[Candidature acceptée] "Rorschach"
[Candidature acceptée] "Rorschach"
Les adeptes de la procrastination de Comté-de-l'Or purent admirer, Par cette après-midi ensoleillée, un curieux équipage. Une jeune femme aux cheveux blancs cendrés chevauchant un colossal destrier dont l'apparence décharnée trahissait l'appartenance de sa cavalière à une catégorie de personne peu appréciée, bien que tolérés depuis peu, les Chevaliers d'Acherus. Au cas ou ce seul détail ne suffirait pas, elle etait suivie de près par une créature humanoïde qui avait dû être humaine, il y a un temps certain.
Arrivant enfin en vue du Bastion, je lève les yeux au ciel en soupirant. J'aurais préféré un bon vieil orage, le ciel zebré d'éclairs, la pluie battante,... Une vraie ambiance dramatique! Malheureusement, le soleil s'obstine à briller.
Alors que j'emprunte le petit chemin menant à la garnison, je distingue en faction ce bon Adjoint Rainer, fidèle au poste. Me reconnaitra-t-il? Cela fait quelques années que nous ne nous sommes vus. C'était à l'époque de ma formation, tous les jeunes paladins de l'abbaye venaient ici se faire les dents sur l'inaltérable infection locale de gnolls. Rainer avait fort à faire avec nos turbulences, qu'il gérait avec calme et autorité, de son ton bourru.
Toutes ces réflexions nostalgiques m'ont finalement conduite juste devant lui. Je souris, espérant que la chaleur de mon sourire efface la froideur de mon seul oeil valide, puis descend de ma monture, que je renvoi dans le néant d'un geste.
Je m'avance enfin, suivie de "Hubert".
-Bonjour Maitre Rainer, auriez vous la gentillesse d'annoncer le Chevalier Rorschach auprès d'une personne habilitée au recrutement?
Arrivant enfin en vue du Bastion, je lève les yeux au ciel en soupirant. J'aurais préféré un bon vieil orage, le ciel zebré d'éclairs, la pluie battante,... Une vraie ambiance dramatique! Malheureusement, le soleil s'obstine à briller.
Alors que j'emprunte le petit chemin menant à la garnison, je distingue en faction ce bon Adjoint Rainer, fidèle au poste. Me reconnaitra-t-il? Cela fait quelques années que nous ne nous sommes vus. C'était à l'époque de ma formation, tous les jeunes paladins de l'abbaye venaient ici se faire les dents sur l'inaltérable infection locale de gnolls. Rainer avait fort à faire avec nos turbulences, qu'il gérait avec calme et autorité, de son ton bourru.
Toutes ces réflexions nostalgiques m'ont finalement conduite juste devant lui. Je souris, espérant que la chaleur de mon sourire efface la froideur de mon seul oeil valide, puis descend de ma monture, que je renvoi dans le néant d'un geste.
Je m'avance enfin, suivie de "Hubert".
-Bonjour Maitre Rainer, auriez vous la gentillesse d'annoncer le Chevalier Rorschach auprès d'une personne habilitée au recrutement?
-
Adjoint Rainer
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- Enregistré le : sam. 17 nov., 2007 6:59 pm
Rainer était, comme chacun le savait, un homme simple. Le genre d'homme à se satisfaire de peu : une bicoque où il faisait bon vivre, quelques amis pour jouer aux dés, un emploi qui permettait l'exercice de l'autorité. Ce paysage idyllique était généralement accompagné d'une vision assez traditionnelle de sa région d'origine, la forêt d'Elwynn, qui s'agrémentait assez mal de la présence de tous ces jean-foutres d'elfes et de draeneïs, qui n'avaient décidément rien à faire dans le tableau.
Sans parler des chevaliers de la mort.
Instinctivement, Rainer porta la main à son arme. La guerre avait beau être finie, et la population des pas-assez-morts-à-son-goût particulièrement réduite dans la région, en croiser un le mettait toujours dans un malaise qui ne se dissipait qu'avec une bonne dose d'arrogance - médecine qu'il s'appliqua à consommer sur le champ.
Hola, madame ! Vous entrez dans une zone militaire, et il ne sera pas dit que votre immonde... Rainer regarde la créature, incapable de lui donner le nom approprié ... que votre chose, là, vous suive comme un gentil toutou. Déjà qu'on ne laisse pas entrer les bêtes que certains s'ingénient à ramasser au gré de leur voyage, ce n'est pas pour l'autoriser à... ça.
L'adjoint se sentit tout de suite mieux. Incriminer quelqu'un, voilà qui le requinquait toujours. D'autant que la femme avait déjà donné son nom et la raison de sa venue, contrairement à la plupart de ceux qui se contentaient de se planter devant la Garnison en espérant qu'on fasse tout le boulot pour eux : il n'avait donc rien de spécial à ajouter.
