de commencer à raconter comment était sa vie avant d'être maudit.
Et bien ma dame, avant la malédiction et la destruction de ma contrée, je n'avais rien d'un combattant et je n'avais même jamais fait partie d'une milice. Cela n'était pas nécessaire au vu de l'isolement que Gilnéas s'était imposée. Ma vie était alors rythmée par le fracas du marteau sur l'enclume et animée par la chaleur étouffante qui régnait dans ma forge. Quelques années auparavant, j'avais repris les rênes de l'activité familiale, mon père se faisant trop vieux pour continuer à porter cette lourde tâche. Il restait néanmoins fort présent pour m'aider. Il me fit bénéficier de ses relations et de son influence ce qui nous permit de garder une certaine notoriété à Val-tempète mais également à Gilnéas. Ne connaissant pas la guerre, je forgeais principalement des outils agricole mais il m'arrivait aussi de ferrer les chevaux des familles nobles pour la chasse ou toute autre activité équestre. Tout était paisible en ces temps. Cependant, nous entendions déjà des rumeurs. Des gens disparaissaient, certains parlaient de créatures assoiffées de sang enlevant des enfants pour les dévorer. D'autres parlaient de loups ou d'ours osant s'aventurer en ville en pleine nuit pour y tuer ceux qui trainaient dans les rues trop tard le soir. Mais nous n'accordions pas trop d'importance à cela. Pour nous, ce n'était que la peur des gens qui se matérialisait en racontars. Nous continuions notre vie sereinement. J'étais heureux avec ma famille.
Un grand silence prit place dans son récit. Illiana ! Sa peau douce, ces longs cheveux, Gibriel jouant dans sa jupe alors qu'elle préparait à manger… Un vide. Une douleur indescriptible, comme si le souffle manquait et que le coeur se serrait, incapable de continuer à faire circuler le sang, la vie…
Il se ressaisit :
Puis un jour, comme de nombreux autres, je partais miner les matières premières nécessaires avec mon père. C'est là que la bête apparut. Mon père mourut ce jour-là. Moi, je commençais une errance. Je ne me souviens de rien, pas même du temps qui a passé. Juste une sensation de colère et de haine. Combien de personnes ai-je tuées avant l'arrivée des elfes de la nuit et de leurs druides ?
Relevant la tête vers la femme :
La suite vous la connaissez. Depuis lors, je me suis amélioré dans l'art du combat. Je manie les armes que j'ai appris à concevoir et j'essaye chaque jour de m'améliorer dans ces deux domaines : la confection d'armes et armures et le combat rapproché.
Jusqu'à présent, je n'ai jamais fait partie d'une armée. Je suis bien lié à un groupe d'aventuriers, mais principalement pour l'échange de notre savoir-faire nécessaire à la progression de chacun. Mais cela ne me suffit plus. J'ai besoin de conjuguer mes efforts à d'autres et surtout suivre l'apprentissage de personnes plus expérimentées. En contrepartie, je pense pouvoir apporter mon aide à l'entretien de l'armurerie et au ferrage des montures. J'aimerais aussi profiter du savoir-faire de sire Leonyes en matière de fourchettes pour m'améliorer dans la métallurgie fine. Ainsi, je pourrai également me rendre utile auprès des autres corps de métier.
En ce qui concerne la guerre face à Fossoyeuse, je ne peux pas vous cacher que je n'ai pas l'âme d'un meneur. Par contre, j'ai une hargne et une volonté d'être en première ligne. Je tiens par-dessus tout à protéger mes amis en me bâtant férocement, attirant l'attention sur moi, laissant les lanceurs de sorts incanter en sécurité (en prononçant ces mots, il s'était relevé et faisait face à la dame, le poing serré au niveau de la poitrine). Mais pour cela, j'ai besoin que l'on me guide.
Alors il attendit debout une parole de l'officier. Mais avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche, il rajouta rapidement :
Ha oui, j'allais oublier. Ne vous inquiétez pas pour mes enfants. Même si aucun lieu n'est tout à fait sûr en ces temps troubles, je crois que Darnasus est une place forte suffisamment gardée. J'ai laissé Kolcor et Gibriel aux soins des elfes. Aux dernières nouvelles, l'ainé, Kolcor, suivait une formation de prêtre auprès de Lariia. Quant à Gibriel, je ne sais pas trop. La mort de sa mère et tout ce qui nous est arrivé l’a profondément affecté. Lui qui était si joyeux et dynamique s'est peu à peu renfermé et s'est assombri. Mais je fais confiance aux elfes. Je crois savoir qu'il était proche d'Erion Murmombre.