Le temps que vous rangiez votre machin dans votre sac, je vais voir si quelqu'un peut s'occuper de vous. Profitez du soleil d'ici là.
Rainer se retourna, puis s'engouffra dans la Garnison, à la recherche d'une bonne âme à laquelle il pourrait confier la tâche d'accueillir la nouvelle venue.
Sans parler des chevaliers de la mort.
Instinctivement, Rainer porta la main à son arme. La guerre avait beau être finie, et la population des pas-assez-morts-à-son-goût particulièrement réduite dans la région, en croiser un le mettait toujours dans un malaise qui ne se dissipait qu'avec une bonne dose d'arrogance - médecine qu'il s'appliqua à consommer sur le champ.
Hola, madame ! Vous entrez dans une zone militaire, et il ne sera pas dit que votre immonde... Rainer regarde la créature, incapable de lui donner le nom approprié ... que votre chose, là, vous suive comme un gentil toutou. Déjà qu'on ne laisse pas entrer les bêtes que certains s'ingénient à ramasser au gré de leur voyage, ce n'est pas pour l'autoriser à... ça.
L'adjoint se sentit tout de suite mieux. Incriminer quelqu'un, voilà qui le requinquait toujours. D'autant que la femme avait déjà donné son nom et la raison de sa venue, contrairement à la plupart de ceux qui se contentaient de se planter devant la Garnison en espérant qu'on fasse tout le boulot pour eux : il n'avait donc rien de spécial à ajouter.
Le temps que vous rangiez votre machin dans votre sac, je vais voir si quelqu'un peut s'occuper de vous. Profitez du soleil d'ici là.
Rainer se retourna, puis s'engouffra dans la Garnison, à la recherche d'une bonne âme à laquelle il pourrait confier la tâche d'accueillir la nouvelle venue.
- Kothran
- Lieutenant
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- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
i
Kothran marchait dans la garnison, il venait d'être promu et par conséquent, les rondes et autres tours de garde ne lui étaient plus confiées, sauf cas exceptionnel. A vrai dire, il s'ennuyait.
Ne sachant plus quoi faire, il se mit en tête de trouver une sentinelle endormie pour la martyriser. Après tout, il avait maintenant quelques privilèges et il comptait bien en profiter ! Enfin, c'était le cas avant que Rainer ne débarque :
- Sir Merath, nous avons une potentielle recrue à l'entrée, serait-il possible que vous vous en chargiez?
- Euh... oui, bien sûr mais euh... c'est une femme ou... un homme...? demanda le jeune homme en insistant plus sur le mot "femme".
- ...
- Une femme mais je dois vous prévenir qu.. Rainer fut coupé par le jeune chevalier qui s'était mit en tête de faire une nouvelle conquête.
- Une femme? Parfait ! Je m'en occupe sur le champ, à bientôt !
Ainsi, Kothran se pressa devant les portes de la Garnison, et n'était pas déçu de ce qu'il voyait... de loin... très loin...
C'est peu après qu'il remarqua la goule et la "froideur" de la nouvelle arrivée, ce qui calma aussitôt ses ardeurs. C'est amèrement qu'il lança :
- Oh.. Alors c'est vous qui venez pour un entretien je suppose?
Ne sachant plus quoi faire, il se mit en tête de trouver une sentinelle endormie pour la martyriser. Après tout, il avait maintenant quelques privilèges et il comptait bien en profiter ! Enfin, c'était le cas avant que Rainer ne débarque :
- Sir Merath, nous avons une potentielle recrue à l'entrée, serait-il possible que vous vous en chargiez?
- Euh... oui, bien sûr mais euh... c'est une femme ou... un homme...? demanda le jeune homme en insistant plus sur le mot "femme".
- ...
- Une femme mais je dois vous prévenir qu.. Rainer fut coupé par le jeune chevalier qui s'était mit en tête de faire une nouvelle conquête.
- Une femme? Parfait ! Je m'en occupe sur le champ, à bientôt !
Ainsi, Kothran se pressa devant les portes de la Garnison, et n'était pas déçu de ce qu'il voyait... de loin... très loin...
C'est peu après qu'il remarqua la goule et la "froideur" de la nouvelle arrivée, ce qui calma aussitôt ses ardeurs. C'est amèrement qu'il lança :
- Oh.. Alors c'est vous qui venez pour un entretien je suppose?
- Le temps que vous rangiez votre machin dans votre sac, je vais voir si quelqu'un peut s'occuper de vous. Profitez du soleil d'ici là.
L'attitude de Rainer à mon égard ne m'étonne guère, bien que j'ai la persistante impression qu'il a changé. Il me faut quelques secondes pour réaliser une chose simple... Il a vieilli. Je me tourne vers "Hubert" alors qu'il rentre dans le bastion, et constate avec satisfaction les yeux du réprouvé plissés sous l'effort de concentration.
- Rrrgnou...tou?
- Mais non, tu n'es pas un toutou voyons! Je ne cesse de te le répéter! Tu es un réprouvé LI-BRE!
J'emphase chaque syllabe du mot "libre", la rééducation est parfois difficile...
- ... Rrrrgggneuh Breeeeuuuuh!
- Bien!
Il ne s'est passé que peu de temps depuis la disparition de Rainer entre les portes de la garnison, mais soudain accoure un jeune chevalier humain. Son approche ne semble pas provoquer chez moi les réflexes corporelles dont j'ai l'habitude en présence des usagers de la Lumière. Ni prêtre, ni Paladin. C'est un bon début.
Son enthousiasme semble néanmoins se refroidir à mesure qu'il avance vers moi.
- Oh... Alors c'est vous qui venez pour un entretien je suppose?
- C'est exact. Laissez moi une seconde, je ne voudrais pas contrarier Maitre Rainer.
Je me tourne à nouveau vers le réprouvé.
- Allez Hubert, va-t'en. Hop, va sous la terre! Psssit! Psssit!
- RRgneeuuaaah.
La créature s'éloigne de quelques mètres avant de commencer à creuser le sol, jusqu'à avoir complètement disparu.
Je regarde le jeune homme, il doit avoir mon age, enfin... celui que j'avais. Je le gratifie de mon plus beau sourire, avec l'espoir que ça ne fasse pas trop forcé.
- Je suis à vous, Chevalier. Est-ce vous qui allez m'entendre?
L'attitude de Rainer à mon égard ne m'étonne guère, bien que j'ai la persistante impression qu'il a changé. Il me faut quelques secondes pour réaliser une chose simple... Il a vieilli. Je me tourne vers "Hubert" alors qu'il rentre dans le bastion, et constate avec satisfaction les yeux du réprouvé plissés sous l'effort de concentration.
- Rrrgnou...tou?
- Mais non, tu n'es pas un toutou voyons! Je ne cesse de te le répéter! Tu es un réprouvé LI-BRE!
J'emphase chaque syllabe du mot "libre", la rééducation est parfois difficile...
- ... Rrrrgggneuh Breeeeuuuuh!
- Bien!
Il ne s'est passé que peu de temps depuis la disparition de Rainer entre les portes de la garnison, mais soudain accoure un jeune chevalier humain. Son approche ne semble pas provoquer chez moi les réflexes corporelles dont j'ai l'habitude en présence des usagers de la Lumière. Ni prêtre, ni Paladin. C'est un bon début.
Son enthousiasme semble néanmoins se refroidir à mesure qu'il avance vers moi.
- Oh... Alors c'est vous qui venez pour un entretien je suppose?
- C'est exact. Laissez moi une seconde, je ne voudrais pas contrarier Maitre Rainer.
Je me tourne à nouveau vers le réprouvé.
- Allez Hubert, va-t'en. Hop, va sous la terre! Psssit! Psssit!
- RRgneeuuaaah.
La créature s'éloigne de quelques mètres avant de commencer à creuser le sol, jusqu'à avoir complètement disparu.
Je regarde le jeune homme, il doit avoir mon age, enfin... celui que j'avais. Je le gratifie de mon plus beau sourire, avec l'espoir que ça ne fasse pas trop forcé.
- Je suis à vous, Chevalier. Est-ce vous qui allez m'entendre?
Falstaf remontait le sentier à cheval, le col de son veston légèrement ouvert, tant la chaleur s'était abattue sur la région avec la férocité d'une nuée de criquets. L'ancien baron revenait de Comté-de-l'Or où, sous couverts de commerce avec les piètres artisans voisins, il débutait la rédaction d'une monographie dédiée aux comportement atterrants que la consanguinité et l'isolement pouvaient générer chez la population locale. Un travail à mille lieues de son ordinaire, mais qui avait le mérite de lui occuper l'esprit, en attendant qu'on accepte enfin de lui confier un travail à la Garnison. Les démarches administratives que sa "candidature" avaient enclenchées prenaient un temps fou, et il lui arrivait d'avoir de la pitié pour ceux qui en faisaient leur vie. Sans doute devrait-il en disséquer un exemplaire, un jour prochain, afin de déterminer si l'aridité d'une telle existence pouvait avoir des répercussions sur le fonctionnement de l'organisme.