Il finit par demander : Je ne sais pas si tout ce que je vous ai dit vous semble clair, mais tellement de choses se sont passées pour moi. Il m'est difficile d'en faire une synthèse. Si vous désirez savoir quoi que ce soit, n'hésitez pas. Je suis à votre disposition.
Et bien ma dame, avant la malédiction et la destruction de ma contrée, je n'avais rien d'un combattant et je n'avais même jamais fait partie d'une milice. Cela n'était pas nécessaire au vu de l'isolement que Gilnéas s'était imposée. Ma vie était alors rythmée par le fracas du marteau sur l'enclume et animée par la chaleur étouffante qui régnait dans ma forge. Quelques années auparavant, j'avais repris les rênes de l'activité familiale, mon père se faisant trop vieux pour continuer à porter cette lourde tâche. Il restait néanmoins fort présent pour m'aider. Il me fit bénéficier de ses relations et de son influence ce qui nous permit de garder une certaine notoriété à Val-tempète mais également à Gilnéas. Ne connaissant pas la guerre, je forgeais principalement des outils agricole mais il m'arrivait aussi de ferrer les chevaux des familles nobles pour la chasse ou toute autre activité équestre. Tout était paisible en ces temps. Cependant, nous entendions déjà des rumeurs. Des gens disparaissaient, certains parlaient de créatures assoiffées de sang enlevant des enfants pour les dévorer. D'autres parlaient de loups ou d'ours osant s'aventurer en ville en pleine nuit pour y tuer ceux qui trainaient dans les rues trop tard le soir. Mais nous n'accordions pas trop d'importance à cela. Pour nous, ce n'était que la peur des gens qui se matérialisait en racontars. Nous continuions notre vie sereinement. J'étais heureux avec ma famille.
Un grand silence prit place dans son récit. Illiana ! Sa peau douce, ces longs cheveux, Gibriel jouant dans sa jupe alors qu'elle préparait à manger… Un vide. Une douleur indescriptible, comme si le souffle manquait et que le coeur se serrait, incapable de continuer à faire circuler le sang, la vie…
Il se ressaisit :
Puis un jour, comme de nombreux autres, je partais miner les matières premières nécessaires avec mon père. C'est là que la bête apparut. Mon père mourut ce jour-là. Moi, je commençais une errance. Je ne me souviens de rien, pas même du temps qui a passé. Juste une sensation de colère et de haine. Combien de personnes ai-je tuées avant l'arrivée des elfes de la nuit et de leurs druides ?
Relevant la tête vers la femme :
La suite vous la connaissez. Depuis lors, je me suis amélioré dans l'art du combat. Je manie les armes que j'ai appris à concevoir et j'essaye chaque jour de m'améliorer dans ces deux domaines : la confection d'armes et armures et le combat rapproché.
Jusqu'à présent, je n'ai jamais fait partie d'une armée. Je suis bien lié à un groupe d'aventuriers, mais principalement pour l'échange de notre savoir-faire nécessaire à la progression de chacun. Mais cela ne me suffit plus. J'ai besoin de conjuguer mes efforts à d'autres et surtout suivre l'apprentissage de personnes plus expérimentées. En contrepartie, je pense pouvoir apporter mon aide à l'entretien de l'armurerie et au ferrage des montures. J'aimerais aussi profiter du savoir-faire de sire Leonyes en matière de fourchettes pour m'améliorer dans la métallurgie fine. Ainsi, je pourrai également me rendre utile auprès des autres corps de métier.
En ce qui concerne la guerre face à Fossoyeuse, je ne peux pas vous cacher que je n'ai pas l'âme d'un meneur. Par contre, j'ai une hargne et une volonté d'être en première ligne. Je tiens par-dessus tout à protéger mes amis en me bâtant férocement, attirant l'attention sur moi, laissant les lanceurs de sorts incanter en sécurité (en prononçant ces mots, il s'était relevé et faisait face à la dame, le poing serré au niveau de la poitrine). Mais pour cela, j'ai besoin que l'on me guide.
Alors il attendit debout une parole de l'officier. Mais avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche, il rajouta rapidement :
Ha oui, j'allais oublier. Ne vous inquiétez pas pour mes enfants. Même si aucun lieu n'est tout à fait sûr en ces temps troubles, je crois que Darnasus est une place forte suffisamment gardée. J'ai laissé Kolcor et Gibriel aux soins des elfes. Aux dernières nouvelles, l'ainé, Kolcor, suivait une formation de prêtre auprès de Lariia. Quant à Gibriel, je ne sais pas trop. La mort de sa mère et tout ce qui nous est arrivé l’a profondément affecté. Lui qui était si joyeux et dynamique s'est peu à peu renfermé et s'est assombri. Mais je fais confiance aux elfes. Je crois savoir qu'il était proche d'Erion Murmombre.