C'est tout à ces pensées que Falstaf s'arrêta net en sentant le frémissement du geist caché sous son veston. A une dizaine de mètres devant lui, devant la Garnison, une femme s'entretenait avec la jeune endive écervelée du nom de Kothran, qui avait davantage gagné son statut de chevalier par sa capacité à rentrer tête baissée dans les boucliers ennemis que par ses prestations stratégiques. Le geist s'était mis à cracher comme un chat, et Falstaf comprit que l'objet de son inquiétude n'était pas le jouvenceau, mais bien la visiteuse, qui venait de renvoyer à la terre son serviteur nécrosé.
Chevalier de la mort...
Prudent, Falstaf décida de se détourner. Si la femme était passée à la Scholomance du temps où il y officiait, elle avait toutes les chances de le reconnaitre, ce qui constituerait un désagrément pour le moins regrettable. Evidemment, la probabilité d'une telle chose était statistiquement faible, tant Caer Darrow accueillait peu de ces créatures, mais le baron mettait un point d'honneur à ne pas jouer avec le destin. Caressant doucement le crâne de son geist pour l'apaiser, il fit faire demi-tour à sa monture. Le soleil était encore haut dans le ciel, et nul doute que les saltimbanques de Comté-de-l'Or avaient encore quelques tours dans leur sac pour lui faire passer le temps.
C'est tout à ces pensées que Falstaf s'arrêta net en sentant le frémissement du geist caché sous son veston. A une dizaine de mètres devant lui, devant la Garnison, une femme s'entretenait avec la jeune endive écervelée du nom de Kothran, qui avait davantage gagné son statut de chevalier par sa capacité à rentrer tête baissée dans les boucliers ennemis que par ses prestations stratégiques. Le geist s'était mis à cracher comme un chat, et Falstaf comprit que l'objet de son inquiétude n'était pas le jouvenceau, mais bien la visiteuse, qui venait de renvoyer à la terre son serviteur nécrosé.
Chevalier de la mort...
Prudent, Falstaf décida de se détourner. Si la femme était passée à la Scholomance du temps où il y officiait, elle avait toutes les chances de le reconnaitre, ce qui constituerait un désagrément pour le moins regrettable. Evidemment, la probabilité d'une telle chose était statistiquement faible, tant Caer Darrow accueillait peu de ces créatures, mais le baron mettait un point d'honneur à ne pas jouer avec le destin. Caressant doucement le crâne de son geist pour l'apaiser, il fit faire demi-tour à sa monture. Le soleil était encore haut dans le ciel, et nul doute que les saltimbanques de Comté-de-l'Or avaient encore quelques tours dans leur sac pour lui faire passer le temps.
- Kothran
- Lieutenant
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- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
- Allez Hubert, va-t'en. Hop, va sous la terre! Psssit! Psssit!
- RRgneeuuaaah.
Kothran observa le spectacle avec toujours autant d'écœurement, les goules et autres réprouvés il ne les aimait pas. En ce qui concerne les chevalier de la mort c'est moins pire, pour certains.
- Je suis à vous, Chevalier. Est-ce vous qui allez m'entendre?
- Et bien oui, du moins en partie. Je pense vous posez quelques questions sur vos motivations et vous faire remplir un formulaire ou deux, pour le reste j'irai chercher un officier plus habilité.
Réfléchissant une seconde, il ne se rappela pas s'être présenté.
- Au fait, je suis Kothran Merath, Chevalier de l'Ost Pourpre comme vous l'aviez si bien remarqué. Dit-il avec une fierté peu dissimulée. Et si nous entrions pour boire quelque chose de rafraichissant et entamer la procédure?
Autant trainer dans la garnison, et plus particulièrement pas loin du bureau du T.R.A.U.M.A avait appris au jeune homme les indispensables en matière de recrutement. C'est très professionnellement qu'il invita son hôte à le suivre.
- RRgneeuuaaah.
Kothran observa le spectacle avec toujours autant d'écœurement, les goules et autres réprouvés il ne les aimait pas. En ce qui concerne les chevalier de la mort c'est moins pire, pour certains.
- Je suis à vous, Chevalier. Est-ce vous qui allez m'entendre?
- Et bien oui, du moins en partie. Je pense vous posez quelques questions sur vos motivations et vous faire remplir un formulaire ou deux, pour le reste j'irai chercher un officier plus habilité.
Réfléchissant une seconde, il ne se rappela pas s'être présenté.
- Au fait, je suis Kothran Merath, Chevalier de l'Ost Pourpre comme vous l'aviez si bien remarqué. Dit-il avec une fierté peu dissimulée. Et si nous entrions pour boire quelque chose de rafraichissant et entamer la procédure?
Autant trainer dans la garnison, et plus particulièrement pas loin du bureau du T.R.A.U.M.A avait appris au jeune homme les indispensables en matière de recrutement. C'est très professionnellement qu'il invita son hôte à le suivre.
- Et bien oui, du moins en partie. Je pense vous posez quelques questions sur vos motivations et vous faire remplir un formulaire ou deux, pour le reste j'irai chercher un officier plus habilité.
Je lève un sourcil. Curieuse procédure, je n'ose lui demander pourquoi je ne rencontre pas directement cet officier, mais passons. De toute façon, l'opportunité ne m'en est pas laissée, le jeune homme poursuit son discours.
- Au fait, je suis Kothran Merath, Chevalier de l'Ost Pourpre comme vous l'aviez si bien remarqué. Et si nous entrions pour boire quelque chose de rafraichissant et entamer la procédure?
- Enchantée, Chevalier. Je ne sais si Maitre Rainer vous a transmis mon identité, je suis le Chevalier Rorschach. Je vous suis.
En prononcant ces paroles, j'esquisse un geste du bras vers les portes du Bastion, l'invitant du geste à rentrer.
- Quant au rafraichissement, je vous sais gré de votre accueil, mais cela ne sera pas nécessaire.
A mesure que nous avançons, je tente de satisfaire tout de même ma curiosité sur un point.
- Dites moi Kothran Merath, de quel royaume etes vous originaire? Votre nom est peu commun.
Je lève un sourcil. Curieuse procédure, je n'ose lui demander pourquoi je ne rencontre pas directement cet officier, mais passons. De toute façon, l'opportunité ne m'en est pas laissée, le jeune homme poursuit son discours.
- Au fait, je suis Kothran Merath, Chevalier de l'Ost Pourpre comme vous l'aviez si bien remarqué. Et si nous entrions pour boire quelque chose de rafraichissant et entamer la procédure?
- Enchantée, Chevalier. Je ne sais si Maitre Rainer vous a transmis mon identité, je suis le Chevalier Rorschach. Je vous suis.
En prononcant ces paroles, j'esquisse un geste du bras vers les portes du Bastion, l'invitant du geste à rentrer.
- Quant au rafraichissement, je vous sais gré de votre accueil, mais cela ne sera pas nécessaire.
A mesure que nous avançons, je tente de satisfaire tout de même ma curiosité sur un point.
- Dites moi Kothran Merath, de quel royaume etes vous originaire? Votre nom est peu commun.
- Demes
- Messages : 1098
- Enregistré le : mar. 29 avr., 2008 2:53 pm
- Localisation : La chambre de la Connétable! Ha HA!
Demes se grattait la joue en observant le petit parchemin qu'il tenait en main. Zorahé lui avait ordonné... demandé de cueillir quelques plantes aux vertus appaisantes autour de la Garnison, afin de les donner à une amie elfe qui en ferait des potions. Bref, il n'y comprenait strictement rien.
'Grmblg... elle ne pouvait pas confier cette tâche à un page...' marmonnait-il dans sa barbe.
Sur le parchemin en question était dessinée très grossièrement une plante décrite comme "Tauntus Epicus".
Le guerrier balaya le terrain du regard, les yeux plissés.
'Oh ho! Mais qu'avons-nous donc là!'
Il plia le petit papier en quatre et le rangea dans l'une des pochettes de sa ceinture. Demes pensait tenir sa proie et se pencha pour la cueillir délicatement quand soudain...
[La terre commença à bouger]
"QU'EST-CE QUE C'EST QUE CETTE CHOOOOOOSE!!!!? "
[Bruits de pas lourds dans les escaliers du bastion]
"KOOOOOOTHRAN!!!!"
'Grmblg... elle ne pouvait pas confier cette tâche à un page...' marmonnait-il dans sa barbe.
Sur le parchemin en question était dessinée très grossièrement une plante décrite comme "Tauntus Epicus".
Le guerrier balaya le terrain du regard, les yeux plissés.
'Oh ho! Mais qu'avons-nous donc là!'
Il plia le petit papier en quatre et le rangea dans l'une des pochettes de sa ceinture. Demes pensait tenir sa proie et se pencha pour la cueillir délicatement quand soudain...
[La terre commença à bouger]
"QU'EST-CE QUE C'EST QUE CETTE CHOOOOOOSE!!!!? "
[Bruits de pas lourds dans les escaliers du bastion]
"KOOOOOOTHRAN!!!!"
- Kothran
- Lieutenant
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- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
- Dites moi Kothran Merath, de quel royaume etes vous originaire? Votre nom est peu commun.
Se plongea dans ses pensées, ses origines le troublait, tout comme son passé. Il se rappela tout ce qu'il avait enduré, et resta perdu dans ses réflexions.
- Tout va bien Chevalier? J'espère que ma question n'était point inopportune.