Il finit par demander : Je ne sais pas si tout ce que je vous ai dit vous semble clair, mais tellement de choses se sont passées pour moi. Il m'est difficile d'en faire une synthèse. Si vous désirez savoir quoi que ce soit, n'hésitez pas. Je suis à votre disposition.
L'homme avait parlé avec passion. Il avait décrit avec - apparemment - franchise de son passé, de sa vie avant la guerre, de sa famille, sans éluder les questions un peu délicates qui lui avaient été posées. Un civil, venu s'engager pour répondre à l'appel aux armes. Sans réelle connaissance des choses de la guerre, mais volontaire et prêt à apprendre. Sans compter ses compétences de forgeron...
Je suis désolée si je vous ai gêné par mes questions sur vos enfants. Comprenez que, en temps de guerre, nous devons être prudents : l'ennemi est capable des pires atrocités, et prendre en otage des enfants ne serait pas la plus abjecte de celles qu'il a déjà commises. Par ailleurs, nous avons déjà rencontré des situations de personnes qui nous cachaient volontairement des faiblesses qui se sont révélées après leur arrivée dans nos rangs : nous sommes donc aujourd'hui plus rigoureux dans nos entretiens.
Je pense toutefois en avoir entendu suffisamment, pour aujourd'hui. Si vous n'avez rien à rajouter, nous pouvons en rester là : je vous proposerai de repasser prochainement afin de tester, sur le terrain, votre engagement.
Aurys sourit à Joakhim. Elle allait parler de lui à ses officiers.
[HRP]Encore désolé pour le temps de réponse. Je te propose de nous voir en jeu, par exemple à l'occasion d'un prochain event, afin d'avancer sur ta candidature ![/HRP]
Je suis désolée si je vous ai gêné par mes questions sur vos enfants. Comprenez que, en temps de guerre, nous devons être prudents : l'ennemi est capable des pires atrocités, et prendre en otage des enfants ne serait pas la plus abjecte de celles qu'il a déjà commises. Par ailleurs, nous avons déjà rencontré des situations de personnes qui nous cachaient volontairement des faiblesses qui se sont révélées après leur arrivée dans nos rangs : nous sommes donc aujourd'hui plus rigoureux dans nos entretiens.
Je pense toutefois en avoir entendu suffisamment, pour aujourd'hui. Si vous n'avez rien à rajouter, nous pouvons en rester là : je vous proposerai de repasser prochainement afin de tester, sur le terrain, votre engagement.
Aurys sourit à Joakhim. Elle allait parler de lui à ses officiers.
[HRP]Encore désolé pour le temps de réponse. Je te propose de nous voir en jeu, par exemple à l'occasion d'un prochain event, afin d'avancer sur ta candidature ![/HRP]
- Joakhim
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Joakhim se redressa bien droit, afin de laisser à ses poumons toute la place nécessaire à la bouffée d'air qu'il avait besoin d'assimiler. Son coeur semblait trop à l'étroit tant il était sollicité. Il avait été reçu par un officier de l'ordre et celui-ci lui laissait entendre qu'ils seraient amenés à se rencontrer à nouveau. Il n'avait pas quitté ses fils en vain. Certes, le plus dur restait à faire, mais l'avenir augurait de bonnes choses.
Dans un geste de déférence, il s'inclina.
" Je vous remercie Ma Dame pour le temps que vous m'avez donné. Si vous le permettez, je vais prendre congé. J'espère vous revoir bientôt ainsi que tout votre ordre. Sachez, quoi qu'il en soi, que mes services vous seront toujours acquis."
Puis, faisant demi-tour, il s'en alla. Sur le chemin menant à la porte, il chercha Leonyes du regard pour le saluer, mais ne le vit pas. Arrivé sur le perron, il salua l'adjoint Rainer fort occupé à placer des pancartes et prit le chemin du retour. On ne vit bientôt plus qu'un loup s'éloigner à grandes enjambées à travers la forêt.
Dans un geste de déférence, il s'inclina.
" Je vous remercie Ma Dame pour le temps que vous m'avez donné. Si vous le permettez, je vais prendre congé. J'espère vous revoir bientôt ainsi que tout votre ordre. Sachez, quoi qu'il en soi, que mes services vous seront toujours acquis."
Puis, faisant demi-tour, il s'en alla. Sur le chemin menant à la porte, il chercha Leonyes du regard pour le saluer, mais ne le vit pas. Arrivé sur le perron, il salua l'adjoint Rainer fort occupé à placer des pancartes et prit le chemin du retour. On ne vit bientôt plus qu'un loup s'éloigner à grandes enjambées à travers la forêt.