Le jeune homme sortit de ses songes, il se sentait idiot d'avoir zappé la nouvelle venue.
- Et bien... je viens de ce que l'on nomme actuellement "Le bois de la pénombre", peu loin du cimeterre de la colline aux corbeaux. En gros j'appartiens au Royaume d'Hurlevent.
S'installant à un table et invitant le Chevalier Rorschach à faire de même, Kothran entendit un grognement lointain. Jusque là rien d'anormal, une recrue toute fraiche avait du faire une gaffe, ça arrive souvent ici... enfin... bref...
Le jeune homme sortait les formulaires d'un tiroir quand des pas se firent entendre, on percevait de la colère dans la démarche. Non... plutôt de la RAGE! Kothran ne nota rien de bien inquiétant : il y a engueulade donc des gens en colère. Prêt à énumérer les entêtes du formulaire, le guerrier fut coupé net par son Lieutenant.
"KOOOOOOTHRAN!!!!"
- Mais... ! le jeune chevalier se mit au garde-à-vous en moins de temps qu'il n'en faut pour refroidir un réprouvé. Qu'est ce qu'il se passe Lieut'nant Demes?
Ne bougeant pas d'un poil, Kothran s'attendait à en prendre plein la figure.
Se plongea dans ses pensées, ses origines le troublait, tout comme son passé. Il se rappela tout ce qu'il avait enduré, et resta perdu dans ses réflexions.
- Tout va bien Chevalier? J'espère que ma question n'était point inopportune.
Le jeune homme sortit de ses songes, il se sentait idiot d'avoir zappé la nouvelle venue.
- Et bien... je viens de ce que l'on nomme actuellement "Le bois de la pénombre", peu loin du cimeterre de la colline aux corbeaux. En gros j'appartiens au Royaume d'Hurlevent.
S'installant à un table et invitant le Chevalier Rorschach à faire de même, Kothran entendit un grognement lointain. Jusque là rien d'anormal, une recrue toute fraiche avait du faire une gaffe, ça arrive souvent ici... enfin... bref...
Le jeune homme sortait les formulaires d'un tiroir quand des pas se firent entendre, on percevait de la colère dans la démarche. Non... plutôt de la RAGE! Kothran ne nota rien de bien inquiétant : il y a engueulade donc des gens en colère. Prêt à énumérer les entêtes du formulaire, le guerrier fut coupé net par son Lieutenant.
"KOOOOOOTHRAN!!!!"
- Mais... ! le jeune chevalier se mit au garde-à-vous en moins de temps qu'il n'en faut pour refroidir un réprouvé. Qu'est ce qu'il se passe Lieut'nant Demes?
Ne bougeant pas d'un poil, Kothran s'attendait à en prendre plein la figure.
A peine suis-je assise face au chevalier, lequel farfouille dans un tiroir du bureau qui nous sépare, en sortant quelques papiers, que retentit un hurlement...
- KOOOOOOTHRAN!!!!
Surgissant de nulle part -au sens figuré bien sûr, l'homme surgit en réalité de l'embrasure de la porte la plus proche- un homme donc, agé semble-t-il, bien qu'en l'occurence dans une certaine forme physique, puisqu'il a encore la force d'hurler à pleins poumons le nom de mon interlocuteur.
Assez surprise, malgré mon sang froid -littéralement-, je ne peux empécher mon corps de réagir... Ma peau se durcit imperceptiblement, et la température de la pièce chute soudainement de quelques degrés.
Je ne suis visiblement pas la seule à réagir instinctivement à cette interruption impromptue, le Chevalier Kothran s'est brusquement levé, et mis au garde-à-vous, semblant craindre l'ire du nouvel arrivant.
- Mais... ! Qu'est ce qu'il se passe Lieut'nant Demes?
Je jauge avec curiosité le sus-mentionné Lieutenant Demes.
- KOOOOOOTHRAN!!!!
Surgissant de nulle part -au sens figuré bien sûr, l'homme surgit en réalité de l'embrasure de la porte la plus proche- un homme donc, agé semble-t-il, bien qu'en l'occurence dans une certaine forme physique, puisqu'il a encore la force d'hurler à pleins poumons le nom de mon interlocuteur.
Assez surprise, malgré mon sang froid -littéralement-, je ne peux empécher mon corps de réagir... Ma peau se durcit imperceptiblement, et la température de la pièce chute soudainement de quelques degrés.
Je ne suis visiblement pas la seule à réagir instinctivement à cette interruption impromptue, le Chevalier Kothran s'est brusquement levé, et mis au garde-à-vous, semblant craindre l'ire du nouvel arrivant.
- Mais... ! Qu'est ce qu'il se passe Lieut'nant Demes?
Je jauge avec curiosité le sus-mentionné Lieutenant Demes.
- Demes
- Messages : 1098
- Enregistré le : mar. 29 avr., 2008 2:53 pm
- Localisation : La chambre de la Connétable! Ha HA!
Le Lieutenant se trouvait à l'entrée du bureau, l'air complètement abasourdi par ce qu'il venait de découvrir sur les terres de la garnison. Il écrasait ce qu'il restait de sa plante récemment trouvée du poing.
"Repos Kothran" souffla-t-il . Il aperçut la jeune femme et en déduit que son second préfèrait faire la cour à une récente conquête que de s'occuper de la sécurité du périmètre du quartier général.
"Quand vous aurez fini de faire... ce que vous étiez en train de faire..., vous pourrez peut-être venir m'aider à chasser la créature qui s'est terrée à côté du potager?" dit-il d'un ton énervé en s'avançant vers Kothran et en lui lançant la plante dans les mains.
Demes avait déjà vu de nombreuses choses arriver ici, surtout la fois où Kibby avait décoré les alentours de trains miniatures, mais une créature non-mort non identifiée, ça non.
"Et puis c'est qui elle? Je croyais qu'on en avait déjà parlé de ces visites... à raisons non-professionnelles!"
Il recentra son regard sur la jeune femme.
"Quant à vous, mademoiselle, je vais vous racompagner dehors et demandrai à l'Adjoint de vous organiser un trajet vers la destination de votre choix. N'y touchez mot à personne, je vous prie. Il en va de la réputation de notre ordre, vous le comprendrez." dit-il en s'inclinant.
"Repos Kothran" souffla-t-il . Il aperçut la jeune femme et en déduit que son second préfèrait faire la cour à une récente conquête que de s'occuper de la sécurité du périmètre du quartier général.
"Quand vous aurez fini de faire... ce que vous étiez en train de faire..., vous pourrez peut-être venir m'aider à chasser la créature qui s'est terrée à côté du potager?" dit-il d'un ton énervé en s'avançant vers Kothran et en lui lançant la plante dans les mains.
Demes avait déjà vu de nombreuses choses arriver ici, surtout la fois où Kibby avait décoré les alentours de trains miniatures, mais une créature non-mort non identifiée, ça non.
"Et puis c'est qui elle? Je croyais qu'on en avait déjà parlé de ces visites... à raisons non-professionnelles!"
Il recentra son regard sur la jeune femme.
"Quant à vous, mademoiselle, je vais vous racompagner dehors et demandrai à l'Adjoint de vous organiser un trajet vers la destination de votre choix. N'y touchez mot à personne, je vous prie. Il en va de la réputation de notre ordre, vous le comprendrez." dit-il en s'inclinant.
- Quant à vous, mademoiselle, je vais vous racompagner dehors et demandrai à l'Adjoint de vous organiser un trajet vers la destination de votre choix. N'y touchez mot à personne, je vous prie. Il en va de la réputation de notre ordre, vous le comprendrez.
Je souris, amusée de la meprise.
- Messire Demes, soyez assuré que mes lèvres sont scellées, néanmoins j'ai bien peur qu'il y aie une légère méprise, je ne suis pas ici pour rencontrer le Chevalier Kothran spécifiquement, mais afin d'offrir mes services à l'Ost.
Vous avez fait mention d'une créature, ne serait-ce pas un homme? Mort depuis quelques temps sans doute? A peu près de cette taille la? Je mime la hauteur de "Hubert" du plat de la main.
Si c'est bien lui, ne soyez pas trop dur avec lui, il est fraichement libéré de l'influence de Sylvanas. Malheureusement, le traitement que j'utilise semble avoir pour effet secondaire de grandement amoindrir leurs capacités psychomotrices... *soupir*
Mais dites moi, puisque je vous tiens, ne seriez vous pas par hasard un "officier plus habilité"?
Dans ce cas vous allez peut-être pouvoir nous faire gagner du temps!
Je souris, amusée de la meprise.
- Messire Demes, soyez assuré que mes lèvres sont scellées, néanmoins j'ai bien peur qu'il y aie une légère méprise, je ne suis pas ici pour rencontrer le Chevalier Kothran spécifiquement, mais afin d'offrir mes services à l'Ost.
Vous avez fait mention d'une créature, ne serait-ce pas un homme? Mort depuis quelques temps sans doute? A peu près de cette taille la? Je mime la hauteur de "Hubert" du plat de la main.
Si c'est bien lui, ne soyez pas trop dur avec lui, il est fraichement libéré de l'influence de Sylvanas. Malheureusement, le traitement que j'utilise semble avoir pour effet secondaire de grandement amoindrir leurs capacités psychomotrices... *soupir*
Mais dites moi, puisque je vous tiens, ne seriez vous pas par hasard un "officier plus habilité"?
Dans ce cas vous allez peut-être pouvoir nous faire gagner du temps!
- Kothran
- Lieutenant
- Messages : 1987
- Enregistré le : jeu. 15 janv., 2009 10:29 pm
- Localisation : Hurlevent
- Quant à vous, mademoiselle, je vais vous racompagner dehors et demandrai à l'Adjoint de vous organiser un trajet vers la destination de votre choix. N'y touchez mot à personne, je vous prie. Il en va de la réputation de notre ordre, vous le comprendrez.
Le sergent, enfin, Lieutenant Demes n'avait rien compris ! Il s'agissait d'un énorme malentendu! Bon dans le fond... son raisonnement aurait pu être correct, mais pas cette fois.
- Mais ! Que? Quoi? Je ... ! Kothran fut coupé net par la chevalière de la mort.
- Mais dites moi, puisque je vous tiens, ne seriez vous pas par hasard un "officier plus habilité"?
Dans ce cas vous allez peut-être pouvoir nous faire gagner du temps!
Un peu dépité, mais soulagé de ne pas avoir eu à s'expliquer, Kothran voulait tout de même remplir les dossiers obligatoires, y compris la page réservée au PGM.
- Mais non c'est pas possible ! Y'a le formulaire 24B alinéas... euh... 4 à compléter d'abord ! Cette ordre vient directement du bureau du T.R.A.U.M.A !
Le guerrier poussa le formulaire avec une plume et un peu d'encre vers le Chevalier Rorschach.
Le formulaire, écrit en commun avec des lettres capitales (pour une meilleur lecture des gens du cru) était composé de quelques champs banals : Nom (si il y en a), Prénom, Particule (si il y en a), date de naissance (si connue), lieu de naissance (si connu), résumé de la demande d'entretien (en une phrase), motivation de la demande d'entretien, et une adresse pour joindre la personne. Un numéro et quelques symboles abscons tenaient lieu d'en en-tête. Le reste était raturé est illisible.
Au dos, trois questions avait étaient rajoutés au crayon d’une écriture fort maladroite, on pouvait lire :
-Ete-vous un gnome ?
-Que pense vous du Grand Bricoleur Mekkanivelle ?
-Connaisse vous le PGM? (Parti Gnome Meritocratique)
Le sergent, enfin, Lieutenant Demes n'avait rien compris ! Il s'agissait d'un énorme malentendu! Bon dans le fond... son raisonnement aurait pu être correct, mais pas cette fois.
- Mais ! Que? Quoi? Je ... ! Kothran fut coupé net par la chevalière de la mort.
- Mais dites moi, puisque je vous tiens, ne seriez vous pas par hasard un "officier plus habilité"?
Dans ce cas vous allez peut-être pouvoir nous faire gagner du temps!
Un peu dépité, mais soulagé de ne pas avoir eu à s'expliquer, Kothran voulait tout de même remplir les dossiers obligatoires, y compris la page réservée au PGM.
- Mais non c'est pas possible ! Y'a le formulaire 24B alinéas... euh... 4 à compléter d'abord ! Cette ordre vient directement du bureau du T.R.A.U.M.A !
Le guerrier poussa le formulaire avec une plume et un peu d'encre vers le Chevalier Rorschach.
Le formulaire, écrit en commun avec des lettres capitales (pour une meilleur lecture des gens du cru) était composé de quelques champs banals : Nom (si il y en a), Prénom, Particule (si il y en a), date de naissance (si connue), lieu de naissance (si connu), résumé de la demande d'entretien (en une phrase), motivation de la demande d'entretien, et une adresse pour joindre la personne. Un numéro et quelques symboles abscons tenaient lieu d'en en-tête. Le reste était raturé est illisible.
Au dos, trois questions avait étaient rajoutés au crayon d’une écriture fort maladroite, on pouvait lire :
-Ete-vous un gnome ?
-Que pense vous du Grand Bricoleur Mekkanivelle ?
-Connaisse vous le PGM? (Parti Gnome Meritocratique)
Je jette un oeil rapide au formulaire. Basique.
J'entreprends donc de le remplir rapidement.
J'entreprends donc de le remplir rapidement.
- Je ne suis pas sûre de bien comprendre les questions suivantes... Que dois-je répondre exactement? Quant à me joindre, je partage mon temps entre le fort d'Achérus et Hurlevent, le courrier sera le mieux. -Je retourne la feuille- Oh, et non, rien, et non.Nom: Chevalier Saewelune Edenholme, dite "Rorschach".
Date de naissance: le 12 Février de l'année 596.
Lieu de naissance: Havrenuit.